Quelques images de la CNHI
Il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion de visiter la CNHI, voici quelques images de cette visite forte en émotions, en animations et en contenus audiovisuels !
L’exposition Ingres et les modernes descend dans la ville
Dérision, impertinence, provocation, hommage flamboyant…Ce sont plus de 200 œuvres qui reprennent et réinventent l’art d’Ingres dans cette merveilleuse exposition proposée au sein des collections permanentes du musée de Montauban.
Deux petites photos de l’exposition :
Mais ce n’est pas tout ! L’exposition continue dans les rues de la ville !
Ainsi, avec la complicité de la ville, l’exposition “Ingres et les modernes” envahit les murs et les rues de Montauban pendant quelques mois. Entre une oeuvre par l’artiste Invader a revu La Source et en a fait une Source de l’invasion; Miss.Tic s’affiche sur les murs avec un message fort “Libertine sans liberté”; Ernest Pignon-Ernest a pris possession de la façade de la cathédrale Notre-Dame avec deux oeuvres renviyant à l’oeuvre d’Ingres cachée au sein de la cathédrale : Le Voeu de Louis XIII. Les autobus sont aussi de la partie en affichant partout dans la ville le message des Guerrilla Girls : “Est-ce que les femmes doivent être nues pour rentrer au Metropolitan Museum ? Moins de 3% des artistes exposés sont des femmes mais 83% des nus sont féminins.”
Le musée s’échappe de ses murs ancestraux et descends dans les rues !
Attention ! L’exposition “Ingres et les modernes” au musée Ingres de Montauban s’achèvent le 4 octobre prochain !
Elégance et modernité. Un renouveau à la française 1908-1958 aux Gobelins
La Manufacture des Gobelins est un lieu mythique à visiter à Paris cet été pour son histoire, son atelier de manufacture, son bâtiment, mais aussi pour son exposition temporaire intitulée “Elégance et modernité. Un renouveau à la française 1908-1958″.
Exposés dans la grande galerie des Gobelins, des pièces de mobilier d’exception feront fondre les amoureux d’Art Nouveau, étonneront les amateurs des contes de Perrault et intéresseront les passionnés d’histoire de l’art et d’histoire du mobilier français !
Quelques images…
Madeleine Vionnet au musée des Arts Décoratifs
Ouverte depuis le 24 juin dernier et jusqu’en janvier 2010, le musée des Arts Décoratifs régalerons les férus de la mode, des lignes actuelles et de l’histoire de l’art avec son exposition sur Madeleine Vionnet, puriste de la mode.
Surprenante par la modernité des coupes présentées et du travail des matières, les silhouettes dessinées et créées par Madeleine Vionnet sont étonnamment très actuelles et correspondent à l’image de la femme d’aujourd’hui qui se cesse de vouloir se mettre en valeur en étant contrainte par le minimum de vêtement..Liberté, fluidité, transparence sont donc les maîtres mots de ces lignes fines et allongées..
Entre Sade et Doré : Max Ernst au musée d’Orsay
Lundi dernier (29 juin 2009) a eu lieu le vernissage de l’exposition Max Ernst au musée d’Orsay…une expérience émotionnelle et intellectuelle assez forte basée sur de “simples” collages..
L’exposition Max Ernst “Une semaine de bonté” - les collages originaux est un lieu où Max Ernst fait sa révolution surréaliste par l’image à travers 184 collages originaux constituant le plus important « roman-collage» de l’artiste.
Sa technique est basée sur la récupération de visuels à travers des journaux, des catalogues ou des romans populaires du XIXe siècle qu’il détourne et compose en univers fantastiques au fil de 7 grands thèmes (7 jours de la semaine). Meurtre, vol, peur, domination, torture, pouvoir, catastrophe naturelle sont autant de sujets poignants que Max Ernst décrit à travers 5 cahiers, qui composeront le roman-collage final.
Vous comprendrez tout de suite beaucoup mieux la technique de Ernst et sa complexité en découvrant des ouvrages originaux dans lesquels l’artiste a su puiser des visuels pour composer ses univers.
