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Le vaudou, au-delà  des clichés et des fantasmes


Retour du vernissage de l’exposition Vaudon à  la Fondation Cartier….La petite pluie un peu décourageante n’aura pas eu raison de moi et c’est tant mieux, car je vais pouvoir recommander chaudement aux amateurs d’ésotérisme, de magie et d’art de vivre de se rendre à  la Fondation Cartier entre le 5 avril et le 25 septembre !

L’exposition Vaudou, c’est 4 espaces, 4 degrés d’appréhension de la culture vaudou.

1- La première salle, de taille moyenne et baignée de lumière puisque ouverte sur les jardins grâce aux grandes baies vitrées se veut être un premier contact avec la culture vaudou: le « dehors », la place de village, sont signifiés avec cette idée que nous sommes sur le seuil grâce à  la scénographie épurée de Enzo Mari. 8 murs gris-blanc montrent chacun une porte, et devant chacun de ces murs se dresse une grande sculpture de bois, un bocio (prononcez « botchio »), c’est-à -dire, un gardien-protecteur.
Il faut ensuite descendre les escaliers pour atteindre la deuxième salle.

2- C’est le deuxième degré d’appréhension de la culture vaudou. Y sont entreposées 48 statuettes qui, tout en étant très différentes les unes des autres, montrent les mêmes particularités. C’est l’occasion de les découvrir, puis de réellement se familiariser avec ces inquiétants mais beaux objets.

3- Une troisième salle cache l’une des pièces maitresses de l’exposition, impressionnant de par sa taille et sa mise en scène, le Char de la mort vaut le détour.

4- La quatrième étape de ce parcours (initiatique?) est un film montrant en détail certains rituels de purification (préparation des remèdes, prières, sacrifices…). Il permet de situer dans un contexte concret et non fantasmé les objets observés et admirés dans les salles précédentes. Non, vous ne verrez pas comment on fabrique des zombies !

Les + : une collection impressionnante d’objets rassemblés par un homme passionné, Jacques Kerchache (à  qui on doit en grande partie le musée du Quai Branly), une belle scénographie que je qualifierai d’efficace (même s’il y a du monde, on se gêne pas et on ne se marche pas dessus, puis dans la deuxième salle, c’est plaisant de lire des expressions d’étonnement sur les visages des visiteurs qui tournent autour des statuettes!). Les enfants ont été pris en compte et un document élaboré spécialement à  leur attention est fourni : quelques jeux visant à  aider l’enfant à  « s’approprier » les sculptures et leur donnant l’occasion de laisser s’exprimer leur créativité, un lexique ainsi que des explications sur les notions clés de l’exposition…tout y est !

Le – : il n’est pas malheureusement pas toujours facile d’identifier les œuvres et les notices et descriptions qui les accompagnent. Ce point négatif est donc dà» à  un petit défaut de signalétique. Pour vous prémunir au mieux de cette petite faiblesse,  je vous conseille de lire les documents avant de commencer votre visite ou de poser des questions aux médiateurs sur place.
Malgré ceci, Vaudou est une exposition à  ne pas rater !

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