Bacon à la Tate : une merveille virtuelle
Bacon à la Tate ça donne un nombre incalculable d’articles dans la presse, mais sur Internet c’est quoi ?
Et bien la Tate a développé un drôle de site Internet pour cette grande rétrospective de l’œuvre de Bacon ! Au programme nous avons donc un site en flash qui s’ouvre sur deux gros mots “Start” et “Instructions“…l’accès ne doit donc pas être si facile que ça si ils ont été obligés de mettre les explications en aussi gros ! Bref..approfondissons !
Pour les plus frileux le lien “Instructions” nous mène vers une page très simple et didactique qui bouge un peu pour nous montrer le plus simplement possible comment naviguer sur ce drôle de site.
Mais pour rentrer directement dans cet espace d’exposition virtuel, il suffit de cliquer sur “Start” et de rentrer dans la première salle intitulée “Animal” où un texte explicatif nous accueille et où les œuvres sont zoomables.
Le principe est donc assez simple mais unique pour l’instant : on virtualise les majeurs exposées en salle, on retranscrit le petit texte d’explication, on crée des liens entre les œuvres à travers les salles pour apporter une information scientifique supplémentaire, on laisse l’internaute se balader dans les salles comme il pourrait le faire au musée, on met à disposition de l’internaute des contenus vidéos (interviews du conservateur et archives de la BBC), audios (extraits de l’audioguide) et photos et voilà !
Le résultat est surprenant : un espace virtuel où tous les médias se mêlent en toute fluidité et où il est agréable de revenir sans cesse pour visiter l’exposition d’une manière toujours différente. Il ne manque d’un peu d’interactivité pour que ce projet soit l’un de mes favoris !
A noter qu’une version html existe pour les allergiques au Flash !
Que faire de ses retards technologiques ?
Il y a quelques temps le Baltimore Museum of Art a reçu un soutien financier pour développer tout un programme autour des monuments de Baltimore et leur histoire. Pour ce faire, un petit dépliant associé à un CD est distribué dans le musée afin que, seuls, les visiteurs profitent de cette visite un peu insolite de la ville et de ses monuments.
L’idée est excellente et innovante…si on était en 1998 !
Que faire de tous ces projets qui subissent maintenant des retards technologiques ?
On les garde ou on les range dans la cave en espérant avoir un jour un financement pour proposer le même service mais cette fois ci adapté aux nouvelles technologies et habitudes de consommation ?
Qu’en pensez vous ? Pour ou contre les retards technologiques au musée ?
Tate Tales
Ce que j’apprécie avec la Tate c’est que sur Internet ou dans chacun de ses musées on a vraiment de quoi s’amuser et apprendre, et ce pour tous les âges. Par exemple, à la Tate Britain, les plus jeunes pouvaient découvrir les oeuvres à travers un petit conte illustré des oeuvres majeurs de la collection.
Bien fait, le dépliant ne propose pas seulement un conte illustré mais aussi un espèce de compas sur papier qui nous indique où se diriger en fonction des oeuvres que l’on souhaite découvrir.
Une manière ludique et vraiment distrayante de découvrir les collections, mais surtout de permettre à l’enfant de s’évader à travers les oeuvres et de faire marcher son imagination.
A noter que Tate Tales c’est aussi sur Internet avec la possibilité d’écrire sa propre version de l’histoire et de la partager avec les autres internautes.
Late, l’agenda des nocturnes à Londres
A travers cet article je souhaitais juste vous faire connaître un excellent site Internet, Late, développé par la mairie de Londres qui recense toutes les soirées culturelles et artistiques organisées par les institutions publiques ou non dans la ville. Quoi de mieux donc pour faire valoir les nocturnes de musée et les vernissages publics ?!
Pour ou contre les cartes postales de promotion des services en ligne ?
Nombreux sont les musées qui développent des projets en ligne et se demandent comment les promouvoir dans le musée réel. Mes nombreuses dernières visites aux Etats-Unis, en France ou encore au Royaume-Uni me poussent à dire que la simple carte postale avec un visuel accrocheur et une phrase simple est la solution la plus souvent retenue par les musées…
Voici quelques exemples pour illustrer mes propos bien que certains exemples aient déjà été montrés sur Buzzeum en août dernier.
Carte pour inciter le visiteur à déposer des photos sur le compte Flickr du Smithsonian Americain Art Museum, à lire le blog du musée et à aller apprécier la collection en ligne.
Carte incitant les visiteurs à participer au forum de la Tate.