Les murs de l’exposition se parent au fil des salles des cinq couleurs des reliures des cinq volumes..Nous passerons donc d’une salle violette à une salle verte, bleue ou jaune canari pour se plonger dans l’univers lié à l’intitulé du cahier et voir les collages autrement.
Quelques images…
Exposition Henri Cartier-Bresson au MAM de Paris
Le musée d’art moderne de la ville de Paris présente une exposition exceptionnelle par son contenu mais aussi par son histoire…
C’est à l’occasion du centenaire de la naissance d’Henri Cartier-Bresson (1908-2004) que le musée a reconstitué une exposition itinérante qui s’est déplacée de 1975 à 1980 intitulée « Quarante ans de photographie ». Soixante-dix photographies sont donc présentées telles que le public des années 70 a pu les découvrir, à quelques détails près étant donné qu’en 2009, le musée présente ainsi les photographies d’un génie imprimées sur du carton plume aux coins sales ou abîmés.
Fruit direct d’un don de l’artiste au musée en 1975, l’exposition est introduite par un texte de l’artiste intitulé « L’imaginaire d’après nature » et nous propose de découvrir une sélection des «meilleures» oeuvres de Cartier-Bresson, faite par l’artiste lui-même.
HCB nous donne aussi sa vision du quotidien en mettant en valeur ce petit détail qui fera que l’image devient poignante ou passionnante. Mais plusieurs séries et thématiques sont exposées ici telles que les célèbres portraits d’artiste dans leur domicile : Henri Matisse, Pierre Bonnard, Jacques Prévert, Colette, etc. Ou encore le portait d’Alberto Giacometti isolé dans la rue d’Alésia. HCB c’est aussi un reporter de notre histoire qui n’a pas hésité a immortaliser des évènements de l’actualité comme un incendie, un vernissage au Grand-Palais ou un match de football américain.
Cette exposition a aussi un grand intérêt pour les professionnels de la scénographie muséale qui ont ici l’occasion de faire un bond dans le passé et de découvrir comment on réalisait une exposition dans les années 70 : des tirages de 70×90cm, des cartons en aluminium accrochés sans encadrement, sans vitre (donc sans ces sales reflets !), etc.
J’ai tout particulièrement été touchée par une image prise dans un musée de deux enfants de dos en pleine contemplation d’un marbre représentant une femme sortant du bain accroupie, eux même regardé par une vénus qui tente d’attirer leur attention !
Bien évidemment, les portraits d’artistes dans leur domicile ont toujours ce petit côté qui sait assouvir notre plus grande curiosité…
Découvrez le catalogue de l’exposition !
Quelques images du vernissage qui a eu lieu le jeudi 18 juin dernier !
Exposition Trésors des icônes bulgares au château de Vincennes
Pour continuer sur ma petite virée à Vincennes jeudi dernier, voici quelques informations et images de l’exposition en cours au château de Vincennes et jusqu’au 30 août : Trésors des icônes bulgares.
Les habitués de Buzzeum auront vite compris que je ne suis pas tellement passionnée par l’art iconographique, je vous parlerais dons seulement de cette scénographie qui a su attirer mon attention..
Organisée autour de structures en bois oscillants entre le chalet et la chapelle orthodoxe, cette exposition se présente d’une manière chronologique, chaque maison correspondant à une période. C’est donc en pénétrant dans ces galeries sombres où des rideaux de fils noirs nous accueillent que les icônes retrouvent leurs conditions d’exposition d’avant.
Le multimédia au château de Vincennes
Une petite journée fériée et hop me voila partie pour une visite au château de Vincennes ! J’en ai donc profité pour prendre quelques photos des dispositifs multimédias (bornes, écrans, etc.) mis en place dans ce grand donjon qu’est Valenciennes..
