Il y a quelques mois, lors du lancement de sa nouvelle animation “Les Animaux du futur“, le Futuroscope avait exploité la technologie de la réalité augmentée. Réelle innovation immersive, elle permet de modifier la réalité en prenant des morceaux de vrais et en leur ajoutant du virtuel. On arrivait donc à toucher certains animaux du futur à travers l’écran de son ordinateur par exemple.
La semaine dernière, Ray-Ban s’est lancé dans cette réalité augmentée sur son site Internet en proposant aux internautes d’essayer virtuellement la collection de lunettes Ray-Ban.
Aujourd’hui les chercheurs de l’Institut de télécommunication Fraunhofer se sont lancés dans le miroir virtuel en proposant aux visiteurs de musées, et plus particulièrement des musées de mode, d’essayer différents vêtements virtuellement.
Que pensez-vous de la réalité augmentée ?
Ne voyez vous pas les jeunes visiteuses de la prochaine exposition du musée Galliera sur les crinolines essayer les plus belles robes de l’histoire de la mode ? Une nouvelle ère est démarrée…Avant la visite était passive, maintenant elle est devenue interactive, prochainement elle sera vivante et immersive.
Lundi 20 octobre dernier le Centquatre/104 avait quelque jours seulement et accueillait déjà l’une des plus grandes légendes du rock : Lou Reed des Velvet Underground pour deux heures de lectures des textes des chansons.
Promotion de son nouveau livre reprenant une partie des textes des Velvet, bonne opération de lancement pour un espace culturel jeune, nouveau et dynamique tel que le Centquatre, belle publicité pour toucher plusieurs publics en même temps (musique, mode, art, littérature, etc.) et les attirer dans ce nouveau lieu et leur montrer ce bel auditorium, cette soirée fut exceptionnelle !
Quelques photos d’une soirée pas comme les autres …
Côtoyant déjà la virtualisation 3D avec sa visite virtuelle du musée, le musée Guimet intègre maintenant la virtualisation dans son exposition temporaire consacrée au sanctuaire japonais Konpira-San.
Pour la première fois une exposition consacrée à se sanctuaire se tiendra en dehors du Japon et grâce à la virtualisation elle dépasse toutes les frontières.
Je ne sais pas encore ce qu’elle donne dans les salles du musée mais en attendant que j’aille y jeter un coup d’oeil, n’hsitez pas à me donner votre avis si vous êtes allé la voir !
Pour ou contre la virtualisation du musée ? de l’exposition ?
Virtualiser un sanctuaire pour faire vivre l’expérience du lieu et de l’espace à travers un lieu virtuel est une excellente chose quand l’exposition se déroule dans un pays étranger comme là la France. Mais virtualiser les espace d’expositions..est-ce vraiment pertinent ? Qu’est ce que cela apporte aux internautes de plus qu’une vidéo des salles d’expositions ou des photos ? N’est ce pas trop exploiter les nouvelles technologies pour un résultat non obligatoire ? Qu’en pensez-vous ?
A l’occasion de la réouverture du Musée international de la parfumerie qui a eu lieu le 18 octobre dernier, une campagne d’affichage a été lancée à travers trois visuels et deux messages différents : “Un parfum de sensualité”, “Un parfum de mystère” et “Un parfum de culture”.
Trois axes, trois contenus différents, trois visions du musée….
A l’occasion de sa nouvelle exposition La Volupté du Goût dédiée à Madame de Pompadour, le musée des Beaux-Arts de Tours s’est associé avec le Tours FC (Tours Football Club) pour proposer aux joueurs de porter le 20 octobre dernier des maillots avec un détail de l’œuvre “L’enlèvement d’Europe” ainsi qu’une belle publicité pour l’exposition et le musée.
A noter que les 12 000 spectateurs ont maintenant la possibilité de visiter l’exposition gratuitement sur présentation de leur billet !
Drôle de super que des maillots d’une équipe de foot locale pour faire la promotion de Madame de Pompadour n’est ce pas ?
Qu’en pensez-vous ? Pouvons nous éditer des détails d’œuvres aussi majestueuses sur des gobelets McDo ou des tee-shirts de football ? La promotion excuse-t-elle tout ?
D’un autre côté, n’est ce pas là un excellent moyen de toucher une cible pas du tout habituée aux musées ?