Carte proposant aux visiteurs de s’inscrire à la newsletter de la Tate.
Qu’en pensez vous ? Est ce un bon moyen d’accrocher le visiteur et de l’inciter à aller sur Internet ? Pensez-vous à d’autres techiques ?
“The one that spoke to me”
De retour de tros jours à Londres la semaine dernière et de trois jours de visite à Liverpool et à Sheffield, je rapporte dans mes bagages beaucoup de petits prospectus ramassés dans de nombreux musées :
A Londres :
Victoria & Albert Museum en nocturne
Tate Modern - conférence To Audioguides to iPhone
Tate Britain
Courtauld Gallery of Art - expostion Cézanne
National Gallery - exposition Love
British Museum
A Liverpool :
Lady Lever Art Gallery - une merveille de province qui mérite l’aller retour Paris/Liverpool à elle seule !
Walker Art Gallery
Tate Liverpool
A Sheffield :
Millenium Gallery - exposition Vivienne Westwood et concert de In The Nursery
Tenez par exemple, cette carte toute simple distribuée à la Tate Liverpool qui nous invite à raconter ce que l’œuvre nous a dit…
Quoi de mieux que de demander aux visiteurs de faire vivre l’oeuvre de la sorte et de partager ensuite avec le musée ses impressions. C’est simple mais excellent je trouve.
Concert de In The Nursery à l’exposition Vivienne Westwood à Sheffield
La semaine dernière je suis partie quelques jours en Angleterre pour visiter Liverpool et ses beaux musées mais aussi et surtout pour assister au concert du groupe In The Nursery à la Millennium Gallery en plein milieu de l’exposition Vivienne Westwood.
Vous aimeriez savoir comment vivre les musées autrement ? Et bien voici un excellent exemple à suivre pour découvrir que les musées ne sont pas que des collections poussiéreuses.
J’avais déjà eu l’occasion d’apprécier l’exposition Vivienne Westwood au Victoria & Albert Museum en 2004, mais depuis elle a fait une belle petite tournée internationale qui s’est achevée à la Millennium Gallery à Sheffield; et cette fois ci je l’ai vécue d’une manière toute différente !
In The Nursery, groupe issu des années 80 qui ne cessent de réinventer les bandes originales de film aussi cultes que le Cabinet du Docteur Caligari, a joué deux titres en plein milieu de l’exposition. Entre les grandes impressions de photographies de Vivienne, les mannequins plus vraies que vraies et ces tenus délurées et colorées, le groupe nous a offert une prestation unique pour un public de grands connaisseurs.
Le résultat fut stupéfiant; une atmosphère familiale et glaciale, bouleversante et enivrante.
Un plaisir pour les yeux et les oreilles offert à un petit nombre; quoi demander de plus ?!
Ce qui me plait tout particulièrement dans ce genre d’initiative c’est l’ouverture d’esprit dont fait preuve le musée qui n’hésite pas à faire venir un groupe en plein milieu de son exposition (bon on est ben d’accord, ceci est possible avec des créations de Vivienne Westwood mais on oublie avec une exposition de tableaux ou autres à cause des contraintes de conservation). C’est aussi la preuve d’un dynamisme fou en termes d’évènementiel autour d’une exposition, ainsi que l’ouverture du musée vers de nouveaux publics.
Discover How It Really Was
Redécouvrir l’histoire de l’évolution à la façon du musée d’histoire naturelle de Stuttgart, voici l’objectif de cette petite campagne d’affichage qui a du en amuser plus d’un.
Share Migration Series
Du 3 mai au 26 octobre 2008, la Phillips Collection (Washington) propose une exposition sur Jacob Lawrence, un peintre afro-américain du XXe siècle. Mais ce qui fait la particularité de cette exposition sur Internet et dans le mondu du numérique c’est tout simplement la possibilité pour les visiteurs qui le désirent de partager leur propre expérience de la Grande Migration des afro-américains de 1910 à 1970 aux Etats-Unis.
Jacob Lawrence raconte son histoire à travers ses peintures, le musée nous propose de raconter la notre à travers un texte à déposer sur le site Internet du musée de chez soit ou à partir d’une borne très didactique et accessible à tous mise à disposition des visiteurs dans les salles d’exposition.
L’initiative est intéressante mais la mise en valeur des contenus déposés par les internautes et visiteurs laisse cependant à désirer étant donné que l’on ne nous propose que la simple consultation sans avoir la possibilité d’intéragir, de créer une communauté autour de ce sujet fédérateur ou encore de créer des liens entre des personnes qui ont connu des histoires similaires.
