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My way


Si je vous dis « My way », vous pensez à â€¦.
Paul Anka ? Claude François ? Elvis Presley ?
Raté ! Je veux vous parler de l’exposition My way du Centre Pompidou. My way, c’est une rétrospective synthétique de l’œuvre de Jean-Michel Othoniel. Chronologique, l’exposition montre l’évolution de l’artiste depuis 1986 jusqu’à  2011. Chaque visiteur évolue dans les méandres de la pensée de Othoniel : on passe du corps à  l’organique, de l’organique au végétal, du végétal au minéral, jusqu’à  arriver à  des salles,  au premier abord féériques : formes, couleurs, reflets et jeux de transparence sont au rendez-vous.

Jean-Michel Othoniel, Rivière blanche
Jean-Michel Othoniel, Rivière blanche

Ici le verre fait écho à  la fragilité du corps, et permet le plus souvent d’en magnifier certains fragments qui, vus en gros plan, révèlent leur caractère monstrueux. Voyez vous-même le collier géant en verre de Murano Rivière Blanche, où chaque boule de verre symbolise un sein…que certains visiteurs comparent à  des globes oculaires !

Au fil des années le verre est devenu un instrument privilégié pour Othoniel : c’est le matériau de la fragilité, du cassable, de la tristesse. Regardez Le bateau de larmes inspiré des migrants qui utilisent ces boat people. Leur souffrance y est  symbolisée par des larmes de verre.

Les colliers géants et autres lacets de verre s’élèvent jusque très haut, et tiennent tous seuls, comme par magie : pour créer cet étonnement, Othoniel s’entoure d’ingénieurs qui l’aident à  créer des structures invisibles, et entièrement démontables. C’est plus pratique pour le transport, surtout quand on sait que My way est itinérante, un peu comme le papa de ces œuvres, artiste globe-trotter qui de rencontre en rencontre avec les maitres verriers des quatre continents fait évoluer sa technique.

Jean-Michel Othoniel, Le bateau de larmes
Jean-Michel Othoniel, Le bateau de larmes

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