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Entre le musée de la Marine et le musée de la Poupée

La semaine dernière fut chargée en vernissages..Entre le musée Jacquemart-André et l’exposition De Goya à Dali, les nouvelles expositions du musée du quai Branly, l’exposition Yves Saint Laurent au Petit Palais, j’ai choisi de vous parler ici de deux vernissages qui ont tout particulièrement attirés mon attention : Tous les bateaux du monde au musée national de la Marine et Les Sybarites au musée de la Poupée..

Intriguée par le concours lancé sur Facebook consistant à finir la phrase “tous les bateaux du monde…” afin de gagner une invitation au vernissage de l’exposition, j’ai donc fait un saut au musée où y travaille depuis peu mon amie Mériam, de Museonet. Les phrases gagnantes du concours sont visibles ici et les photos des fans Facebook sont ici !
Ce qui m’a beaucoup changé c’est que, vu que le musée de la Marine est sous l’égide du Ministère de la Défense, il y avait de nombreux généraux et gradés dans l’assistance !
L’exposition présente ainsi les maquettes de bateaux du monde entier suivant les croquis du Capitaine Paris ainsi que des aquarelles nous plongeant dans les univers parcouru par le Capitaine…

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Dès mon arrivée à Paris, il y a maintenant 7 ans, je m’étais empressée d’aller visiter ce petit musée caché par les grands tuyaux du Centre Pompidou et qui me réservé de belles surprises. Petit musée parisien né de la passion d’un père et d’un fils, Guido et Samy ODIN, tous deux devenus collectionneurs de ces petites dames précieuses que l’on appelle “poupée”. Le musée vous dévoilera plus de 500 poupées de 1800 à 1919 dans un décor de contes de fée…
L’exposition temporaire présente actuellement une partie de la grande collection des poupées Sybarites pour le cinquième anniversaire de la marque de haute-couture habillant ces nouvelles icônes de la Mode ! Beau parallèle entre les poupées de mode des siècles derniers tels que les poupées Pandores de l’Ancien Régime dont Rose Bertin se servit abondamment ou les Parisiennes du Second Empire, les poupées sont présentées ici comme de vraies petites reines de la Mode dont les femmes s’inspiraient au jour le jour.
Outre cette belle exposition, ce qui m’a vraiment surprise fut l’ambiance de folie qui ressortait du vernissage…Gaieté, excentricité, convivialité étaient les maîtres mots, la mode se ressentait au delà des poupées et la créativité respirait à travers chacun.

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Quand les expos s’affichent de Paris au Japon

Ces derniers jours, les affiches et pub d’expositions sont de plus en plus nombreuses autour de moi et ont même tendance à me noyer sous leurs gros titres..Voici donc un rapide article sur les affiches parsemées actuellement à Paris, Toulouse et au Japon !


Lancement du site du musée Albert Kahn entre blogueurs

Nous étions une dizaine à nous retrouver au musée Albert Kahn ce soir pour une soirée exceptionnelle de lancement du site internet.
Ce grand projet a commencé pour moi en janvier 2009 où l’agence You-Team m’a proposé de les assister dans la refonte du site internet du musée. J’ai donc conseillé le musée en les aidant à se positionner face à ce que devrait être le nouveau site internet, à déterminer quels étaient les besoins en interne, les attentes des publics, les services et outils à mettre en place, etc. Une année après, me revoilà au musée Albert Kahn pour organiser cette belle soirée entre blogueurs. Je me souviens bien de ma toute première visite du musée Albert Kahn, de cette impression de force tranquille qui somnole à Boulogne, cette nature vivante et splendide contenue dans un parc encadré de routes bruyantes… C’est ensuite que j’ai découvert les autochromes du musée, la passion qu’ils pouvaient faire naître en nous en dévoilant des instants de vie volés à un autre temps, et le tout en couleurs ! Puis j’ai rencontre Mr Gilles Baud-Berthier, directeur du musée, qui a su encore plus me passionner pour le musée et sa collection. Ce directeur a en effet ce don précieux d’être passionné et donc passionnant à chaque phrase. Ma dernière belle expérience fût la découverte de la salle des plaques, la bibliothèque des autochromes comme je l’appelle souvent….Une pièce qui n’a pas bougé depuis les années 20 et qui contient toutes les boîtes en bois dans lesquelles les autochromes étaient rangés. Un lieu unique et secret qui a gardé un mystère presque mortuaire quand on se retrouve face à toutes ces boîtes vides qui ont contenues, jadis, les images de tant de vies..

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Tout cela pour vous expliquer que le musée Albert Kahn a su me passionner au cours de ces derniers mois, et organiser cette soirée entre blogueurs pour la mise en ligne des Archives de la Planète d’Albert Kahn était pour moi une sorte d’aboutissement. Je n’ai jamais dit que le nouveau site internet serait rempli de gadgets web 2.0 ou d’innovations ultra-numériques, juste que ce site représentait un grand pas pour l’Humanité…Simplement la diffusion des Archives de la Planète !

