Communicating the Museum 2009 - J1 - Table ronde

Classé dans Autour de la com muséale par Diane le 25 juin 2009

Après un grand atelier où les participants ont pu échanger sur trois grandes questions :
- quels sont les grands opportunités d’être sur les réseaux sociaux pour les musées ?
- quels sont les grands obstacles du développement des réseaux sociaux dans un musée ?
- quelles sont les clés de succès d’un bon développement dans les réseaux sociaux ?
Nos réponses sur le compte twitter d’Agenda..

table

Voici une belle table ronde intitulée “How to be performant : budgets, content and ressources” où 5 experts (dont Jim Richardson et Molly Flatt) débattent et échangent devant nous..
L’échange a débuté sur la grande question du coût des réseaux sociaux pour les musées :
- mettre en place une nouvelle stratégie de ROI basée sur de nouveaux outils, les intégrer directement dans la stratégie marketing globale
- ne pas hésiter à exploiter le User Generating Content….permettre aux internautes de créer du contenu sur vous et vos actualités
- commencer par écouter, lire ce que les gens disent sur vous, ce qu’ils critiquent, ce qu’ils aiment…voilà la première chose à faire avant de mettre en place quelconque outil
- bien définir ses objectifs et connaître son public, le public que l’on souhaite toucher à travers tel ou tel outil
- ne pas en faire trop, mais faire bien : là est tout le but d’une bonne stratégie réfléchie en amont
- développer une stratégie mobile, pas iphone, mais global-mobil (le bluetooth pour évoluer dans sa communité à travers les réseaux sociaux, en direct)
- exploiter la géolocalisation pour toucher une population large
- mais surtout exploiter tous ces outils virtuels pour avoir des relations physiques, réelles, avec les visiteurs…
- identifier ce qui est bon et mauvais dans les contenus provenant des réseaux sociaux…le mass-content est bien pour le référencement mais pas spécialement pour avancer, pour créer de vraies relations.

Mais comment mesurer tout ça ???
- multitudes de chiffres et de données à travers les réseaux sociaux (amis sur Facebook, membres, followers)
- référencement naturel (google, facebook, etc)

Et surtout, quelles sont les répercussions sur les visiteurs réels ???

- ne pas séparer les visiteurs virtuels et réels..ce sont les mêmes..
- le virtuel permet d’enrichir la future visite, tout le challenge est dans le contenu que l’on donne aux internautes pour qu’ils soient poussés à aller voir plus loin, dans le musée réel
Quel est le retour sur investissement des initiatives virtuelles sur les visiteurs réels ?
- pas d’outils réels mais les réseaux sociaux permettent de créer de nouvelles relations, de nouveaux “fans” de nouveaux visiteurs intéressés, en leur parlant de choses qui les intéressent, avec un langage qu’ils comprennent
- on ne peut pas dire “sur les X membres que l’on a sur la page Facebook, Y sont venus au musée grâce au réseau social”….les résultats sont ailleurs, les apports vont bien au-delà des chiffres, on créée des relations, on fidélise.
A savoir que l’on peut toujours diffuser de classiques questionnaires de satisfaction, des enquêtes afin d’en savoir un peu plus directement..Les outils marketing classiques peuvent bel et bien être adaptés au virtuel.
Et surtout que tous les outils, virtuels, classiques, médias, presse, sont complémentaires…ne pas donner la priorité aux nouveaux médias, mais inclure chaque outil dans une stratégie globale…Voila la clé !

La suite cet après-midi avec des études de cas passionnantes !

panel

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2 réactions pour 'Communicating the Museum 2009 - J1 - Table ronde'

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  1. Le 23 juillet 2009 à 13:02, Puydebat dit:

    Quel est le retour sur investissement des initiatives virtuelles sur les visiteurs réels ? voilà la question la seule et unique et personne ne veut la réponse puisque tout le milieu des musées préfère la fuite en avant (qu’encourage l’industrie high tech évidemment) …qui évite de se poser la question de la modernisation du management des musées réels, des véritables stratégies marketing et communication à mettre en oeuvre pour attirer des vrais nouveaux publics différents des FPC (Forts Pratiquants Culturels 5 % des européens) qui viennent naturellement les visiter.

    Jean - Michel Puydebat est consultant en tourisme culturel fondateur et directeur de PV2D président du réseau de consultants CPIP

  2. Le 23 juillet 2009 à 23:20, samuel dit:

    @puydebat : oui il y a certainement une survalorisation de l’outil par rapport aux résultats…maintenant il ne faudrait pas pour autant tout mesurer à l’aune du musée et des visiteurs “réels” et en faire “l’unique question”. (sauf si c’est le nombre d’entrée qui prime) A mon sens il serait bienvenue d’intégrer la démarche web dans une stratégie globale d’établissement, où le visiteur en ligne et sur place bénéficie d’une offre cohérente et articulée (pas seulement de com ou marketing). positionner le web comme une simple extension de vitrine du “vrai” musée contribue aussi à ne prendre en compte toute son envergure potentielle et à faire des erreurs d’estimations. Maintenant si “personne ne veut la réponse” sur l’évaluation des retours des initiatives en ligne, moi en tout cas je suis preneur…

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