MuseumNext : quand Nina Simon et Jim Richardson organisent un colloque
Évènement : MuseumNext
Lieu : Newcaslte
Dates : 22/23 octobre 2009
Organisateurs : Nina Simon (Museum 2.0) + Jim Richardson (MuseumMarketing)
Site internet : http://www.museumnext.org/
Twitter : http://twitter.com/museumnext
Ces deux journées d’échange ne seront pas basées sur de simples conférences ou ateliers de réflexions, mais sur la création en direct de stratégies de communication muséales en ligne autour de 5 ou 10 projets intéressants proposés. Ce sont donc les intervenants, musées, prestataires qui déposeront les projets sur lesquels ils planchent depuis des mois pour avoir des réponses concrètes et rapides directement sur place.
Le programme est assez chargé car, comme vous pouvez le voir sur le site, la première journée est en fait une belle soirée qui débute à 18h et se finit vers 23h avec un atelier d’échange. Le lendemain, le rythme est aussi chargé, mais prendra toute la journée ! Deux jours qui s’annoncent bien enrichissants !
Je m’y rendrais très très certainement so..Book Now or wait for my report!
Le nouveau site internet du MoMA
Vendredi dernier, le 6 mars 2009, le MoMA lançait son nouveau site internet après une période de teasing et en plein dans l’actualité de son exposition temporaire dans la station de métro à Brooklyn.
Annoncé depuis quelques mois à travers les journaux, les conférences de Kin Mitchell, etc, ce nouveau site internet se veut tourné vers la mise en valeur des expositions, des collections et des communautés, tout en accordant une réelle place aux sources de revenus (boutique en ligne, adhésion, etc.).
Tout d’abord vous ne trouvez pas que l’allure générale du site ressemble de près à la nouvelle version du site internet du SFMOMA et . En effet, ces musées ont choisis l’option de la mise en valeur de la programmation culturelle du musée à travers de nombreux visuels au centre de la page et de placer les menus au dessus ou en dessous.
Cette configuration permet de ne pas oublier que le musée est avant là pour mettre en valeur des œuvres d’art, laisser donc la place aux œuvres est la meilleure chose qu’ils avaient à faire. De plus, elle répond au besoin des internautes de trouver rapidement la programmation culturelle du musée.
Le MoMA met aussi en valeur une entrée calendaire de la programmation culturelle du musée à travers le visuel central afin d’aider les internautes à préparer leur visite; Une entrée selon le profil est aussi possible, permettant ainsi de mettre en valeur les rubriques attendant par tel ou tel internaute selon son objectif de visite.
Une multitude de services sont proposés pour faciliter la préparation de la visite, l’après-visite ou la simple navigation du visiteur comme :
- Un espace personnalisable (réception de message sur téléphone portable, envoi à des amis, sélection d’œuvres favorites, possibilité d’annoter des œuvres, etc.)
- une section “Voices” qui pourrait s’assimiler à un blog, donnant des nouvelles des différentes opérations que le musée met en place et des évènements en court.
- une web TV qui est en fait la section multimédia du MoMA regroupant les différentes vidéos, pistes audios et projets virtuels en ligne (exposition virtuelle, site dédié à l’exposition temporaire, etc.).
- une billetterie en ligne, avec bientôt la possibilité d’imprimer le billet directement. Notez la possibilité d’acheter le guide du MoMA en même temps que son billet pour mieux préparer sa visite.
- etc..
Notons qu’une grande place a été consacrée à la vie du MoMA en dehors des salles classiques d’expositions, comme la communauté du MoMA sur les réseaux sociaux à travers différents supports (Facebook, Flickr, YouTube, Twitter, iTunes), les membres des amis du MoMA, les inscrits au site du MoMA ou encore les visiteurs nocturnes du musée.
J’apprécie beaucoup le fait que le MoMA signale partout que le site va évoluer au fur et à mesure des jours et incite les internautes à l’aider avec ce type de phrase : “If you have an idea for new features you would like to see added here, please e-mail us at” (dans l’aide de l’espace personnalisé).
Je vous laisse découvrir le reste par vous même !
BUZZEUM fête ses 2 ans !
BUZZEUM, ce petit blog qui parle de la communication des musées à travers différents supports et médias fête aujourd’hui ses 2 ans d’existence !