A découvrir : la bande-annonce du nouveau site internet du musée Albert Kahn :


Bande-annonce du nouveau site: www.albert-kahn.fr (HD)
envoyé par Musee-Albert-Kahn. - Regardez plus de courts métrages.

Nous voilà donc lundi 8 mars à 18h30 au musée Albert Kahn où nos invités les blogueurs arrivent petit à petit, son accueillis par l’équipe communication et web du musée, mais aussi par Gilles Baud-Berthier, le directeur en personne, qui n’hésitera pas à nous suivre tout au long de la soirée et de l’agrémenter d’anecdotes et de réflexions comme on les aime. La soirée a commencé par une (re)découverte des jardins d’Albert Kahn où nous avons failli perdre du monde puis nous sommes ensuite allés visiter cette fameuse salle des plaques qui me tenaient tant à cœur où Ronan Guinée, spécialiste de la numérisation des autochromes du musée, nous a expliqué l’autochrome, son procédé, son histoire et la salle des plaques. L’échange a très vite pris des allures de débats où le procédé de numérisation utilisé, les droits des images, la licence creative commons, la diffusion des images ont été abordés. Nous sommes ensuite rentrés au musée où la présentation du nouveau site internet nous attendait en exclusivité ! Monica Craignou, webmaster du site, nous a ainsi décrit son “petit bébé” et nous a surtout dévoilé la mappemonde d’où toutes les Archives de la Planète seront accessibles et les images naufragées, sorte d’appel à contribution pour retrouver l’identité et la localisation d’une image.
La soirée s’est achevée autour d’un buffet où les discussions entre les blogueurs et l’équipe du musée allaient à tout va, puis par un petit sachet cadeau !
Ce soir, le musée a fermé ses portes à 21h30 pour se préparer à rentrer dans “l’ère du numérique” !
Mis en ligne du nouveau site internet le 9 mars !
A suivre : la vidéo de la soirée !
Et en attendant : voici quelques images (promis je m’achète très vite un nouvel appareil photo !)

Et pour les curieux, voici la liste des blogs invités triés sur le volet !
http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/
http://carpewebem.fr/
http://www.louvrepourtous.fr/
http://fr.ulike.net/
http://www.deedeeparis.com/blog/
http://www.parisdailyphoto.com/
http://www.museonet2.com/
http://clement.blogs.com/
http://flavors.me/maelis#_
Merci à tous pour cette soirée réussie !


MARS 2010 : l’agenda des expositions

Mars arrive et nous apporte les nouvelles expositions que l’on attendait tous !

Peinture:
Turner et les maîtres au Grand Palais (Paris) jusqu’au 24 mai
Du Greco à Dali, grands maîtres espagnols de la collection Pérez Simón au musée Jacquemart-André du 12 mars au 1er août
Edvard Munch ou l’Anti-Cri à la Pinacothèque de Paris jusqu’au 18 juillet

Photo
Éloge du négatif. La photographie sur papier en Italie, 1846-1862 au Petit Palais (Paris) jusqu’au 2 mai
Versailles photographié au château de Versailles jusqu’au 25 avril
Bretagne : voyager en couleurs au musée Albert Kahn (Boulogne-Billancourt) jusqu’au 4 juillet
Robert Doisneau, Du métier à l’oeuvre à la Fondation Henri-Cartier Bresson (Paris) jusqu’au 18 avril
Lisette Model, photographe au Jeu de Paume (Paris) jusqu’au 06 juin
Paris inondé 1910 à la Galerie des Bibliothèques jusqu’au 28 mars 2010
La photographie n’est pas l’Art au musée d’art moderne de Stasbourg jusqu’au 25 avril

Multi-disciplines
Bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin au musée de la Vie Romantique (Paris) jusqu’au 11 juillet
Rétrospective BEN au musée d’art contemporain de Lyon du 3 mars au 11 juillet
Sainte Russie, de la Rus’ de Kiev à la Russie de Pierre Le Grand au musée du Louvre (Paris) à partir du 5 mars jusqu’au 24 mai
Crime et châtiment de Goya à Picasso au musée d’Orsay (Paris) du 15 mars au 25 mai
Les Orientales à la Maison de Victor Hugo (Paris) du 26 mars au 4 juillet
C’est la vie ! - Vanités de Caravage à Damien Hirst au musée Maillol (Paris)  jusqu’au 28 juin
Erro, 50 ans de collages au Centre Pompidou jusqu’au 24 mai
Paris, Ville rayonnante au musée du Moyen-Age (Paris)  jusqu’au 24 mai
Les Ballets russes à la BNF jusqu’au 23 mai

Mode
Yves Saint-Laurent, 40 ans de création au Petit Palais (Paris) du 11 mars au 29 août
Dior La passion créatrice au musée du président Jacques Chirac (Sarran) jusqu’au 15 avril