Rappelons que cette grande migration de plus de 7 millions d’individus était due au racisme, au chômage, etc. Le sujet est donc un peu délicat. Pensez-vous que les visiteurs parleront facilement de tels moments à des inconnus ?!
Visite privée blogueurs : Koons à Versailles
Koons à Versailles c’est un évènement à ne pas manquer dont je vous avais déjà parlé la semaine dernière en faisant ma petite critique du site de l’exposition.
Cette fois ci c’est pour vous raconter un peu la seconde partie de la campagne en ligne de l’exposition-évènement Koons à Versailles : une visite privée de l’exposition pour une trentaine de blogueurs spécialisés dans le marketing, la mode, le design et bien évidemment la culture, et le tout orchestrée par Jean-Jacques Aillagon en personne (ancien ministre de la culture, ancien directeur de Pompidou et maintenant directeur de Versailles).
C’est donc un château des rois vide que l’on nous ouvre à nous petits blogueurs intrigués pour nous présenter tout d’abord un bref historique de Versailles et ensuite l’exposition de Koons avec toujours un clin d’œil à l’histoire de Versailles pour mieux comprendre la raison d’une telle intrusion contemporaine dans un environnement si lourd d’histoire.
Si vous souhaitez lire une petite description de l’exposition en tant que telle, je vous conseille de l’article de Gilles Klein. Quant à moi, je me concentrerai ici sur la description de tout le reste ! Tout d’abord parlons de notre guide, Jean-Jacques Ailagon, enthousiaste à souhaite, passionnant et passionné qui n’a pas hésité à tout donner à ces petits blogueurs qu’il ne connaissait qu’à peine. Des conditions de visite uniques (seuls à Versailles !), une exposition qui a beaucoup fait parlé d’elle et des liens explicites entre les œuvres de Koons, l’histoire de la France et celle de Versailles, et chacune des salles d’exposition. C’est donc conquis et en ayant bien compris l’intérêt d’une telle expérience que l’on ressort de ces deux heures de visite.
L’équipe de Versailles tout comme celle de l’agence Spoka ont été très aimables et même ultra-sociables je trouve, ce qui met tout de suite les invités dans une ambiance presque familiale, entre amis.
Cependant une petite distribution du simple feuillet de présentation de l’exposition ou un extrait du dossier de presse aurait certainement plu à nombres d’entre nous.
Concernant la médiation sur le lieu d’exposition, je trouve qu’elle manque clairement pour ceux qui n’ont pas eu la chance de prendre l’audioguide. En effet, les simples titres des œuvres sans vrais textes d’explication de l’œuvre, de sa relation avec la salle ou d’une présentation de Koons à Versailles auraient été appréciés pour les non habitués à l’art contemporain (soit la majorité du public de Versailles).
Je ne vais pas épiloguer plus longtemps mais ce qui est certain c’est que les blogueurs sont sortis ravis et surpris d’une telle initiative et d’une telle exposition, et que de mon côté, je reste persuadée que le contact réel est bien plus percutant qu’un simple mail ou qu’une campagne de buzz…
Affiches de musée aux Etats-Unis
J’ai tendance à toujours prendre en photo les affiches pour les musées dans tous les endroits où je vais..une espèce de vieille habitude qui me permet de tout archiver et de ne rien oublier des tendances en communication visuelle des musées.
Aux Etats-Unis j’ai eu l’occasion de remarquer que les affiches faisant la promotion des musées étaient assez rares, sauf pour les très grands musées, et ne de déployaient qu’aux alentours des musées eux-mêmes..
Etrange étrange n’est ce pas ? Pourquoi tant d’affiches McDo dans les rues et les métros et si peu (pour ne pas dire pas) d’affiches pour les musées?
Dans tous les cas, voici une petite sélection de ce que l’on peut trouver en termes d’affiches muséales à New York, Philadelphie, Washington et Baltimore…
Koons à Versailles : un pas vers le Web 2.0 ?
Versailles, on connait tous son côté ultra-numérique, ultra-multimédia et ultra à la pointe des nouvelles technologies, mais on lui connait son côté fouillis, son côté “je teste plein de trucs et je ne fais pas de lien entre tous les services proposés”.
Pour l’exposition Jeff Koons, Versailles à fait appel à une agence de communication afin de coordonner tout ça : Spoka.