Cela fait donc deux années que je tiens ce blog, où tous les jours, je parle des opérations de communication et de marketing des musées en ligne ou non. Que ce soit au sujet des toutes dernières exploitations des nouvelles technologies en ligne ou mobiles par les musée, leur stratégie de fidélisation ou bien même leur campagne d’affichage, Buzzeum c’est un article tous les matins et une base de données qui s’enrichit de plus en plus !
Je tenais à tous vous remercier, vous qui lisez Buzzeum tous les jours, vous qui suivez Buzzeum à travers le flux RSS, vous qui commentez mes articles ou encore vous qui en parlez autour de vous..Sans vous, Buzzeum serait bien loin de là où il est actuellement !
Merci !
Compte rendu de la matinée Marketing Culturel 2.0
L’agence Communic’Art, dont le directeur François Blanc animait la table ronde à la conférence Marketing Culturel 2.0, a diffusé un compte-rendu de cette fameuse matinée.
Les photos de la matinée sur Flickr.
Un résumé plus approfondi de la matinée.
Le voici donc pour les intéressés :
Marketing Culturel 2.0
Comment profiter des nouveaux médias ?
Plus de 100 participants, responsables communication et multimédia d’institutions muséales publiques et privées, ont assistés à la conférence/table ronde organisée mardi 18 novembre par le groupe de presse canadien Influencia en partenariat avec COMMUNIC’ART.
En première partie de cette matinée, Kim Mitchell, directrice de la communication, de la publicité et de l’identité graphique du MoMa de New York a présenté les stratégies de communication du musée et son approche web 2.0 au travers des réseaux sociaux, YouTube, Facebook et Myspace.
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“Notre objectif est de faire du musée un lieu d’expérience : une salle de gymnastique pour l’esprit, une expérience sensorielle, cérébrale, émotionnelle et spirituelle. (…) La présence du MoMa sur les réseaux sociaux comme Facebook, itunes U, ou encore Youtube s’accompagne d’une campagne active de référencement payant sur Google Ads, notamment.” Kim Mitchell, Museum of Modern Art
Cet engagement de communication très fort s’appuie sur une solide approche marketing visant à ancrer la “marque” MoMa dans la cité, à en faire une étape incontournable pour tout voyageur étranger et stimuler la générosité des sponsors.
Internet et mobilité :
quels bénéfices pour l’expérience culturelle ?
La table ronde, animée par François Blanc, président de COMMUNIC’ART, a permis à l’assistance de partager l’expérience d’Agnès Alfandari, chef du service Internet du Musée du Louvre, de Laurent Gaveau, chef du service nouveaux médias du Château de Versailles, d’Elisha Karmitz, directeur du pôle multimédia des cinémas mk2, et d’Yves Evrard, Professeur Honoraire de Marketing à HEC Paris.
François Blanc introduisait le thème :
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“(…) il s’agit de la chaîne du multimédia, en lien avec les supports in-situ et de sa valeur d’usage pour les publics des musées.
(…) Les outils Internet et multimédia sont, pour les institutions et entreprises culturelles une opportunité sans précédent de mener plus loin, plus fortement et plus profondément leur mission de médiation et de partage de l’expérience culturelle et plus particulièrement muséale.
(…) Encore faut-il comprendre et bien marier les fonctions et avantages de chaque support, ne pas se fourvoyer, tirer parti de l’expérience pour réussir à stimuler la pratique culturelle. L’Internet et le multimédia sont aujourd’hui le Grand Chantier des entreprises culturelles.
Des entreprises dont la spécificité est au cœur des décisions.”
Ci-dessous quelques extraits des interventions :
Agnès Alfandari, musée du Louvre
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“Nous avons l’objectif ambitieux d’être présent dans le quotidien des gens. (…) Le web permet de donner une image plus humaine des musées : on laisse les gens participer et on peut leur montrer, grâce à des vidéos d’installations par exemple, que ce sont des institutions vivantes.
(…) L’intérêt de la contribution, c’est l’indexation des œuvres par les internautes : nous enrichissons notre base avec des termes qui sont ceux du public, loin des termes muséaux et scientifiques, propres aux experts. Il faut rendre la culture plus accessible.”
