Une installation d’art contemporain sur un bâtiment historique de Budapest
Je profite de mon petit séjour à Budapest pour partager avec vous tout ce que je croise ! Alors aujourd’hui, après avoir visiter la Galerie Nationale Hongroise ou la Magyar Nemzeti Galeria en langue locale, nous avons traversé le pont Szechenyi Lanchid et sommes tombés nez à nez avec l’Académie des Sciences / Magyar Tudományos Akadémia décorée d’une installation lumineuse d’art contemporain !
Quelques recherches après, je découvre que ce que nous avions admiré était en fait le résultat d’un artiste connu mondialement pour son travail de destructuration des monuments historiques.
A l’appui de cette oeuvre, un site Internet pas trop mal avec un compte Flickr associé montrant l’évolution de l’oeuvre jour après jour, deux vidéos en streaming et un blog pour les évènements au fil des jours.
m.city - A Contemporary Light Art Installation by Peter Kozma.
Flacopoly - le mythe du collectionneur
La FLAC, Fondation lausannoise pour l’art contemporain, s’est amusée avec les peurs de l’art contemporain et le Monopoly lors de sa dernière journée de débat sur le thème du “Mythe du Collectionneur” le 17 novembre dernier.
Organiser une journée débat sur l’art contemporain c’est bien mais c’est encore mieux quand ça fait rire ! C’est donc en exploitant un maximum le jeu Monoploy que la FLAC a crée le Flacopoly : le temps d’un après-midi, jouez pour devenir le plus grand collectionneur d’art suisse !
Cette journée c’était donc des discours pour essayer de répondre à des questions que tout le monde se pose en cachette : qui est le collectionneur ? Comment se reproduit-il ? où va-t-il chercher toutes ces inspirations ? Mais c’était aussi et surtout l’occasion de découvrir cette édition inédite et grandeur nature du jeu conçu spécialement pour l’occasion : le FLACopoly !
Comment mieux simuler le marché de l’art que sur un Monopoly où l’argent s’échange aussi vite que dans la vraie vie ? ! Le jeu c’est donc un plateau avec des couleurs selon les courants artistiques, des musées, des galeries et de l’argent ! Beaucoup d’argent !
Et les cartes à tirer donnent ce genre de choses : “Vous sortez d’une expo de Philippe Decrauzat, vous avez le tournis, vous tombez dans l’escalier : payez CHF 5’000.– pour remplacer la vitrine” ou encore “Vous finissez ivre au vernissage de Art Basel, payez CHF 1’500.– pour rembourser le costume de Pierre Huber” et pour finir “L’air-bag de votre nouvelle Porsche Cayenne fait exploser votre dernier Jeff Koons installé sur votre siège avant, payez CHF 5’000″.
Petite anecdote : les artistes reçoivent des droits d’auteurs sur chacune des cartes du jeu !
Original, drôle, démocratique, j’ai bien ri alors j’adore !
De retour des IMCA…
…et juste le temps de vous donner les noms des grands musées gagnants ! Le compte rendu sera pour ce week end car la journée fut épuisante !
On rappelle brièvement les règles quand même : 4 catégories - des campagnes déposées par les musées ou les agences - un grand jury - des trophés à gagner !
EXHIBITION CAMPAIGN
National Portrait Gallery (Londres) : Face of Fashion
CORPORATE DESIGN
MUDAM (Luxembourg) : Can’t Wait
A noter aussi que le Palais de Tokyo a eu la médaille de bronze et n’était pas présent pour la recevoir !!!!
INTEGRATION
Southbank (Londres) : Southbank Centre Corporate Design
INNOVATION
MuseumsQuartier (Vienne) : MQ MAN

Merci à AGENDA de m’avoir permis de participer à ce bel évènement !
Kiefer au Louvre
C’était il y a deux jours et c’est encore pour pas mal de temps étant donné que c’est du Louvre lui-même qu’émane cette commande publique !
