Sous l’empire des crinolines au musée Galliera
Une vie effrénée remplie d’obligations mondaines, entre bals, réceptions, dîners, spectacles, vie de famille, grands magasins, la femme sous le Second Empire n’a pas une seconde à elle et doit pourtant resplendir à chaque instant et donner envie. Donner envie, mais pas trop.. On serre les tailles encore plus que jamais, on cache la poitrine, on maintient la nuque des petits cols serrés, on se pavane en trainant des mètres de tissus autour de soi et des crinolines toutes plus encombrantes les unes que les autres..
La nouvelle exposition du musée de la Mode, le musée Galliera, nous invite à découvrir le quotidien de ces femmes sous le Second Empire à travers près de 300 pièces exceptionnelles, du manchon en plumes de paon, au manteau de bal noir et violet, en passant par les carnets de bal en forme d’éventail, les porte-bouquets, les broderies, les ombrelles,..tout est là pour nous plonger dans une autre époque le temps d’une exposition.
S’ouvrant sur un bal dans un hôtel particulier, cette exposition est unique dans les pièces d’ornementations et les accessoires qu’elle propose.
On notera cependant un catalogue d’exposition un peu cher pour un format bien trop petit et du papier glacé assez désagréable sous le doigts.
Exposition Sous l’empire des crinolines au musée Galliera (Paris 16è) jusqu’au 26 avril 2009.
La Volupté du goût au musée des Beaux-arts de Tours
Classée exposition d’intérêt national, la Volupté du goût : La peinture française au temps de Madame de Pompadour est une splendide exposition proposée par le musée des Beaux-arts de Tours jusqu’au 12 janvier 2009 qui nous amène dans un beau voyage des goûts et des couleurs à travers des chefs d’œuvres de Fragonard, Boucher, Greuze, Robert ou encore Vien.
A noter une scénographie très simple mais extrêmement aérée et aux tons pastels nous plongeant dans les détais des tableaux les plus voluptueux tout en délicatesse. A noter aussi, les cartels sont placés d’une manière assez ingénieuse sous les oeuvres, supportés par un pan de murs rajouté et sont tous agrémentés d’une agréable citation d’époque remettant l’œuvre dans son contexte.
Petit bémol par contre pour la frise chronologique appliquée sur le mur complètement illisible et désuète à mon goût.
Pour vous donner envie de jeter un coup d’oeil à cet ensemble de volupté, voici quelques images..
Musée de la Poste : analyse de buzz
Le musée de la Poste s’est récemment lancé dans la communication alternative en voulant créer du buzz autour de sa nouvelle exposition temporaire Les Vacances…quelle histoire !.
Au programme nous avions donc une exposition sur une thématique large et ouverte à tous : les vacances, un musée portant une étiquette jaune que tout le monde connait : le Poste et une équipe motivée !
Ce fut donc à travers l’ouverture d’un blog bien bien avant le début de l’exposition que l’équipe du musée de la Poste s’est lancé dans une communication dynamique et enjouée avec tous les jours (ou presque) un article pour suivre la naissance de cette future exposition.
Afin de sortir de ce cadre blogesque, l’équipe du musée de la Poste s’est lancée dans la création d’un film de teasing de l’exposition montrant le personnel du musée s’apprêtant à partir en vacances au musée de la Poste ! Le tout fut bien évidemment diffusé sur le blog et Dailymotion.
Ce fut ensuite la mise en ligne d’une vidéo montrant un extrait de l’exposition qui a su attirer l’oeil des internautes.
Puis la mise en ligne des deux films promotionnels de l’exposition et enfin des films promotionnels pirates.
Et ce n’est pas fini !
Nous avons donc un lieu d’échange et de rencontre virtuel ponctué de rendez-vous quotidien, d’animations et de contenus riches et exclusifs, le tout aux couleurs de l’exposition.
J’entends souvent dire que le blog est mort. Je proclame, moi, que le blog ne sera jamais mort tant que les blogueurs savent comment bien l’utiliser !
Des extraits du vernissage de l’exposition qui a eu lieu la semaine dernière pour les plus curieux :
Visite privée blogueurs : Van Dyck au musée Jacquemart-André
Le musée Jacquemart-André est sans conteste l’un de mes musées favoris, quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai appris qu’ils se lançaient dans la communication envers les blogueurs en leur concoctant une visite privée en soirée !
Jeudi dernier (30 octobre) avait donc lieu en nocturne une visite ultra-privée de la nouvelle exposition temporaire du musée sur Van Dyck avec une conférencière.
Arrivée un peu en retard avec une de mes amies, nous nous dépêchons de grimper l’escalier, passons les trois premières salles et arrivons comme des fleurs au groupe de visite bien sagement entrain d’écouter la guide. A ma grande surprise nous étions seulement 4 blogueurs présents (avec entre autres Louvre-Passion et Antoine), avec chacun un amis ce qui faisait une visite privée de l’expo à 8 !