Yves Evrard, HEC Paris
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“Le web 2.0 est un outil de création de contenu et d’enrichissement pour les marques. Pour les institutions culturelles, dont l’essence est de créer du contenu, la logique de communication web 2.0 serait plutôt d’utiliser les réseaux sociaux permettant d’intéragir avec le public et de créer du lien et d’attirer de nouveaux publics.”
Laurent Gaveau, Château de Versailles
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“Nous avons deux objectifs en terme de web 2.0 : premièrement, investir les plateformes existantes type Facebook ou Dailymotion et deuxièmement, proposer de nouveaux outils participatifs sur nos propres plateformes.
(…) Lorsqu’on ouvre à la participation des publics, il y a des risques élevés de perdre la main sur le contrôle du message. Notre forum ouvert pour l’exposition Jeff Koons a ainsi été pollué par des groupes organisés extrêmes et nous avons du le fermer. Nous avons changé notre plateforme pour un site de partage de photos autour de la création d’un mur d’images de l’œuvre Split Rocker, qui est un succès.”
Elisha Karmitz, Cinémas mk2
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“Nous avons le souhait d’être un hub culturel à Paris : avec le projet d’espace ‘mon compte’, nous allons pouvoir fidéliser nos visiteurs qui pourront accumuler des points pour les échanger contre des produits mk2 ou dans une autre institution culturelle partenaire.
(…) Les exemples américains nous montrent que l’association des marques et des institutions culturelles dans la production de contenu peut fonctionner .”
© Les Éditions Infopresse.
Conférence, salon, rencontre….à venir !
La fin d’année s’annonce remplie de rendez-vous à ne pas manquer pour les professionnels des musées, les étudiants ou les amateurs…Voici donc une petite liste de dates que je vous invite volontiers à compléter.
J’y serais !
J’y serais !
Le Centre Pompidou s’ouvre au multimédia et au participatif à travers l’exposition Traces du sacré [2]
Le second volet de l’exposition Traces du sacré dans l’univers multimédia c’est la nouvelle plateforme multimédia dédiée à l’exposition Traces du sacré : http://traces-du-sacre.centrepompidou.fr/. En effet, l’équipe web du Centre Pompidou a mis en place une réelle plateforme vidéo avec une multitude de contenu de natures différentes telles qu’une vidéo d’introduction à l’exposition Traces du sacré, mais aussi une présentation de la scénographie avec une vidéo du montage et une interview du scénographe, des interviews et points de vue d’artistes, etc. C’est donc à travers près d’une centaine de vidéo de très grande qualité que ce soit dans le fond que dans la forme, que le Centre Pompidou offre la possibilité aux visiteurs de poursuivre son expérience muséale chez lui et d’en apprendre encore plus sur l’exposition et les thèmes qui y sont abordés !
Nous noterons l’absence de fonctionnalités communautaires telles que la possibilité de déposer des commentaires, d’annoter les vidéos, de partager la vidéo avec ses amis ou de l’afficher sur son blog ou sur son site. Ici toutes les questions de la mission du musée et de sa place face aux visiteurs interviennent comme “Le musée n’est-il pas là juste pour transmettre des savoirs ?”, “Est-ce au musée de créer une communauté autour d’un thème ?”, “Les paroles des visiteurs peuvent-elles être mises au même niveau que celles des professionnels ?”, “Comment modérer une communauté ?”, “Où s’arrête le rôle du musée ?”, etc.
Pour conclure sur ces deux derniers articles, je ne vous cacherais pas que cette initiative va faire beaucoup de bien à l’univers de la communication muséale et multimédia française dans le sens où on intègre ici directement le multimédia et le numérique à l’exposition réelle, à l’expérience visiteur, à le recherche scientifique et surtout en mettant en place des relais réels entre virtuel et réel, entre comité scientifique du musée et visiteur, entre texte et audiovisuel.
Je note tout de même que de tels projets peuvent facilement être mis en place avec des expositions comme Traces du sacré, c’est à dire une exposition où les œuvres viennent principalement des réserves du musée, où tous les droits de reproduction sont au musée, où aucun autre interlocuteur culturel vient imposer ses idées et ses contraintes. Nous sommes bien face à trois types d’expositions à Pompidou (et ailleurs aussi) : des expositions block busters qui permettent de développer des expositions moins faciles d’accès et enfin des expositions issues des collections du musée où les coûts attribués aux prêts d’œuvres peuvent être reportés sur des coûts annexes comme le multimédia, la communication, les animations, etc.