Dans tous les cas ce qui est certain c’est que l’initiative est atypique et on en parle ! Ce qui reste en soit un très bon point !
Hier après-midi avait lieu au Palais de la Découverte le premier opus d’une longue série de rencontres entre professionnelles de musées spécialisés en multimédia, Internet, numérique et communication.
L’intitulé de ces petites rencontres ? Le Club Innovation & Culture (CLIC) !
“Le Club Innovation & Culture fédère les musées et lieux culturels français les plus innovants en matière de nouveaux services numériques destinés au public.”
Ayant pour objectif de mutualiser les idées, les projets, les tests, les échecs, ce club a pour vocation de rassembler l’ensemble des professionnels de musée et institutions culturelles spécialisées dans le multimédia, de mettre en place des ateliers de réflexion quatre fois par an et de monter une plateforme d’échange privée. Une excellente initiative donc que beaucoup de musées attendaient !
Hier nous étions donc une trentaine au Palais de la Découverte représentant une vingtaine de lieux et d’institutions pour parler des podcasts, des initiatives dans le monde et en France, des possibilités et freins techniques, des conditions de mises en place et surtout de l’avenir de l’audioguide et du podcast : « Podcasting et téléchargement de contenus culturels, de la distribution au modèle économique ».
C’est donc à travers des interventions de deux experts extérieurs, un état des lieux en France et à l’étranger et une réflexion entre professionnels que les esprits se sont échauffés. Au programme nous avons parlé des initiatives de la Cinémathèque Française et ses podcasts, du MOCA Lyon et son exposition Keith Haring, du Palais de la Découverte et son exposition Volcans, Séismes, Tsunamis, de la Réunion des musées Nationaux et ses podcasts en ligne. Les retours sur expérience de ces institutions sur la mise en place d’un système de Bluetooth, de code QR, de corner sur iTunes, de contenu en ligne payant, de création ou interne ou d’externalisation ont su éclaircir les acteurs encore en pleine réflexion et définition de leur stratégie.
Partage, aide, conseils, réflexion, innovation, actualité sont donc les mots clés des rencontres-ateliers du CLIC !
La fin d’année s’annonce remplie de rendez-vous à ne pas manquer pour les professionnels des musées, les étudiants ou les amateurs…Voici donc une petite liste de dates que je vous invite volontiers à compléter.
Influencia, magazine spécialisé dans le marketing alternatif, organise le 18 novembre 2008 à la Gare de Lyon de Paris une matinée de conférence intitulée “Marketing culturel 2.0” avec une intervention de la directrice de communication du MoMA Kim Mitchell puis une table ronde rassemblant, entre autres, Yves Evrad (HEC Paris), Nathalie Mercier (musée du Quai Branly) et Agnès Alfandari (musée du Louvre). J’y serais !
L’Association des Bibliothécaires de France organise une journée d’étude consacrée aux bibliothèques de musée qui aura lieu à Toulouse le 17 novembre 2008. Au programme il y aura donc une intervention de Gaelle Creen sur les pratiques des musées et de l’équipe de la bibiothèque du Muséum de Toulouse.
Le 27 et 28 novembre 2008 se tiendra au musée du Quai Branly un colloque sur la numérisation du patrimoine culturel dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne. Au programme se sont donc de nombreuses interventions de professionnels comme autour de thème comme la bibliothèque numérique européenne, les portails culturels nationaux, les réseaux, la 3D, l’art contemporain, une réflexion sur les publics ou encore l’aspect collaboratif de la numérisation. J’y serais !
Je vous avais déjà parlé du blog de la prochaine exposition du musée de la Poste “Les Vacances quelle histoire !” ouvert depuis juin dernier.
L’ouverture de l’exposition approche à grands pas et les choses s’activent ! Au programme nous avons donc toujours autant d’articles sur le blog, de nombreux visiteurs (5000 visiteurs uniques le 16 octobre 2008), une vidéo de teasing montrant une animation interactive qui sera exposée mais aussi une opération de marketing alternatif avec une vidéo de buzz à diffuser !!
Le musée du communisme en République Tchèque joue la carte de l’humour pour promouvoir sa collection assez particulière centrée sur le communisme et ses grands dirigeants. C’est donc à travers trois visuels mettant en scène Lénine ou encore Staline dans leur plus grande intimité que le musée nous invite à découvrir ses personnalités qui ne sont que des hommes au fond.