L’expérience s’est achevée avec une visite ultra-privée (cette fois çi nous étions 4 !) des salles du musée complètement pour nous ! Un moment fabuleux !
Concernant cette exposition Van Dyck centrée sur les portraits du maître, je noterais une scénographie (par le même scénographe que l’exposition Fragonard) assez intéressante qui nous plonge dans l’univers confiné des grandes salles des châteaux et demeures bourgeoises du XVIIè siècle. C’est donc dans ce grandes salles recouvertes de velours aux couleurs des détails des oeuvres exposées que l’on entre dans une autre époque, les grandes cheminées ainsi que les plafonds à caissons ou à décoration de Rubens y sont aussi pour beaucoup dans l’ambiance chaude et feutrée de l’exposition.
Nous noterons cependant un silence absolument dans toutes les salles sauf celle du fond présentant le portrait de Charles 1er accompagnée d’une ambiance musicale.
Merci à Culturespaces pour cette belle visite.
Le musée de la Chasse et de la Nature
Une petite visite de ce musée qui a tant fait parlé de lui lors de sa réouverture il y a un an me donne envie de partager avec vous les quelques photos que j’ai pu y prendre. En effet, accueilli dans un très bel hôtel particulier du Marais, le musée de la Chasse et de la Nature vaut le détour pour ses pièces d’exceptions de Desportes, d’Houdry et de Rubens, mais aussi pour ses pièces d’art contemporain comme l’oeuvre de Jan Fabre avec les hiboux (photo 3) ou un petit chien de Jeff Koons (photo 2). Ce sont donc des grands noms des Beaux-Arts et de l’art contemporain qui se côtoient dans ce musée pour le plaisir des amateurs de chasse et de nature.. Un musée qui vaut le détour si l’on est de nature curieuse donc !
Nous noterons aussi de multiples commodes présentant un animal choisis sous toutes ses formes, les vidéos interactives expliquant le fonctionnement des différentes armes ainsi que les animations pour les enfants.
Exposition Ingres au musée de la vie romantique
Ingres - Ombres permanentes. Une splendide petite exposition est consacrée actuellement à Ingres au musée de la vie romantique. C’est à travers ses dessins préparatoires (qui ont tous fait l’objet d’un don d’Ingres à la ville de Montauban) que le musée nous dévoile un Ingres que l’on connait peu. Travailleur, hésitant et sortant certaines fois de ce à quoi nous étions habitués avec ses portraits officiels et ses baigneuses.
A travers quatre salles nous découvrons donc Ingres dans toute son intimité.
J’ai beaucoup apprécié les extraits du catalogue d’exposition dispersés entre les oeuvres. En effet, le catalogue ayant été écrit par Catherine Lépront, une romancière, nouvelliste, essayiste, dramaturge, auteur d’une trentaine d’ouvrages, le catalogue d’exposition en tant que tel est un vrai plaisir à découvrir.
Elle fait donc partie des expositions à voir en ce moment à Paris !
Exposition Manet-Picasso au musée d’Orsay
Si vous vouliez du nouveau en terme de décoration d’exposition, vous allez être servi avec cette exposition Picasso / Manet : Le déjeuner sur l’herbe….
Exposant bien évidemment le Déjeuner sur l’herbe de Manet, cette exposition est l’occasion de rassembler quatorze des vingt six oeuvres de Picasso, et le tout présenté dans trois salles distinctes (2 petits et étroites et une grande divisée en deux parties) toutes décorées d’arbres et de couleurs de la nature…A-t-on voulu nous plonger dans la forêt qui a accueilli le Déjeuner sur l’herbe ? Dans tous les cas, un certain dynamisme et enthousiasme ressort fortement de cet ensemble décoratif et ça fait du bien ! On est loin des simples confrontations beaux-arts/contemporain dans une salle blanche d’avant !
Exposition Le mystère et l’éclat au musée d’Orsay
Le musée d’Orsay regorge d’une très belle collection de photographies, ça tout le monde le sait, mais ce que l’on oublie souvent c’est sa collection de pastels. Près de 300 œuvres de qualité qui restent cachées du soleil, et du public, dans les réserves du musée..L’exposition “Le mystère et l’éclat. Pastels du musée d’Orsay” est l’occasion de nous montrer les plus belles œuvres “entre rococo et symbolisme”.
Splendide exposition noyée dans un univers violet et parme où ces trésors de pastels se perdaient.