Sculpture
Rodin, Les Ombres au musée des beaux-arts de Quimper du 5 mars au 7 juin
Gustave Moreau. L’Homme aux figures de cire jusqu’au 17 mai au musée Gustave Moreau

Dessins
De chair et d’esprit. Les dessins italiens du musée de Grenoble (1450-1770) au musée des beaux-arts de Grenoble du 6 mars jusqu’au 30 mai
De Watteau à Degas. Dessins français de la Collection Frits Lugt à l’Institut Néerlandais jusqu’au 11 avril

Une exposition à l’étranger à ne pas louper  :
Le Symbolisme en Belgique au musée des beaux-arts de Bruxelles du 26 mars au 27 juin

Elles s’achèvent en mars !
La Cave de Joséphine au Musée du château de Malmaison jusqu’au 8 mars 2010
Isadora Ducan (1877-1927) : une sculpture vivante au musée Bourdelle jusqu’au 15 mars 2010
D’Hermes au sms…ou la saga du message à l’Adresse Musée de la Poste jusqu’au 6 mars
Lanterne magique et film peint à la Cinémathèque de Paris jusqu’au 28 mars
Sarah Moon - Le théâtre royal de Turin à la Maison Européenne de la Photo jusqu’au 7 mars

Les dandys dans l’oeuvre de Balzac à la Maison de Balzac (Paris) jusqu’au 28 mars

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Le nouveau site du musée Maillol

Il a fallut attendre l’arrivée de l’exposition Vanités pour que le musée Maillol change son site internet et il était temps !
Nous avons maintenant le droit à un site internet tout en vidéos dès la page d’accueil et beaucoup de visuels montrant la diversité des contenus produits pour l’exposition. Le site du musée prend donc les couleurs et le contenu de l’exposition temporaire, ne laissant que peu de place au reste de la collection. Les informations concernant la collection permanente ou l’histoire du musée étant en effet mis au second plan avec l’onglet “le site du musée” qui nous ramène sur l’ancien site du musée. Nous comprendrons donc que tout ceci n’est que provisoire et que la communication autour de l’exposition étant tellement puissante que le site du musée devient l’exposition Vanités.

Le visuel, l’évènementiel prend donc le dessus sur tout le reste, les images devant parler par elles-mêmes et attirer le visiteur juste par le simple fait d’exister.

Nous remarquerons bien évidemment que les partenaires ont une place de choix dans ce nouveau site étant donné qu’ils sont directement sur la page d’accueil.
A noter aussi que le format texte est presque complètement supprimé dans ce site évènementiel étant donné que l’unique page texte fait quelques lignes seulement, ou sur le dossier de presse au format PDF.
Vidéo ou PDF ? Le choix est restreint si l’on souhaite en savoir un peu plus sur l’exposition…”Allez visiter et vous verrez” comme disait l’autre ! Par contre, les vidéos valent le coup d’être vues…spontanées et naturelles, elles nous éclairent sur les artistes présentés et leur vision de considérer les vanités. Entre humour et scinisme, les interviews sont très plaisantes à regarder et d’un nouveau genre…Elles sont bien évidemment signée “Patrizia Nitti”, la nouvelle directrice du musée.
A noter aussi que derrière ces onglets “vidéo” ce cachent quelques diaporamas photos aussi, dommage que les légendes soient manquantes cependant. N’hésitez pas à utiliser le plein écran pour admirer les images en haute-définition.

Qu’en pensez-vous ?
Doit-on baser nos sites évènementiels sur du visuel photo et vidéo uniquement et laisser le texte de côté ? Ne sommes-nous pas dans une ère où le visuel prédomine, où la vidéo devient maîtresse et où le marketing et la communication régissent tout ?
A vous la parole??

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Retour de la soirée des fans Facebook du musée des Arts Décoratifs

La soirée des fans FB du musée des Arts Décoratifs

Intriguée puis happée par l’euphorie médiatique qui s’est construite autour de cette soirée, je devais m’y rendre pour voir de quoi il en retournait !

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A savoir que tout a commencé par un compte Facebook qui ne prenait pas vie, ou trop peu aux yeux du webmaster…L’idée lui est donc venue d’organiser une soirée pour les fans FB des Arts Décoratifs..Une soirée où les fans se sentiraient comme chez eux, où ils pourraient se rencontrer et faire connaissance avec Fabien, le môsieur derrière le compte Facebook. L’annonce d’une surprise a donc tout d’abord attisé la curiosité des fans de la première génération, puis un challenge a fait exploser le compteur des amis FB des Arts Décoratifs : soirée spéciale pour vous si on dépasse les 2000 fans ! Le challenge est lancé, le buzz commence, la vague des nouveaux fans grossit au fur et à mesure des jours et d’une façon remarquable ! En quelques jours seulement, les Arts Décoratifs avaient 2000 fans, puis 3000 et maintenant une centaine en plus !