Faisant suite à cette grande opération de fusion du Louvre et de l’art contemporain en 1953 avec Braque, c’est cette fois çi à Anselm Kiefer de s’approprier un espace du Musée du Louvre.
“L’inscription permanente d’une oeuvre du XXIe siècle dans le décor et l’architecture du palais est le point d’orgue de la nouvelle politique en matière d’art contemporain que le musée du Louvre développe depuis 2003.”
L’inauguration du 25 octobre dernier avait été précédé d’une conférence de presse en juin et sera poursuivie d’un mois d’évènements culturels mis en place en collaboration avec Kiefer autour du concept des frontières.
Je vous invite à visualiser la petite vidéo de présentation de l’invitation de Kiefer au Louvre sur le site Monumenta 2007 ou encore celle de Kiefer lors d’une conférence de presse en décembre 2006 pour l’exposition au Grand Palais.
Je vous entends déjà vous demander pourquoi je parle de ça ici, dans cet espace consacré à la communication des musées. Et bien tout simplement car mettre en place une telle stratégie au sein du Musée du Louvre c’est une preuve d’ouverture vers un nouveau public, une volonté de surprendre, de créer un lien particulier avec les visiteurs amateurs d’art contemporain qui trouvent le Louvre barbant. Mais c’est aussi un moyen de mettre en contact plus ou moins direct un artiste vivant avec une multitude de visiteurs via l’oeuvre bien évidemment mais aussi et surtout via le activités (conférences, concerts, ateliers, etc.) qui sont mises en place autour de cet évènement et suivant les directives de l’artiste.
Quand un musée fait sa Biennale !
Voici un évènement qui ne devrait pas passer inaperçu : le Musée du Quai Branly fait sa biennale des images du monde Photoquai à partir du 30 octobre et jusqu’au 25 novembre !
“Nous ne sommes pas les seuls à regarder le monde. Le reste de l’humanité, lui aussi, le regarde…et il était temps - vraiment temps - de découvrir ces autres images” annonce Jean-Loup Pivin, directeur artistique de cette première édition de Photoquai et spécialiste de la photographie et fondateur de la Revue Noire.
L’évènement est de taille : à l’intérieur du Quai Branly, entre les ponts de l’Alma et Trocadéro, sur la passerelle Debilly et dans le jardin du musée seront exposées des centaines de photographies d’Afrique, d’Asie, des Amériques et de l’Océanie, et ce en accès libre.
La Biennale des images du monde c’est donc :
Photoquai mostra : intérieur (dans les musées, centres culturels, ambassades, galeries…), et extérieur (sur les quais de la Seine) : plus de trente grandes expositions et lieux de projections.
Photoquai forum : débats, échanges, photographes, vidéastes, agences et festivals internationaux de Chine, d’Amérique Latine, d’Afrique…
Photoquai studio : les étudiants des Beaux Arts, des écoles de l’image et les artistes de plusieurs continents fabriquent des images pendant Photoquai sur un bateau ou dans un lieu qui se transforme en atelier virtuel en temps réel des cinq continents.
Photoquai international : constitution d’un réseau d’informations et de coopération entre différentes institutions, agences, festivals.
C’est une initiative intéressante dans la mesure où elle est née dans un musée. Ainsi, le Quai Branly pourra se faire connaître auprès d’un public nouveau et international en tant qu’initiateur d’une nouvelle biennale ! C’est une première et c’est donc aussi un grand évènement de relations publiques et presse !
Très dynamique, toujours à proposer une multitude de nouvelles expositions, le Quai Branly veut marquer les esprits et ça fonctionne !
Un petit point sur le site Internet dédié à cette Biennale des images du monde :
- un logo web 2.0 qui fait maintenant un peu dépassé
- une multitude de partenaires puissants et bien présents sur le site Internet
- des textes lourds et illisibles
- une naviguation simple et non originale
En bref, un site qui ne vaut pas le coup, allez plutôt voir les photos !