Un travail excellent sur la typo et une idée délicieuse.
Advertising Agency: Young & Rubicam Prague, Czech Republic
Creative Director: Daniel Ruzicka
Photographer: Jaime Mandelbaum
Retouch: Furia
Make up / SFX: Brian Wade
En Italie, le musée est aussi dans les rues. Alors on encadre les tags, on met des cartes sous les dessins sur les murs, on communique sur les “expositions” dans la rue, etc. Voici donc un site Internet pour mettre en valeur tout cet art éphémère qui nait et disparait sans crier garde bien qu’il soit au coeur de l’art contemporain aujourd’hui.
Pour sauver un peu cet art, voici le site Internet Street Museum qui a pour objectif de rendre pérenne ces oeuvres d’art urbaines !
Une petite visite de ce musée qui a tant fait parlé de lui lors de sa réouverture il y a un an me donne envie de partager avec vous les quelques photos que j’ai pu y prendre. En effet, accueilli dans un très bel hôtel particulier du Marais, le musée de la Chasse et de la Nature vaut le détour pour ses pièces d’exceptions de Desportes, d’Houdry et de Rubens, mais aussi pour ses pièces d’art contemporain comme l’oeuvre de Jan Fabre avec les hiboux (photo 3) ou un petit chien de Jeff Koons (photo 2). Ce sont donc des grands noms des Beaux-Arts et de l’art contemporain qui se côtoient dans ce musée pour le plaisir des amateurs de chasse et de nature.. Un musée qui vaut le détour si l’on est de nature curieuse donc !
Nous noterons aussi de multiples commodes présentant un animal choisis sous toutes ses formes, les vidéos interactives expliquant le fonctionnement des différentes armes ainsi que les animations pour les enfants.
Une information qui n’a pas de lien direct avec les musées mais qui le devrait pourtant.. Lemog, spécialiste de la reconstitution 3D, s’est lancé dans la reconstitution de l’Exposition Universelle de 1900 ! C’est donc un grand nombre de pavillons à reconstituer mais aussi la Gare d’Orsay, le Grand Palais, le Petit Palais, le Globe céleste, etc.
Pour l’instant, Lemog a réalisé la reconstitution de 15 pavillons et nous montre un aperçu de tout ça à travers une petite vidéo bande-annonce.
Ce trailer donne un rapide aperçu du futur contenu du premier documentaire de la Série, qui concernera les 15 Pavillons des Nations Etrangères, qui étaient situés le long des berges de la Seine, entre le Pont des Invalides et le Pont de l’Alma.
Ce projet, mené à titre personnel devrait monopoliser mon temps libre pendant au moins 5 à 6 ans, car ces premiers pavillons représentent à peine plus que 10% des éléments à réaliser.
Selon moi, une telle initiative devrait être soutenue par des institutions comme le Grand Palais étant donné sa forte implication dans l’Exposition Universelle de 1900 et surtout le fait qu’il est le plus grand témoin de cette époque à Paris..
Dans tous les cas, souhaitons bon courage à Lemog et suivons de très près ce travail passionnant !
Allier deux disciplines artistiques a toujours été une très bonne idée pour lancer des évènements et profiter de l’un pour faire la promotion de l’autre, et vice versa.
En effet, le cinéma a son public, son marché, ses codes de communication et il en est de même pour le musée. Alors quand on parle Art au cinéma, quoi de plus naturel pour un musée que de mettre en place une exposition sur le thème du film. On connait assez bien le succès du film de Coppola et ses multiples effets sur les expositions en relation.
Voici donc que le film Séraphine sort en octobre 2008 dans les salles obscures françaises et que le musée Maillol saute sur l’occasion pour monter une exposition dédiée à cette artiste dite primitive Séraphine de Senlis jusqu’en janvier 2009.
Voici donc une bonne manière de monter deux vases communiquant et profitant l’un de l’autre !
Le 104 - CENTQUATRE a enfin ouvert ses portes et tout Paris doit être au courant étant donné le nombre d’affiches placardées partout ! Mais sur Internet, le 104 c’est quoi ?
Comme le dit si bien l’équipe du 104 sur leur site Internet, leur objectif est de favoriser l’humain, même sur la toile. Pour ce faire, une stratégie tournée vers le Web 2.0 a été appliquée développant un blog permettant aux internautes de suivre l’évolution de la construction et de l’ouverture de l’espace artistique, mais ensuite de suivre la vie du 104 au quotidien. C’est aussi un site Internet fonctionnant suivant un plan dynamique en 3D, un agenda des évènements de l’espace artistique et des vidéos comme par exemple la traversée de l’espace en 1′04.