artsdeco_fb_surpriseartsdeco_fb_annonceartsdeco_fb_2000artsdeco_fb_invitexpoFacebook y a été pour quelques chose bien évidemment mais ce qui a surtout fait exploser le compteur c’est les articles de presse papier telles que A Nous Paris, ArtClair et Paris-Art. Comme quoi les médias sont de plus en plus complémentaires et corrélés. Une bonne stratégie de communication ne peux plus se passer de relations inter-médias et inter-supports. Comment bien lancer un évènement ou autre sans passer par la presse ? par internet ? par les affiches ? et bien d’autres ?! Le tout est lié, il suffit de savoir actionner les bons leviers pour ne pas perdre d’énergie et de temps et que chaque action touche les bonnes personnes au bon moment…Du marketing, simplement des règles de base du marketing : multiplier les supports pour toucher les différents cibles.

artsdeco_fb_anousparisEt alors cette soirée ?

Et bien je suis arrivée au guichet en montrant ma petite invitation imprimée et bien remplie, on m’a alors remis un ticket d’entrée en m’invitant à donner mon bout de papier à “Fabien le webmaster”. Bon, il faut savoir que les ascenseurs étaient remplis, j’ai donc du prendre les escaliers et arriver par la porte de derrière. Je n’ai donc pas pu être accueilli par le sourire du webmaster, mais je suis allée à sa rencontre un peu plus tard où il m’ a remis un joli sticker “Fan Facebook”.

Une fois stickée j’ai pu aller visiter l’exposition Animal, inaugurée la veille, et découvrir un vrai vernissage de jeunes comme je n’en avais jamais vu ! Que des petits jeunes de 16 à 25 ans en pleine gourmandise artistique !

Vers 19h30, le musée avait déjà accueilli 300 fans FB…et donc bien plus jusqu’à la fin de la soirée j’imagine ! Ainsi…plus de 10% des fans virtuels sont devenus réels ! Voilà enfin un chiffre qui va faire plaisir ! Un chiffre qui nous donne directement le lien entre le virtuel et le réel ! J’attends donc le chiffre final avec impatience !

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A lire aussi : l’article de Louvre pour tous !


Quand la BBC et le British Museum s’associent pour refaire l’Histoire

A History of the World” est le début d’une grande plateforme d’échange d’objets et de connaissances pour refaire l’Histoire du monde. Tout a commencé par la mise en ligne de 100 objets des collections du British Museum choisis par le directeur lui-même, 100 objets illustrés, renseignés et placés dans une frise chronologique dynamique. Le but étant d’inviter les autres musées et les particuliers à construire l’Histoire du monde en ligne en déposant des objets marquants ou anodins, mais qui créent notre Histoire. L’approche de navigation est aussi tout à fait particulière puisqu’elle correspond aux différentes visions que l’on peut avoir d’un objet : sa couleur, sa matière, sa date, son origine, sa taille, sa signification, etc..

Passant de l’histoire de la trouvaille d’un silex en Afrique racontée par un particulier à un chapelet du XVIe siècle, en passant par un vélo des années 60 ou le mouton Dolly, l’Histoire se crée sous nos yeux.
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Actuellement, soit deux mois après le lancement de ce grand projet, plus de 350 musées ont déposés des objets et une multitude de particuliers.
Allant bien au-delà de la simple contribution d’images, le projet “A History of the World” c’est aussi une série d’évènements réels ou multimédias. Toutes les semaines, un thème est choisi et est mis en valeur sur le site du British Museum en page d’accueil, puis expliqué par des conservateurs qui publient des podcasts audio ou par l’équipe de la BBC qui diffuse les reportages ou séries télévisées en relation.
Ajoutez à cela un programme pour les scolaires et les enfants rendant les objets plus accessibles et illustrés de plus d’images et de vidéos.
Bien évidemment, vous pouvez suivre l’évolution du projet à travers le blog ou encore devenir fan sur Facebook !

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Avec le dernier projet d’Arte et du Louvre “4 semaines“, les musées et la télévision entament une nouvelle génération de contenus culturels multi-médiatisés et multi-médias..L’avenir des musées ? L’avenir de la télé ?

Pour devenir fan du projet A History of the World sur Facebook c’est par ici !
Pour déposer son objet c’est ici !


Services numériques culturels innovants 2010 : les résultats !

Les résultats du grand appel à projets du Ministère de la Culture et de la Communication intitulé “Services numériques culturels innovants 2010″ ont été publiés aujourd’hui…Profitons de cette bonne nouvelle pour décortiquer ce que seront les musées en 2010 !

Pour ceux qui ont un petit trou de mémoire, n’hésitez pas à relire mon article sur le sujet ou à parcourir l’annonce officielle de l’appel à projets 2010.