Et le résultat ça donne quoi ? Un site de teasing annonçant d’une manière assez amusante l’arrivée de Koons au château et surtout d’un site pour l’occasion, mais aussi une newsletter dédiée à l’exposition (comme la newsletter Monumenta pour le Grand Palais), une visite à télécharger sur iTunes (toujours aussi payante que les autres visites du château je suppose) mais surtout un projet collaboratif (comme celui proposé par la Cité des Sciences en 1996 avec son exposition Masques ou encore des projets proposés par la Tate, le muséum de Toulouse et le Brooklyn Museum assez récemment).
Ce dernier projet intitulé “Split-Rocker par les internautes” repose sur le partage de photographies d’une des œuvres de Koons et ce, par les internautes. Partage de vision, partage de bout de vie, partage d’expression artistique, cette initiative permet de créer une réelle communauté d’internautes passionnés par Koons autour de l’exposition. Création d’interaction, création de communauté, création d’une présence virtuelle forte de Versailles autour de son exposition Koons, voici une initiative pertinente et enrichissante si elle est bien exploitée. A suivre donc…
A noter aussi que Versailles se tourne vers les blogueurs (un peu comme a pu le faire le MNHN avec sa galerie des Minéraux) et tout ce petit monde des internautes d’une manière encore plus dynamique que ce simple projet collaboratif. En effet, une visite de l’exposition faite par le directeur en personne, Jean-Jacques Aillagon, destinée aux blogueurs aura lieu samedi prochain, le 13 septembre 2008. J’y serais et vous raconterez tout !
En bref, je suis vraiment heureuse de constater qu’une institution telle que Versailles se tourne vers ce genre de communication interactive, multimédia, communautaire et participative, mais…what’s next ? Il y aura-t-il une certaine exploitation des photos déposées par les internautes ? Le site Internet restera-il un espace d’information tel qu’il est aujourd’hui ou évoluera-t-il au fur et à mesure des jours vers un réel espace d’interaction où l’on a envie de revenir ?
Le site de l’exposition.
Le portail d’hébergement des photos autour de l’exposition Jeff Koons.
On notera le petit jeu en page d’accueil avec les œuvres de Jeff Koons et les salles du château…
L’affiche du Contemporary Museum de Baltimore
Assez simple mais pourtant très drôle par rapport au reste des affiches de musée que l’on pet croiser dans les rue de Baltimore, cette affiche pour le musée d’art contemporain joue avec les mots !
L’exposition Click! en images
L’exposition Click! du Brooklyn Museum a beaucoup fait parler d’elle (et ce n’est pas fini !) dans le monde des musées…voici donc quelques images pour vous donner une idée de ce qu’elle donne dans les salles du musée !
En bref, nous avions une salle très petite dédiée à cette exposition Click! curatée par les artistes eux mêmes…les clichés étaient exposés d’une manière extrêmement basique sur des murs blancs et au centre nous avions deux ordinateurs portables avec un accès direct aux différentes œuvres déposées sur le site Internet du musée.
Rien de bien merveilleux en définitif, mais une belle initiative virtuelle pour un musée dans tous les cas !
Et si vous souhaitez encore mieux visualiser l’espace d’exposition, le musée a virtualisé le tout !
Audioguide et podcast au Met
Le Metropolitan Museum of Art est très fort lorsqu’il s’agit de faire de la promotion pour ses audioguides, dommage cependant que ce ne soit que sur place…
En effet, outre les cartes postales pour promouvoir le site Internet du musée, le Met distribue des prospectus pour ses audioguides : l’un est pour promouvoir le nouvel audioguide pour les galeries d’art grec et romain, l’autre est pour promouvoir les commentaires de conservateurs, de scientifiques et de commissaires d’expo disponibles sur l’audioguide.
Je reste cependant assez dubitative sur de telles publicités ultra-ciblées distribuées au sein du musée alors que le musée met à la disposition des internautes des podcasts sur son site. Promouvoir l’audioguide et développer une stratégie de podcast accrue en même temps ?! N’est ce pas un peu contradictoire ? Le Met est-il peu à peu entrain de se vrtualiser et fera t il bientôt fusionner ses deux offres de contenus audios pour que réel et virtuel se retrouve enfin un en outil simple et technologiquement avancé ?
Il ne faut cependant pas se leurrer, l’avancée technologique si elle doit se faire au Met, devrait se tourner vers le mobile, alliant ainsi 3 services en 1 !
A suivre..