Vente aux enchères silencieuse au Palais de Tokyo
Le 16 mai dernier le Palais de Tokyo organisait une vente aux enchères au profit de Médecins Sans Frontières avec 18 photos d’artistes mis en vente et 7 cerfs volants crées par des créateurs.
Vendredi prochain (19/10 à 20h) le programme sera bien différent mais la vente aux enchères promet aussi puisqu’elle sera silencieuse !
Ainsi, depuis hier se tient l’exposition de la vente sur la mezzanine du Palais de Tokyo avec les oeuves mises en vente. Le principe est simple : la vente silencieuse se déroule sur 4 jours avec une adjudication le vendredi à 20h et les potentiels acheteurs n’auront qu’à indiquer le prix qu’il souhaite à partir du moment qu’il est supérieur à la précédente enchère.
Et cette fois ci le produit de la vente sera destiné au programme artistique du Palais de Tokyo.
A noter : on peut aussi enchérir par email !
C’est tout simple mais il fallait y penser ! Ca ne demande pas beaucoup d’organisation vu que tout se fait tout seul, celà permet aux acheteurs de fréquenter le musée ce qui ne fait généralement pas parti de leurs habitudes, celà permet aussi de donner la possibilité aux non-collectionneurs d’acqérir des oeuvres d’art.. en fait on est en pleine démocratisation de l’art et du marché de l’art !
Une chose assez fabuleuse aussi c’est que toutes les oeuvres ont fait l’objet d’un don des artistes au musée et les commissaires priseurs (de chez Artcurial, Christie’s, Drouot et Sotheby’s) font ça bénévolement !
Le Palais de Tokyo a des admirateurs et ça fait plaisir ! Pas la peine pour lui de se confronter au problème de l’inaliénabilité des oeuves !
Boris Achour - Les femmes riches sont belles
Verne Dawson - Tortoise and Frog
Valery Grancher - Google 14 juillet 2006
Agnès Thurnauer - Sans titre
FIAC 2007
Attention la FIAC ça commence demain et c’est pour quelques jours seulement !
Du 18 octobre au 22 octobre au Grand Palais et à la Cour Carrée du Louvre !
2007 : une FIAC fédératrice et internationale.
“Aujourd’hui, la FIAC n’est plus seulement l’évènement en soit que l’on connaît; elle joue également un rôle central dans la dynamisation de la scène française: elle doit fédérer toutes les énergies en faveur de la création et créer des synergies entre des évènements distincts.[…] C’est la venue d’une douzaine de galeries américaines qui crée l’évènement en 2007 ainsi que l’ouverture à l’Inde, à la Pologne et au Mexique” Martin Béthenod.

Les foires off :
- Show Off du 17 au 22 octobre à l’ Espace Pierre Cardin.
- Slick off du 19 au 22 octobre à la Bellevilloise ou au Carré de Baudoin.
- Hors-limites du 18 au 22 octobe du petit palais à la place Concorde.
- Les Elysées de l’Art du 18 au 22 octobre sur l’Avenue des Champs Elysées.
Nuit Blanche Nuit Blanche
La Nuit Blanche 2007 approche à grands pas ! Libérez-vous, organisez-vous, regroupez-vous et profiez en ! La Nuit Blanche 2007 c’est samedi 6 octobre de 19h à 7h du mat’ !
Pour s’organiser tout est sur le site dédié à la Nuit Blanche 2007 ou l’édition de cette semaine du A Nous Paris.
L’une des caractéristiques de la Nuit Blanche sur le net c’est leur volonté de créer un nouveau site, avec un nom de domaine propre et une esthétique unique pour chaque année ou presque. En effet, le site de la toute première Nuit Blanche en 2002 manque.
Nuit Blanche 2002 : pas de site, juste une affiche toute simple, c’est le début !
Site Nuit Blanche 2003 : site non accessible mais on peut voir toutes les couleurs utilisées pour la homepage et les graphismes si à la mode en 2003 !