Au total, ce sont 62 projets qui ont été sélectionnés pour recevoir une aide financière du MCC et un soutien tout au long du projet. Ce qui est très intéressant dans ce panel de projets numériques culturels innovants est la multiplicité et diversité des idées et des structures retenues.
Parmi ce lot de beaux projets, voici les quelques uns qui retiennent tout particulièrement mon attention :
- ARTE Live Web / Avignon : plate-forme participative mêlant spectacles et contenus générés par les internautes : un site où la vidéo est au coeur de l’actualité du Festival d’Avignon, mais aussi et surtout les contributions des internautes. Un 4semaines Louvre/Arte 2.0 ?
- Opéra Bis : une saison d’opéra, diffusée gratuitement et en direct dans un opéra situé en monde virtuel accessible via internet : l’Opéra de Rennes ouvre sa programmation aux internautes
- Au sein d’une bibliothèque numérique des enfants, développement d’une galerie des images et d’un “labo”regroupant des outils d’appropriation par les enfants pour créer leurs favoris, produire des objets et les mettre en forme, communiquer avec leurs amis : pour que le lien se fasse du réel au virtuel et que les enfants en soient à l’origine
- LOCUS IMAGINIS : Dispositif interactif et collaboratif qui permet d’accéder à l’information culturelle d’un monument via une prise de vue photographique personnelle, positionnée en 3D : si dans le futur le Centre des Monuments Nationaux arrive à mettre ce dispositif en place sur l’intégralité de ses monuments, il va falloir s’attendre à une expérience très riche et passionnante. En espérant maintenant que le périphérique sera accessible à tous si vous voyez ce que je veux dire..En attendant, j’ai hâte de voir ce qu’ils vont développer avec le château Comtal.

Certains projets ne sont pas tellement décrits et m’intriguent fortement :
- « ToulouseBibmob » : services de bibliothèque sur smartphone
- Digital Live / DIGIT’ARLES : projet d’interface d’utilisateur pour enrichir l’expérience du Live : quand SFR et la ville d’Arles s’associe pour créer des spectacles encore plus vivants..j’ai hâte de découvrir ça !
- « Archi-junior » : site Internet sur l’architecture dédié au jeune public (de 7 à 12 ans) notamment malvoyant pour la Cité de l’Architecture et du Patrimoine (par Mosquito et l’Education Nationale) : un très très beau challenge !
- Versailles en direct : la vidéo numérique en direct dans les classes pour des ateliers pédagogiques immersifs et interactifs : pour introduire le numérique dans les écoles et faire profiter les élèves d’échanges enrichissants avec les experts du château sans devoir se lever à 6h du matin pour prendre le car !
- Espace de navigation interactif dans les collections Etienne-Jules Marey : navigation/annotation multimodale à plusieurs, interaction avec des documents, des flux audiovisuels et des gestes : vous arrivez à visualiser ce que ça donnera ?
- Sur téléphone mobile et ou sur le Web, MONUMEN est un guide interactif permettant de découvrir dans les villes les sculptures et monuments commémoratifs du XIXe et XXe siècles par géolocalisation, avec possibilité d’accès direct aux informations concernant l’historique de l’oeuvre, sa nature, les artistes ayant contribué à sa conception : pour découvrir l’histoire des villes et de ses habitants à travers ces monuments parsemés dans la ville et qui nous échappent trop souvent..
- Promenade urbaine augmentée : réalisation de parcours singuliers pour découvrir la ville et le patrimoine urbain autour de technologies centrées sur la mobilité et
la réalité augmentée : et si Rennes devenait la première ville à nous offrir une réelle visite culturelle en réalité augmentée ?
- Personnaliser votre visite à la Cité de l’Immigration application en mobilité : quand la CNHI nous propose une visite personnalisée et beaucoup plus intime, en toute mobilité !

Et voici un projet que j’attends avec impatience pour le contenu exceptionnel qui sera mis en ligne !
Plate-forme collaborative de la cinémathèque numérique autour du catalogue de longs-métrages de fiction français produits entre 1919 et 1929 et autour de photogrammes tirés du fonds de burlesques américains : quand la Cinémathèque de Toulouse ouvre sa collection de films N&B au monde !

Mon dernier coup de coeur servira à nombres de musées une fois qu’il sortira vu qu’il sera en open-source !
Application « opensource » (logiciel libre) destinée à intégrer des dispositifs interactifs tactiles multipoints pour permettre aux visiteurs d’explorer des objets
de collection et d’effectuer des recherches et des regroupements selon différents critères (ex. chronologiques, géographiques, systématiques,disciplinaires…).

Pour parcourir tous les projets sélectionnés, c’est par ici !


Retour des rencontres nationales du CLIC

La journée avait été fortement annoncée sur Twitter, Facebook, blogs et autres…La voici maintenant passée, avec un compte-rendu à rédiger !
C’est ainsi que pendant une journée entière, 180 professionnels de musées se sont retrouvés pour écouter et échanger avec plus d’une vingtaine d’intervenants à la Cité national de l’Histoire de l’Immigration (Paris).
Pour moi, la journée a malheureusement du débuter à midi, je vous invite donc à parcourir le compte-rendu rédigé en direct de la conférence par Yves-Armel Martin.