Dispositifs assez classiques, ceci est selon moi un bon exemple de l’état du multimédia dans la plupart des grands sites patrimoniaux. Nous avons en effet, un écran avec un mini-film, un livre virtuel permettant aux visiteurs de parcourir des chefs d’œuvres de la littérature, des vidéos présentant des objets pour une meilleure mise en situation ou encore des bornes musicales pour participer à l’ambiance..
Le bain et le miroir : quand Cluny nous raconte la Beauté
Du 21 mai au 21 septembre 2009, le musée de Cluny et le musée d’Ecouen s’associent pour proposer deux expositions d’envergure autour des soins du corps et des cosmétiques de l’Antiquité au Moyen-Age. Découvrez ces merveilleuses petites délicatesses féminines et tous les objets liés au rituel du bain et de la beauté comme des pinces à épiler datant de l’empire romain, des miroirs, des fards, des peignes et autres détails du quotidien !
Hier j’ai eu l’occasion de profiter du vernissage de l’exposition pour découvrir ces merveilles du musée de Cluny, voici donc un court compte-rendu :
Réel plongeon dans une atmosphère de bien-être et de pureté, c’est au sein du frigidarium des Thermes de Cluny, vestige de l’ancienne Lutèce, que l’on découvre tous les secrets de beauté des femmes de l’Antiquité. Cette exposition nous balade dans un monde bercé par une Vénus s’essuyant et une Aphrodite accroupie où se dissimulent les secrets de leur éternelle jeunesse ; ces nécessaires de toilette, ces flacons à parfums, ces boîtes à fards, ces miroirs, ces accessoires de coiffures qui font encore rêver les femmes d’aujourd’hui.
Quant à la scénographie, je ne vous cacherais pas que j’ai été assez déçue.. Évidemment le monde drainé par le vernissage n’a pas arrangé les choses, mais selon moi présenter une série de vitrines sur table alignées les unes après les autres et proposant un parcours en zig zag n’est pas la chose que je préfère..Le fait est que la première ligne de vitrines étaient tellement remplie de monde que je n’ai pas pu y accéder pour admirer les objets présentés. De plus, nous n’arrêtions pas de nous bousculer étant donné que le sens de circulation dans ces fameux couloirs de vitrine n’a pas été indiqué; les bouchons et les carambolages étaient donc inévitables..
Ensuite, le musée de Clnuy a souhaité innover dans la présentation de ses cartels en utilisant des cartes électroniques. Recyclables, toujours nets et dynamiques, ils sont cependant assez petits et pas souvent bien placés. Par exemple, quand un simple cartel de 20cm sur 10 présente 4 ou 5 oeuvres et que ces dernière sont présentées dans plusieurs longues vitrines, on a tendance à oublier ce que l’on a lu au début lorsque l’on arrive à la dernière œuvre. J’ai aussi entendu des visiteurs se plaindre du manque d’explications approfondies des cartes, la signification de certains mots, la pertinence de cette pièce au sein de l’exposition, etc.
En dehors de ces quelques petites critiques, les oeuvres présentées sont dignes de l’exposition que j’attendais tant !
Découvrez le catalogue de l’exposition !
Exposition Peintures du Grand Siècle au château de Blois
Le château de Blois cache en son sein le musée des beaux-arts ainsi qu’une exposition unique présentant ses chefs d’œuvres du XVIIe siècle. C’est lors d’une petite promenade en dehors de Paris que je suis allée visiter cette exposition qui fait beaucoup parler d’elle dans la région.
Agréable par sa scénographie confinée et intimiste, mais aussi par le petit nombre de visiteurs, l’exposition présente une centaine d’œuvres et quatre grandes salles. Une belle balade dans l’Europe et les recoins de la France de la Renaissance aux portraits bourgeois de la fin du XVIIe qui mérite le détour pour les amoureux de la peinture.
Notons un travail sur la typo et la présentation des cartels.
Découvrez le catalogue de l’exposition !
Quelques clichés pour alimenter votre imaginaire..
Exposition Peintures du Grand Siècle dans les collections du château royal de Blois :
Aperçu du château de Blois :
Un lieu où communication muséale et marketing des musées sont à l'affiche.