Mais c’est aussi une multitude d’animations proposées par les artistes liant réel et virtuel qui sont mises en place !
Une belle opération (du 11 octobre au 31 décembre 2008) au mise en place par l’artiste Nicolas Simarik qui donne la possibilité aux visiteurs d’ouvrir son atelier à l’aide de leurs propres clés. C’est donc un monticule de clés qui est attendu par l’artiste mais aussi des vidéos en ligne de ces clés avec les anecdotes de ses propriétaires. Et bien évidemment on ressort de cette expérience avec sa propre clé du 104 !
Exposition à faire soi-même
L’artiste Paul Cox propose aux visiteurs de créer leur mini-exposition au sein d’une grande maquette du 104, de la photographier et de l’envoyer sur l’expothèque en ligne de l’artiste.
Afin de suivre l’évolution du chantier, les habitants du quartier ont la possibilité d’envoyer des photographies de la vue du chantier depuis leur balcon. Une drôle manière de découvrir le 104 par les yeux des habitants du quartier et surtout de créer une communauté autour de ce lieu en construction.
Un jeu, maintenant clos, qui permettait aux visiteurs du lieu en construction de déposer leur photos.
Bien évidemment le nombre de vues des vidéos et des photos est affiché et les internautes ont la possibilité de voter pour les meilleures contributions….Aspect communautaire me voilà !
D’autres jeux et animations devraient suivre….J’ai hâte de les découvrir !
Mais le 104 sur Internet c’est aussi une page MySpace avec une vidéo, des photos, des textes et 673 amis à ce jour !
Un groupe sur Facebook avec les grands évènements à suivre, des vidéos, des commentaires, des photos, des textes et 1513 “amis virtuels” qui suivent de près la vie de l’espace culturel.
Les pages d’accueil personnalisées ou “Univers virtuel” vous savez ce que c’est ?
Un service de page d’accueil personnalisé propose une interface en glisser-déposer qui permet d’intégrer du contenu sur une page privée via des modules spécifiques ou via des flux RSS. La page d’accueil de ces sites se décompose en modules, représentés graphiquement par des blocs rectangulaires. Grâce à l’utilisation d’AJAX, l’utilisateur peut très simplement réorganiser sa page en déplaçant, supprimant ou ajoutant des blocs.
Connu et très utilisé par de nombreux internautes depuis le lancement de Netvibes en 2005, il fait maintenant parti intégrante du quotidien virtuel d’un bon nombre d’internautes. Mais ces pages peuvent aussi être destinées à être publiques et devenir ainsi un outil pour mieux communiquer avec les internautes. Par exemple, le Monde ou Télérama ont ouvert leur propre univers virtuel.
Développant une stratégie tournée vers le Web 2.0 et se créant ainsi une identité numérique entière et complète, le muséum de Toulouse s’est crée une page Netvibes et la met à la disposition de tous les internautes.
Une telle page permet au musée de partager ses sites favoris avec les internautes et de leur donner la possibilité d’ajouter ces favoris à leur propre univers Netvibes. Permettant ainsi de mettre en valeur toutes les actualités du muséum de Toulouse via son blog, son compte Flickr, son flux RSS, etc. Mais c’est aussi un espace où l’équipe du musée a sélectionné un bouquet de sites Internet intéressant à suivre pour les passionnés d’histoire naturelle.
Cet outil est pourtant assez peu utilisés par les musées, peut-être est-ce au trop peu d’utilisateurs qui l’exploitent et aux nouveaux outils apparus récemment et offrant des options supérieurs à celles de Netvibes…
Utilisez vous un univers Netvibes, iGoogle ou autre ?
Que pensez-vous de celui que proprose le muséum de Toulouse ?
Aimeriez-vous trouver d’autres “Univers virtuel” chez d’autres musées ?
Pour sa nouvelle exposition sur Van Dyck le musée Jacquemart André nous offre un mini-site dédié qui vaut le détour (comparé aux mini-site des autres expos de ce musée). Outre les classiques comme l’achat de billet et du catalogue d’exposition en ligne, le site propose en effet de télécharger l’audioguide de l’exposition au format mp3 gratuitement afin d’arriver au musée et d’avoir les commentaires de l’exposition dans son périphérique mobile. Une première pour le musée Jacquemart-André !