Site Nuit Blanche 2004 : Pour moi ce site est le meilleur grâce à sa possibilité de préparer d’une manière interactive sa nuit blanche via son “panier d’art virtuel”, une rubrique “les blogueurs en parlent”, un petit sondage en ligne et enfin une carte très dynamique pour parcourir la niut blanche virtuellement et se préparer. Bon et aussi deux petits trucs à noter : tout est en flash et le programme n’était pas dispo sur portable mais sur PDA ! J’adore voir l’évolution des technologies de cette manière !
Site Nuit Blanche 2005 : des trucs qui bougent dans tous les sens quand on passe la souris, en 2005, c’est du flash dans tous les sens ! Et c’est tout, on tombe directement sur des textes lourds et trop condensés, assez vide mais très dynamique ce site !
Site Nuit Blanche 2006 : Le site n’est plus disponible et a été remplacé par le blog du programme qui est intéressant de souligner ! Et oui, l’année du blog est passée par là aussi ! Le site était aussi disponible sur portable !
Site Nuit Blanche 2007 : en ce qui concerne la forme, le site de la NB2007 suit plutôt des règles réservées aux blogs telles que la sidebar, interactivité, invitation à l’échange, des encadrés dans tous les sens, des vidéos et pas de page d’accueil en flash. Cependant, j’apprécie grandement les nombreuses interviews de professionnels au format vidéo, les zooms hebdomadaires sur une oeuvre choisie histoire de se mettre dans le bain, les petites cartes avec les lieux à visiter et surtout le site de la Nuit Blanche au format mobile !
Petit rappel historique en chiffres :
- Le début de la Nuit Blanche c’est en 2002 avec 500 000 visiteurs
- C’est 20 lieux en 2002 et 110 en 2003
- C’est 1 300 000 visiteurs en 2005 et 1 500 000 en 2006 !
La Fondation Cartier s’exporte
Après le Louvre qui envoie ses oeuves à Atlanta, à Abu Dhabi et même en Chine (en 2008 pour l’exposition “Napoléon 1er et son temps”), ou encore le Centre Pompidou et le Musée d’Orsay, voilà que les fondations ont auss décidé de louer leur exposition “clé en main”.
Ce qui particulièrement intéressant dans cet initiative c’est l’adaptation de l’artiste au nouveau lieu dans la mise en scène de l’exposition !
Ce n’est donc pas seulement une location d’exposition toute bête étant donné que l’artiste doit encore une fois s’engager dans un processus de création.


Rugby et Musées
Le rugby envahit déjà nos rues, nos magasins, nos cinémas, etc etc, et voilà qu’il est même dans nos musées !
Les Abattoirs :
“A l’occasion des matchs de la Coupe du monde de Rugby 2007 se déroulant à Toulouse, les Abattoirs, musée d’art moderne et contemporain, organise en partenariat avec la Mairie l’exposition Rugby qui, à partir d’un sujet circonscrit, propose une iconographie ouverte.” (extrait du communiqué de presse).
Edouard Levé, “Rugby”. Courtesy Galerie Loevenbruck, Paris
Edouard Levé, “Rugby”. Courtesy Galerie Loevenbruck, Paris
Murielle Astié, “Papiers Tableaux” (détail).
Le Quai Branly :
Des animations multiples et variés, des cultures qui se mélangent et se découvrent, un terrain de rugby sur le toit du musée, des tables ronde, des projections, bref, le Quai Branly a eu moultes idées pour développer le rugby dans son espace culturel.
Ces deux initiatives ont elles pour vous un certain attrait culturel ou est ce seulement du marketing et “un filon à ne pas louper” ?? Ce qui est certain, c’est qu’ils ont tous les deux mis le paquet au niveau de la communication. J’ai hâte d’en savoir plus sur les retombées de ces deux expositions au niveau des visiteurs !
Un lieu où communication muséale et marketing des musées sont à l'affiche.