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A mon arrivée, je trouvais Loic Tallon (PocketProof) et Pierre-Yves Lochon (CLIC) assis sur l’estrade à parler et débattre face au public, pas le temps de comprendre de quoi il en retournait, Loic se lève et laisse place aux jeunes filles de chez Heaven. Voici une agence que j’ai toujours beaucoup apprécié pour ses idées et son dynamisme, je parle ici tout particulièrement du programme de fidélisation blogueurs qu’ils ont mis en place avec la maison Boucheron. Un réel succès selon moi…Par contre, pour cette fois, il est clair qu’Heaven n’est pas spécialisé musée et qu’ils n’ont pas conscience des avancées technologiques et web que l’on peut avoir dans nos petits musées..D’un autre côté, elles n’étaient pas là pour ça, mais plutôt pour nous parler de “l’impact du numérique sur le marketing et la communication” et là, effectivement, les grands noms ont bel et bien étaient lancés : Google, Youtube, Facebook, UGC, Twitter, Foursquare, iPhone…le web change nos comportements et nos stratégies…ça nous l’avions bien compris sinon nous ne serions pas ici à la CNHI.

Pause déjeuner marocain, puis nous revoilà partis pour une belle après-midi d’interventions et de tables rondes. Nous commençons avec Aurélie Henry, française qui s’est expatriée à Washington le temps de devenir chef de projet numérique à la Smithsonian Institution. Son intervention s’est concentrée sur la grande question de la Smithsonian : comment créer un musée sans musée ? C’est à dire comment faire de cette multitude de musées, laboratoire et zoo un seul et unique personnage culturel ? La question est de taille et me rappelle fortement le cas du Musée national d’histoire naturelle de Paris où les bâtiments sont aussi très nombreux et différents et la personnalité directrice dure à trouver. La réponse du Smithsonian est que sa richesse réside dans les histoires dont elle regorge, ces histoires que l’on peut faire vivre en ligne à travers tous ces bâtiments. C’est ainsi que le Smithsonian Commons a vu le jour, ayant pour objectif d’avoir une seule destination signée Smithsonian en ligne.


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J’ai ensuite eu 15 min pour détailler quelques bons exemples d’utilisation des réseaux sociaux par les musées. Rien de plus à rajouter étant donné que tout est sur Buzzeum ou sur le PPT ci-dessous :


Pierre-Yves Lochon (CLIC) a repris la parole en nous annonçant les 3 grandes tendances de l’année 2009 pour les musées et le web : les initiatives de coopération entre musées (Artbabble, Artsconnected, CulturesTV, Creative spaces) , les contenus enrichis (MoMAvideo, TateChannel, The Forbidden City, Prado et Google Earth) et l’implication du public dans nos projets (”Aller chercher un autre public par effet de contagion”).

Puis une table-ronde sur les nouveaux contenus et services sur les sites internet nous a permis d’écouter Judith Panijel qui nous a expliqué comment le portail des musées de Haute-Normandie avait pu naître, puis Cécile Chassagne nous a décrit le module 3D collections du musée du quai Branly comprenant 400 objets en 3D. Enfin, Erwan Tanguy, du musée du Bretagne, nous parler de l’exposition Boat People et du site qu’ils ont monté. Afin d’améliorer la présence en ligne de l’exposition et le référencement du musée et de l’exposition, un appel à contributions photo a été lancé via Picacsa autour des Boat People, ainsi qu’un TwitterWall avec le hashtag #boatpeople.

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Une seconde table-ronde autour de la culture mobile a ensuite été mise en place pour donner la parole à Philippe-Arnaud Ducatillon (Audiovisit). Se basant sur les résultats d’une étude effectuée par Audiovisit sur 530 visiteurs, quelques chiffres ont été données nous montrant que 84% des gens aimeraient utiliser leur mobile comme audioguide et que 50% seraient prêts à payer 3€ pour le contenu de l’audioguide sur mobile.
Nous avons aussi appris que depuis quelques jours, 50 millions d’iPhone et d’iPod touch ont été vendu, mais aussi que, d’ici 2013, il y aura autant d’Iphone que d’Android sur le marché !
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Benjamin Bardinet (responsable de l’action éducative et de la médiation du Palais de Tokyo) nous a présenté le service Bluetooth mis en place pour les expositions de 2009 par FaberNovel et Nokia, afin de créer de la médiation mobile et vidéo. Il est est ressorti que la technologie Bluetooth ne convenait pas au public du Palais de Tokyo (jeune, branché et technophile) qui a tendance a avoir un iPhone et donc à n’être pas compatible avec le Bluetooth. De plus, malgré les efforts de commande de vidéos/oeuvres “mobiles” à des artistes ou autres, un sondage nous apprend que les visiteurs souhaitent voir les coulisses et des interviews ou pouvoir accéder à un contenu classique d’audioguide, nous expliquant les oeuvres comme dans tous les autres musées.
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Marjorie Lecointre (responsable communication du Grand Palais) nous a ensuite expliqué en quoi la mise à la dispostion des visiteurs d’une application iPhone et de contenus en Bluetooth avait pu changer le Grand Palais, permettant ainsi aux visiteurs de comprendre le lieu alors qu’il est fermé au public. A savoir que l’application iPhone a connu un grand succès avec 35 000 téléchargements en 5 mois(dont 20 000 les 3 premières semaines grâce à la tâte de gondole de l’AppStore). L’objectif de 2010 est maintenant de redynamiser l’application iPhone et de s’en servir comme outil de fidélisation. Le Grand Palais est donc devenu producteur de contenu web et multimédia.
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Un chiffre s’est échappé de l’assistance : l’application iPhone du musée du Louvre a été téléchargé 1 000 000 fois en 2 mois !