A voir également, la maintenant habituelle bande-annonce de l’exposition qui, comme toujours, est d’une très grande qualité ! Dommage cependant que cette vidéo ne soit diffusée seulement sur ce mini-site et non à l’extérieur…
Ingres - Ombres permanentes. Une splendide petite exposition est consacrée actuellement à Ingres au musée de la vie romantique. C’est à travers ses dessins préparatoires (qui ont tous fait l’objet d’un don d’Ingres à la ville de Montauban) que le musée nous dévoile un Ingres que l’on connait peu. Travailleur, hésitant et sortant certaines fois de ce à quoi nous étions habitués avec ses portraits officiels et ses baigneuses.
A travers quatre salles nous découvrons donc Ingres dans toute son intimité.
J’ai beaucoup apprécié les extraits du catalogue d’exposition dispersés entre les oeuvres. En effet, le catalogue ayant été écrit par Catherine Lépront, une romancière, nouvelliste, essayiste, dramaturge, auteur d’une trentaine d’ouvrages, le catalogue d’exposition en tant que tel est un vrai plaisir à découvrir.
Elle fait donc partie des expositions à voir en ce moment à Paris !
They’re just waiting to be discovered. More than half of the world’s dinosaur species haven’t been found. See the remarkable creatures we’ve recently uncovered in a new exhibit at the Denver Museum of Nature & Science.
Pour faire découvrir au public les dernières espèces que le Denver Museum of Nature & Science a découvert, le musée s’est lancé dans une campagne d’affichage assez amusante qui s’éloigne bien des canons de publicités des musées. A quand une telle campagne en France ?!
Si vous vouliez du nouveau en terme de décoration d’exposition, vous allez être servi avec cette exposition Picasso / Manet : Le déjeuner sur l’herbe….
Exposant bien évidemment le Déjeuner sur l’herbe de Manet, cette exposition est l’occasion de rassembler quatorze des vingt six oeuvres de Picasso, et le tout présenté dans trois salles distinctes (2 petits et étroites et une grande divisée en deux parties) toutes décorées d’arbres et de couleurs de la nature…A-t-on voulu nous plonger dans la forêt qui a accueilli le Déjeuner sur l’herbe ? Dans tous les cas, un certain dynamisme et enthousiasme ressort fortement de cet ensemble décoratif et ça fait du bien ! On est loin des simples confrontations beaux-arts/contemporain dans une salle blanche d’avant !
En avril dernier la Pinacothèque de Paris a lancé son blog profitant de sa grande exposition sur les Soldats de l’Eternité.
Intitulé “L’essentiel blog” et mis en ligne par l’agence SQLI, je me demande si il a pour vocation de devenir le blog de la Pinacothèque ou uniquement celui de l’exposition temporaire qui a eu lieu du 15 avril au 14 septembre. D’un autre côté nous avons des articles en relation (presque) uniquement avec l’exposition, un header reprenant le visuel officiel et aucun article depuis juillet 2008 (fin de l’expo), mais pourquoi un tel titre au blog ? Pourquoi ne pas afficher clairement que ce blog est celui de l’exposition ? D’un autre côté il y a quelques articles sur l’exposition sur Man Ray…Bref, j’ai du mal à saisir le positionnement là en fait.
Dans tous les cas , ce qui me marque dans cette initiative c’est l’exploitation de leur partenariat avec l’INA qui permet aux articles proposés d’être riches en contenus inédits visuels et audiovisuels. Voici donc un très bon exemple de l’exploitation transversale de médias et d’un partenariat ….
Le musée d’Orsay regorge d’une très belle collection de photographies, ça tout le monde le sait, mais ce que l’on oublie souvent c’est sa collection de pastels. Près de 300 œuvres de qualité qui restent cachées du soleil, et du public, dans les réserves du musée..L’exposition “Le mystère et l’éclat. Pastels du musée d’Orsay” est l’occasion de nous montrer les plus belles œuvres “entre rococo et symbolisme”.
Splendide exposition noyée dans un univers violet et parme où ces trésors de pastels se perdaient.