From Audiotours to iPhones : le wiki de la Tate
C’est autour de la grande conférence qui a eu lieu vendredi dernier à la Tate Modern que la Tate a mis en place cet excellent wiki où tous (ou presque) les intervenants partagent le support de leur présentation et bien plus avec les internautes. Une vraie mine d’or pour tous ceux qui s’intéressent aux nouvelles technologies mobiles appliquées au monde des musées !
Pour s’inscrire au wiki c’est par ici !
From Audiotours to iPhones - Conclusions
Les quelques questions qui ont eu tendance à revenir sans cesse durant la journée
Comment éviter que les visiteurs restent le nez scotché sur l’écran et en oublient les œuvres ?
Les réponses sont nombreuses :
Arrêtons de penser toujours au confort des visiteurs, laissons les vivre
N’était ce pas la même chose avec les gros catalogues d’expositions ?
Ceux qui ne souhaitent pas regarder les vidéos, ne les regarderont pas, ne restons pas bloqués sur les quelques uns qui ne quittent plus leur banc. etc.
Développer du contenu en exploitant une nouvelle technologie mobile c’est bien, mais dans combien de temps deviendra-t-elle obsolète ?
Développer tout de suite du contenu en exploitant la toute dernière innovation que tout le monde s’arrachera bientôt ou développer sur un périphérique déjà bien implanté dans le marché mais bientôt obsolète ?
Certains choisissent l’iPhone, d’autres le téléphone portable ? Comment choisir ?
Est-ce vraiment nécessaire de dépenser des fortunes pour proposer la toute dernière technologie alors qu’un simple KeyPad peut faire le même travail ? (Nancy Proctor)
Tous ces périphériques mobiles entrainent l’isolation sociale, la visite en solitaire…Comment régler ce problème ? Faire que la visite reste un moment de détente à partager ? (François Quéré)
Qu’avez vous pensé de cette journée ? Des sessions proposées ? Des réponses données ? Donnez votre avis !
From Audiotours to iPhones – Session 4 : Advanced handhelds
Next generation tours and how museums can use digital content across a range of platforms…
Cette dernière session a débuté avec une excellente présentation du MoMA où l’on a appris qu’il était présent sur iTunes U (la partie éducation de iTunes). Mais ce n’est pas tout, nous avions eu le droit à l’explication de la naissance des différents outils mobiles au MoMA partant de simple fichiers audio mis sur Internet et arrivant à une visite audio à consulter sur un iPod touch ou à télécharger sur son propre téléphone via la connexion wifi gratuite.
Jane Burton de la Tate a ensuite présenté autre grands projets de la Tate : SreetArt, SMART, multimedia tour and TateShots. On retiendra qu’avec une bonne équipe en interne et des prestataires dont on peut avoir confiance, un musée est capable de merveilles à moindre coût.
From Audiotours to iPhones - Session 3 : Getting it done
Getting it done : what you can do in-house, what you can outsource, how to cut costs and attract revenues..
L’après-midi a commencé avec une excellente présentation de Chris Alexander du San Jose Museum of Art qui nous a présenté l’historique du musée et ses pratiques des périphériques mobiles en allant du téléphone portable à l’iPhone en passant par l’iPod video, mais l’intérêt de sa présentation était surtout au niveau technique étant donné qu’il nous a expliqué comment fonctionne l’organisation de ses serveurs et de la connexion Wifi, ainsi que des détails sur la programmation de l’iPhone.
Bien évidemment Chris a bien fait les choses puisque l’on peut profiter de sa présentation sur slideshare (bientôt en ligne) !
Puis Célia Meunier du Louvre nous a présenté les différentes fonctionnalités du nouvel audioguide. On a pu apprendre que le développement technique, la communication et le service de location a été fait en externe. Voir le site monguide.louvre.fr.
Ensuite nous avons eu le droit à une excellente table ronde où le Science Museum de Londes nous racontait ses échecs alors que l’Indianapolis Museum of Art nous présentait son immence stratégie liée aux nouvelles technologies.
From Audiotours to iPhones – Session 2 : Choosing the platform
Développé du contenu audio sur un périphérique mobile c’est bien, mais lequel ? iPhone ? iPod ? Téléphone portable ? Lecteur MP3 ? Audioguide ?
La session a commencé avec une présentation de Makoto Manabe du National Museum of Nature and Science de Tokyo qui nous a décrit la mise en place d’un audioguide propulsé par une Playsation PSP, puis d’une exposition agrémentée d’une visite audio guidée sur un iPod il y a 3 ans. La conclusion est que tous ces périphériques sont maintenant obsolètes et que le musée doit encore et encore financer de nouveaux développements technologiques pour répondre aux attentes et aux besoins de la société actuelle déjà équipée de tout nouveaux périphériques.