La journée s’est achevée avec une dernière table-ronde autour des partenariats numériques, laissant ainsi la parole à Catherine Derosier Pouchous (productrice chargée de mission audiovisuelle au musée du Louvre) pour nous détailler le partenariat effectué avec Arte pour le projet 4 semaines. Ainsi, un réel partenariat de production éditoriale et de contenu a été mis en place entre ces deux mastodontes attirant 34 000 visiteurs en ligne (quelques chiffres sont en ligne ici).

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La Fondation Cartier pour l’art contemporain nous a présenté son partenariat avec Dailymotion qui lui a valu d’être sur le homepage de Dailymotion pendant 1 week-end et de recevoir 60 000 vues pour une seule vidéo. L’intérêt d’un tel partenariat est en effet d’échanger de la visibilité et de la notoriété en apportant un contenu professionnel ou amateur mais donnant toujours une valeur ajoutée à la grille de programmation de Dailymotion.

Enfin, le moment que nous attendions tous est arrivé : la remise des trophées Adrien Guilleminot, journaliste à Arts Magazine.
Trophée Site événementiel 2009 : “4 semaines“, Musée du Louvre, en partenariat avec Arte.
Trophée Module interactif 2009 : “Concours photos Regards sur le muséum“, Muséum de Toulouse (Bravo à Maud !!).

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Vous retrouverez prochainement un compte-rendu plus détaillé sur le site du CLIC : http://www.club-innovation-culture.fr/


Les concours photo sur Flickr

Je profite du lancement d’un nouveau concours Flickr pour faire un point sur les différentes initiatives lancées par les musées :

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Le concours “Reflets de Versailles” du château de Versailles :
La nouvelle exposition “Versailles photographié, 1850-2010″ est une merveilleuse occasion pour le château de Versailles de proposer aux internautes de poursuivre le propos de l’exposition en ligne, via Flickr, autour du thème “Les reflets de Versailles“. C’est ainsi que, du 26 janvier au 25 avril 2010, les internautes pourront déposer leurs photographies de reflets et jeux de lumière au sein du château de Versailles sur le groupe Flickr dédié, avec une limite de 5 images par participant. Les 10 autres gagnants remportera une journée de reportage au château ainsi que la mise en ligne de son image sur la page d’accueil du site de Versailles. Les autres gagneront des objectifs numériques, des catalogues de l’exposition et des laissez-passer.

En bref :
Thème : les reflets et jeux de lumière
Durée : 3 mois (du 26 janvier au 25 avril 2010)
Nombre de gagnants : 11
Lot : Reportage au château + objectifs numériques + catalogue d’exposition + laissez-passer
Modération : oui
Jury : commissaire de l’expo, professionnels de l’image, responsables du musée
Contributions : 41 photos et 20 membres (en 1 jour !)
Le règlement est téléchargeable ici


Concours “Regards sur le muséum” au muséum de Toulouse :

Pour bien préparer les Journées du patrimoine 2009, le muséum de Toulouse a proposé aux membres de Flickr de partager avec nous leur porpre vision du muséum. Un petite visite du muséum était donc à prévoir pour les futur participant et la séance de prise de vue pouvait démarrer, trépied pour une fois autorisé ! C’est ainsi que pendant une semaine, les photographes professionnels ou amateurs ont déambulés dans le muséum armés de leur appareil pour capter le moment ou l’angle le plus intéressant selon eux. Les images ont ensuite été soumises aux votes des membres de la communauté Flickr pour désigner 10 images et les exposées dans le hall d’accueil du muséum. Ces 10 images ayant ensuite été soumises aux votes des visiteurs lors de la Journée du Patrimoine pour désigner le “coup de coeur du public“.