Débutant sur l’histoire du pastel avec des explications sur sa fabrication et sa composition, l’exposition s’organise ensuite en salles thématiques reprenant les grands courants artistiques de la seconde moitié du XIXème siècle, repositionnant ainsi l’importance de cette expression artistique dans l’art et les manières de traduire sentiments, expressions et douceurs. Seul le pastel est capable de rendre les courbes d’une femme alanguie aussi douce que le revers d’un pétale de rose..Ce sont donc des merveilles de sens et d’émotions que cette sélection de pastels nous dévoile. Outre ces salles thématiques et très institutionnelles, quelques salles centrées sur des grandes figures de cette période nous permettent d’appréhender la période en rentrant dans les détails du travail d’un artiste, comme Jean-François Millet, Degas, Manet, Lévy-Dhurmer, etc.
Étrangement j’ai trouvé l’exposition très longue, mais aussi très riche, les petits formats rendant les salles immenses..
Le fantôme du premier directeur du Louvre hante le site Internet du Louvre à partir d’octobre et nous raconte tout ce qu’il a bien pu vivre, voir et écouter depuis deux siècles dans les longs couloirs du Louvre. A travers potins, histoires plus farfelues les unes que les autres, ce cher Dominique Vivant-Denon nous montre le Louvre comme personne d’autre ne pourrait le faire.
Entre l’histoire du Da Vinci Code et ses mystères et le film l’Arche Russe, nous voici parti pour redécouvrir de chez nous ce Louvre autant intriguant que passionnant.
L’idée est bonne, la ligne éditoriale risque de plaire à une grande partie des visiteurs internautes et les débouchés en termes d’exploitation des contenus développés sont nombreux. Cependant je reste sceptique quant à la forme que ce projet a pris : un petit bonhomme qui se ballade sur le site un peu comme Adibou ou tous ces personnages virtuels qui nous accompagnaient sur les sites (et surtout les logiciels) il a une bonne dizaine d’années. N’est ce pas un peu obsolète ?N’existe-t-il pas actuellement des nouvelles technologies répondant aux mêmes besoins mais exploitant un outil plus dynamique, multimédia et interactif ?
Le public visé est surement large et peu intéressé par les nouvelles technologies, mais n’était-il pas facil d’allier les deux et de faire les grands titres des blogs de nouvelles technologies et des magazine d’innovation technologique tout en touchant un public large ? A suivre…
La National Gallery a bénéficié en février 2005 d’un financement de l’American Express Foundation pour mettre à la disposition des visiteurs un espace de consultation interactive et dynamique des collections du musée associées à des informations supplémentaires sous la forme de vidéo, de commentaire audio, de commentaire texte ou de photos.
Cette salle met donc à la disposition des visiteurs un bon nombre d’écran proposant de découvrir les collections suivant la discipline, l’artiste, des thématiques ou encore des activités ludiques pour enfant. Tactile, la navigation est très facile et intuitive.
A noter que la borne multimédia apporte un éclairage tout particulier à un échantillon de peintures à travers des contenus divers et variés.
Le lien entre la borne et l’espace d’exposition réel se fait à travers l’impression possible d’un plan de visite très pratique. On découvre les œuvres en détail puis on va les apprécier au musée en vrai.
Cependant, les visiteurs pensent-ils à aller s’enfermer dans cette petite salle dès leur arrivée au musée ? N’est ce pas plutôt un arrêt que l’on fait après la visite pour se reposer et pourtant continuer à apprendre ?
Un outil excellent qui plait à un grand nombre de visiteurs, mais ne serait-il pas intéressant de l’adapter au format numérique afin de le mettre à la disposition des internautes ?
Le musée en Herbe nous offre un tout nouveau site Internet rempli de rondeurs et de couleurs ! Simple et joli, la navigation est agréable même si les contenus trop peu nombreux..
Et tout ça pour quoi ? Pour nous annoncer quelques temps après qu’il fermera bientôt ses portes si on ne réagit pas !
“Installé depuis trente trois ans au Jardin d’Acclimatation, le Musée en Herbe a ouvert très récemment un nouveau lieu au cœur de Paris ce qui lui permet d’élargir son public et d’initier de nouvelles actions inédites, notamment en direction des enfants handicapés, des familles défavorisées et des jeunes artistes.”
Le problème est que la Ville de Paris a décidé d’amputer la subvention du musée de 50 000€ alors que des dépenses sont déjà engagées et que le musée ne peut pas subvenir à ses besoins….