Débutant sur l’histoire du pastel avec des explications sur sa fabrication et sa composition, l’exposition s’organise ensuite en salles thématiques reprenant les grands courants artistiques de la seconde moitié du XIXème siècle, repositionnant ainsi l’importance de cette expression artistique dans l’art et les manières de traduire sentiments, expressions et douceurs. Seul le pastel est capable de rendre les courbes d’une femme alanguie aussi douce que le revers d’un pétale de rose..Ce sont donc des merveilles de sens et d’émotions que cette sélection de pastels nous dévoile. Outre ces salles thématiques et très institutionnelles, quelques salles centrées sur des grandes figures de cette période nous permettent d’appréhender la période en rentrant dans les détails du travail d’un artiste, comme Jean-François Millet, Degas, Manet, Lévy-Dhurmer, etc.
Étrangement j’ai trouvé l’exposition très longue, mais aussi très riche, les petits formats rendant les salles immenses..
A voir absolument : les cinq dernières salles consacrées au symbolisme offrant des trésors de Mucha, Desvallières, Redon, etc.
Femme à l’oeillet de Aman-Jean
Farniente de Aman-Jean
Portrait de Mlle Carlier de Levy-Dhurmer
Le gouffre de Mucha
(C) RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
Exposition Marie-Antoinette
Aux Galeries Nationales du Grand Palais depuis le 15 mars et jusqu’au 30 juin, cette exposition sur Marie-Antoinette coproduite par la Réunion des Musées Nationaux et le Château de Versailles m’a fortement marqué par la particularité de sa scénographie. L’exposition en elle-même est assez riche en contenu mais raconte ce que l’on connait tous par cœur alors que la mise en forme de cette expo sort vraiment de l’ordinaire !
Le scénographie, Robert Carsen, est en effet un home d’opéra qui a complètement théâtralisé l’exposition ! C’est donc à travers un vrai voyage que l’on va redécouvrir Marie-Antoinette. Tout commence avec sa famille, Vienne, son enfance où une multitude de petites salles décorées de précieux brocarts bleu roi se succèdent comme à Schönbrunn ou à Versailles où l’on y expose cependant des œuvres de tailles considérables. De la grandeur réduite à demeurer dans des petites pièces.
On passe ensuite à la vie de Marie-Antoinette en tant que Reine de France heureuse et comblée. La salle d’exposition devient alors une scène de théâtre faisant référence au jardin du petit Trianon ou à un Jardin d’Eden et où, entre chaque décor se cachent des objets de son quotidien. La musique est forte et joyeuse, les oiseaux gazouillent et les couleurs pastels passent du bleu au rose. Vitrines, miroirs, monogramme de la Reine, tout y est pour que le visiteur se sente bien dans ce boudoir de reine. On passe ensuite de ce jardin à une salle sombre comme l’intérieur d’un théâtre où encore une fois le visiteur se croit spectateur.
La troisième partie de l’exposition est marquée par un escalier décoré de portraits de femmes de l’époque avec les fameuses coiffures à la Marie-Antoinette qui donnent le tournis tellement ils sont nombreux, et qui aboutissent sur un immense miroir cassé. La dernière salle est la plus impressionnante. Aussi sombre et silencieuse qu’une tombe, éternellement longue et aboutissant sur le portrait de David montrant Marie-Antoinette allant à l’échafaud, cette pièce est immense mais pesante. Les œuvres sont cachées dans le mur de droite donnant une impression de violation de l’intimité de la Reine, alors que les paroles de la reine décorent celui de gauche.
Je regrette n’avoir pas pu prendre quelques clichés de cette scénographie assez exceptionnelle.. A quand les mêmes droits à la presse et aux blogueurs ?!
En sortant, l’immense boutique RMN vous rappelle directement le caractère mercantile de cette exposition surtout souligné par la calèche Ladurée vendant des macarons à la pelle ou encore les étoles, cousins et autres produits dérivés !
Le Musée des Beaux-Arts de Nancy
Il y a peu de temps je suis allée visiter cette capitale Art Nouveau qu’est Nancy et j’y ai tout particulièrement apprécié la mise en valeur des oeuvres au sein du Musée des Beaux Arts.
Mi ancien – mi contemporain, ce musée est des plus déconcertant. L’entrée s’effectue sur la Place Stanislas et nous tombons directement dans un grand espace d’accueil avec la boutique RMN. L’étrangeté du parcours de visite proposé par ce musée réside dans sa manière à nous faire passer d’une époque à une autre. Nous arrivons directement donc face à des oeuvres du XVIII et XIXème siècle, puis du XX et enfin des créations contemporains. Là un choix se pose : soit descendre pour découvrir la collection Daum, soit monter et parcourir les collectons médiévales et du XVIIème siècle.
Bref, l’expérience est assez surprenante mais les espaces d’exposition sont magnifiques. En voici quelques clichés pour vous inciter à voyager ! Vous noterez qu’un dimanche à Nancy c’est mort !
Un lieu où communication muséale et marketing des musées sont à l'affiche.