Peter Samis du SFMOMA nous a ensuite expliqué le concept d’une exposition sans cartel ni information traditionnelle mais seulement un contenu diffusé à travers 3 périphériques différents. Le SFMOMA a expérimenté les différents périphériques cités plus haut, Peter Samis nous donnait donc les résultats de cet multitude de tests.
Kathryn Potts du Withney Museum of American Art nous expliquait que plus de la moitié de son public possédait un iPod et s’en servait a quotidien, il lui parait donc logique d’utiliser cet outil plutôt que d’autres plus évolués technologiquement mais encore trop peu répandus. Makoto Manabe a ensuite appuyé cette idée en expliquant qu’il aimerait trouver un outil plus proche de chacun alors que l’iPhone, bien qu’idéal pour ce qu’il compte en faire, est encore trop élitiste.
From Audiotours to iPhones – Session 1 : Handheld basics: Good Tour Design Principles
Sous une petite pluie londonienne, ce sont une centaine de représentants de musée, de consultants en nouvelles technologies ou autre, de blogueurs, etc, qui se sont réunis pour participer à cette conférence qui a beaucoup fait parler d’elle : From Audiotours to iPhones.
Nancy Proctor de la Smithsonian Institution nous a présenté d’une manière très synthétique les dix points qu’elle a pu retirer de ses dix ans d’expérience au sein de la SI.
D’une manière très rapide, voici les points essentiels de sa présentation :
1 It’s no about the technology (we have to focus on the experience of user and his needs)
2 It is about the story (create emotion, atmosphere, inspire a response, to contribute, to come back)
3 Think about voice (artists, others experts, visitors)
4/5 Think about context (private context and employees understanding) (visitor became multi tasking and museum shuffle from the museum to home) (ergonomics of your space) (use the staff, the website) can we build content that works both in front of the exhibits and off-site?
Map : on site / online / online but no control / mobile space
6 But act locally
7 Know content vs. technology (do they love the device or the content?)
8 Move to web standards
9 Turn visitors into teachers
10 Build for humans (see the presentation of Brian Rieger).
Nik Honeysett du Getty Center nous a présenté l’audioguide du Getty en dénonçant avec précision les faiblesses qu’un tel périphérique ultra-équipé a de nos jours et nous invite à se tourner vers la simplcité et à retrouver l’objet de tels développements techniques, c’est à dire la mise en valeur les œuvres avant tout.
Une table ronde et série de Q&A ont suivi pour achever la session sur une idée forte :
“Not competing with the atworks : The content is the key issue, the device is just a tool ».
Mes notes sont peut-être un peu floues pour certains d’entre vous, donc n’hésitez pas à me poser des questions en commentaire !
[Mobile weeks on Buzzeum] Suivez les conférences à la Tate en direct !
Après ces semaines dédiées aux nouvelles technologies mobiles sur Buzzeum, il était logique de finir cette série sur la splendide journée de conférence proposée par la Tate Modern le 5 septembre !
Je vous invite à suivre mes commentaires des conférences en direct via mon compte Twitter et les compte rendus des conférences publiés si possible en direct sur Buzzeum.
Pour me suivre sur Twitter c’est par ici : http://twitter.com/DianeDrubay
A demain !

[Mobile weeks on Buzzeum] Votre avis
Après plus de deux semaines à parler des nouvelles technologies mobiles sur Buzzeum et une grosse dizaine d’articles, j’aimerais avoir votre avis !!
Que pensez-vous de ces différentes innovations mobiles ?
Que pensez-vous de ces nouvelles exploitations du téléphone portable ?
Avez-vous entendu parler d’autres initiatives dans notre petit monde des musées ?
Et enfin, avez vous idées ou des envies particulières que messieurs les musées n’ont pas encore assouvies ?
Buzzeum est à vous !
[Mobile weeks on Buzzeum] L’Institute of Contemporary Art se met aux visites sur mobiles
L’Institute of Contemporary Art de Boston propose à ses visiteurs trois façons d’écouter les commentaires de visite ! Soit vous empruntez un iPod à l’accueil et vous vous laissez guider, soit vous télécharger vos propres fichiers MP3 sur le site et vous les écoutez avec votre propre lecteur, soit vous composez un petit numéro avec votre téléphone portable et l’écoute se fait automatiquement.
Vous en pensez quoi ? plutôt téléphone portable ou iPod ?

