ARCIMBOLDO - MUSEE DU LUXEMBOURG (26 octobre 2007)
Cette exposition fait beaucoup de bruit depuis son ouverture alors je n’ai pas résisté à aller la voir.
Tout d’abord le Café Médicis (sur le parvis du musée) m’a tout de suite plu et “mise dans l’ambiance”.
Quelle bonne idée de remplir ses pots de fleur de courge et de légumes ! Mais aussi de mettre à l’extérieur une oeuvre de Bernard Pras (vous savez l’Arcimboldo contemporain ) !
L’intérieur m’a cependant très vite fait déchanter. Entre la fille qui nous tend un audio-guide à 4€50 en nous disant “les oeuvres ne sont pas du tout commentées dans cette exposition, vous devrier prendre un audio-guide” alors que l’on venait de payer notre tarif étudiant à 9€, les quelques rares textes collés sur les murs qui n’étaient pas éclairés, les oeuvres rentrées dans l’exposition juste parce qu’elles étaient de la même époque ou qu’elles traitent elles aussi des quatre saisons et le monde fou qu’ils avaient fat rentrer (encore une fois par souci de gain maximal), cette exposition laisse à désirer.
Comme quoi une communication folle à destination de la presse et un artiste de référence ça ne fait pas tout ! Heureusement que le Café Médicis a su jouer sur l’exposition !
Petit bémol parce que c’est moi… A quand un vrai site Internet pour un musée qui nous offre des expositions de si grande qualité ?

Argh ! Et moi qui ai raté les pots de fleurs de légumes… Rien pour rattraper la déception une fois à l’intérieur de l’exposition…
Et je ne connaissais pas du tout Bernard Pras…
Décevant et pire ! 11 euros en tarof plein pour deux tableaux et de demi, des fac similés et surtout du comblage. Une honte indigeste !
Je trouve le dernier commentaire un peu trop négatif, voire exagéré.
Même si les tarifs de ce lieu d’exposition sont toujours trop chers (d’autant que le Sénat possède des moyens financiers conséquents, qui sont certes consacrés au prêt d’oeuvres rarement visibles en France), les manifestations qui y sont organisées deviennent de plus en plus crédibles. Autant Raphaël frisait le ridicule par sa mise en scène excessive, autant les expos sur Matisse ou Véronèse commençaient à devenir bien plus intéressantes. En l’occurrence, la mise en contexte de l’oeuvre d’Arcimboldo était assez remarquable, avec ces belles oeuvres d’orfèvrerie proches par le style et l’esprit, qui permettent de mieux comprendre la complexité de l’esthétique maniériste. Cet effort scientifique et muséographique peut notamment s’expliquer par le concours du Kunsthistorisches Museum de Vienne, musée de réputation internationale, ainsi que de la collaboration d’historiens de l’art reconnus (dont mon ancien prof de fac, qui n’est pas du genre à sortir tout et n’importe quoi sur l’art de la Renaissance…).
Par ailleurs, le nombre de tableaux d’Arcimboldo était assez conséquent, en réunissant beaucoup d’oeuvres majeures et surtout autographes.
J’ai un peu mieux développé tous ces points dans 2 articles que j’ai consacrés à cette expo : http://www.wmaker.net/expomuseesfr/Arcimboldo_a19.html?PHPSESSID=a45be40a8b0caa6d8d8de447ee442f73 et surtout http://www.latribunedelart.com/Expositions/Expositions_2007/Arcimboldo_614.htm
P-S : désolé pour cette entrée un peu “fracassante” sur ce blog…je trouve en tout cas ce site très intéressant et sympathique, il est d’ores et déjà dans mes favoris.
Personnellement j’ai aussi eu cette impression de comblage mais il est certain que si on le prend comme un effort scientifique, le tout devient de suite plus attrayant.
Attendons de voir ce que donne Vlaminck !