L’Institut de recherche et d’innovation c’est :
Créé en avril 2006, l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) du Centre Pompidou travaille sur l’étude et le développement de technologies culturelles et éducatives favorisant l’émergence de nouvelles pratiques amateurs: appareils critiques et outils d’annotation, plateformes collaboratives, objets communicants, interfaces multimodales et design numérique.
Le Centre Pompidou s’ouvre au multimédia et au participatif à travers l’exposition Traces du sacré [1]
Habituellement, une exposition est mise en avant sur le site du Centre Pompidou à travers une simple page proposant un extrait du communiqué de presse, quelques visuels, les informations pratiques, la possibilité d’acheter son billet en ligne, de positionner l’espace d’exposition au sein du musée, un dépliant d’explication à télécharger, des dossiers pédagogiques et enfin un questionnaire de satisfaction en ligne.
Mais pour l’exposition Traces du sacré tout a changé !!
En effet, notons tout d’abord l’arrivée du multimédia et du participatif au sein de l’exposition avec la mise en place d’un dispositif “d’accompagnement et de participation du visiteur” développé par l’Institut de recherche et d’innovation du musée. En bref c’est :
Focus sur le logiciel Lignes de temps :
Le support de toute cette entreprise est en fait un logiciel développé par L’IRI intitulé “Lignes de temps”. Le principe est simple mais l’idée assez novatrice pour un musée : offrir la possibilité au visiteur d’écouter, organiser, annoter et créer des commentaires de visite audio.
Par exemple, pour l’exposition Traces du sacré, il est possible de créer sa visite en organisant les commentaires audio, de connaître tous les commentaires liés à une salle de l’exposition et de l’annoter ou encore de parcourir les pistes audio liées à un thème.
Pour plus d’information, voici une excellente présentation simple et concise de la plateforme.
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“Les musées à l’heure du Web 2.0″ Vidal et Crenn
Voici la présentation de l’intervention de Geneviève Vidal et Gaelle Crenn faite à la conférence Musée 2.0 au Centre Pompidou que l’on retrouve ici présentée à l’université d’Artois le 22 mai dernier à l’occasion de la journée d’étude “La bibliothèque à l’heure du Web 2.0 : amélioration significative du service aux usagers ? “.
Une présentation complète et synthétique qui résume bien ce que ce blog peut raconter au quotidien !
Muséum de Toulouse, jeunes et Web 2.0
Le muséum de Toulouse a récemment ouvert un espace dédié aux plus jeunes sur son site Internet : Muzéo’jeunes. Des couleurs vives, des images et des photos amusantes, des jeux ludiques et amusants, tout y est pour que les petits s’amusent !
On peut ainsi comprendre le but d’un muséum d’histoire naturelle en 7 questions, se balader dans un monde imaginaire et y découvrir les photographies des collections, construire des maisons, répondre à des quizz sur la pomme de terre par exemple, résoudre des énigmes à partir d’images, comprendre comment se fabriquer un nichoir et en prendre soin au fil des jours ou encore apprendre de drôles d’histoires sur les animaux comme cette grenouille sans poumon !
Mais la meilleure initiative selon moi est “Une collection tous ensemble”. Le principe est simple, la création d’une belle et grande collection sans faire de mal aux animaux c’est plus facil quand on le fait virtuellement et à plusieurs ! Le Muséum de Toulouse propose donc à tous les jeunes internautes de prendre en photo les plus beaux animaux et envoyer ses photos sur le groupe Flickr du muséum Collectionner le Vivant autrement en ajoutant des annotations ou non.
Pour l’instant le groupe comprend 21 membres et 76 contributions.
Nous sommes donc en pleine logique de crowdsourcing issue du Web 2.0 appliqué à un public précis : les plus jeunes.
Le Web 2.0 et les musées par Nina Simon
Je vous invite à découvrir cette présentation de Nina Simon qui est, comme elle le dit si bien, le brouillon de son intervention de vendredi dernier au MAAM Creating Exhibitions.
Un bon moyen de résumer ce que peut apporter le Web 2.0 aux musées !
Un lieu où communication muséale et marketing des musées sont à l'affiche.