En bref :
Thème : Regards sur le muséum
Durée : 1 semaine (du 7 au 13 septembre 2009)
Nombre de gagnants : 11
Lot : impression de la photo sur toile + un livre + un compte pro sur Flickr + carte Duo pour le “coup de coeur”
Jury : membres de la communauté Flickr + public du muséum pour le “coup de coeur”
Contributions : 190 photos


Concours “Colour Chart” à la Tate

Les expositions de ces dernières années ont été de bonnes occasions pour la Tate de lancer des appels à contributions / concours sur Flickr suivant le thème développé au musée. Colour Chart est la dernière expo pour laquelle un concours a été lancé sur Flickr. Le principe était de déposer des images monochromes..Après 15 jours de lancement, le groupe possédait déjà près de 500 membres et près de 300 photos. Au final, 3 800 photos ont été déposées !

En bref :
Thème : Monochrome
Durée : 3 mois (de juin à août 2009)
Nombre de gagnants : 36
Lot : créer l’affiche de l’exposition
Modération : oui
Contributions : 3 800 photos par 2 309 membres
Règlement en ligne ici

Concours Fes-te Fauvista par le museo Picasso
Le museo Picasso de Barcelone s’est lancé dans un concours en ligne sur Flickr invitant les internautes à devenir des fauves..quelques conseils de base pour devenir fauviste puis on se lance et on dépose en ligne ! Ce concours invite au challenge de créer une photographie avec les moyens modernes à la fauviste.

En bref :
Thème : Soyez fauve !
Durée : 3 mois (de juillet à septembre 2009)
Nombre de gagnants : 5 + 1
Lot : un pass pour le musée
Modération : oui
Contributions : 300 photos par 89 membres
Règlement en ligne ici

A voir aussi :
Le grand monde d’Andy Warhol au Grand Palais par la RMN (2009) : 40 contributions par 66 membres
Street & Studio par la Tate (2008) : 2 312 photos par 2 538 membres et 1 livre édité par Blurb
How we are now par la Tate (2007): 5 531 photos par 2 808 membres


Monumenta 2010 : Soirée débat blogueurs autour de la médiation de demain

L’agence Agenda, chargée de la communication internationale de la Monumenta 2010, et Charles du blog RocknRobot, se sont lancés dans l’organisation d’une petite soirée débat entre blogueurs. Partant du fait que certains articles de blog dénoncent leur totale incompréhension de l’art contmeporain, de la Monumenta 2010 ou encore que d’autres suivent des débats et en font des comptes-rendus très détaillés, il a semblé important de laisser les esprits se confronter et débattre de visu (pour une fois) ! Mais avant tout, ce panel de blogueurs a été rassemblé pour réfléchir sur la médiation de demain. Comment l’internet d’aujourd’hui construit la médiation de demain ?

monumenta
Nous avions donc tous rendez-vous mardi 19 dernier à 18h devant l’entrée Sud du Grand Palais pour aller à la rencontre de l’oeuvre de Boltanski dans ce grandiose Grand Palais complètement vide de monde et de visiteurs ! Un froid glacial nous fait suffoquer dès notre premier pas sous la Nef, serait-ce les verrières pas isolées ou ce son sourd de battements de coeur illustrés de vestiges de camps ? Quoi qu’il en soit, après une petite visite, nous voici dans le bureau de la communication des Galeries Nationales du Grand Palais où Marc Sanchez du Cnap (Directeur de la production artistique de la Monumenta) et Aurélie Lesnous (Responsable de la médiation et des publics de la Monumenta) nous ont expliqué en quoi consistait la Monumenta, son organisation, la médiation in-situ et sur internet. Le grand challenge de la Monumenta étant de confronter un artiste à la grandeur du Grand Palais (13 500 m²) puis de confronter l’oeuvre de l’artiste au grand public. Tout cela en intégrant la médiation comme point de départ de la communication et non comme point de chute. Marc Sanchez nous a bien expliqué qu’il était là en 2002 au Palais de Tokyo pour faire naitre cette nouvelle forme de médiation et cette nouvelle génération de visite d’un musée, il nous a clairement expliqué qu’il répète cette école avec la Monumenta…

La discussion a assez vite pris une tournure plus web2 et numérique étant donné le panel de blogueurs choisi. Ainsi, la question de la médiation en ligne pour poursuivre son expérience ou la préparer est vite arrivée. Le forum est mis de côté à cause de la modération plus ou moins obligatoire, le blog évènementiel n’a pas été retenu de part le peu de dialogue qu’il instaure. Nous avons ensuite pensé à un agrégateur de contenu en ligne autour de la Monumenta, donnant ainsi la parole aux blogueurs et visiteurs, les écoutant et pouvant leur répondre si nécessaire. J’ai émis l’idée du TwitterWall regroupant toutes les mentions de la Monumenta (#monumenta) sur Twitter, le compte pouvant être alimenté par les médiateurs eux-mêmes qui poursuivent en ligne les échanges qu’ils ont au sein même de l’exposition…A suivre !

La question de la compréhension de l’art contemporain est ensuite venue…..Fumisterie ou art ? Telle est la question que nous nous sommes posés en dialogue avec Marc Sanchez. L’échange s’est ensuite achevé sur la question de la Monumenta de Boltanski, de l’impact presse que la Monumenta 2010 avait, de la toute nouvelle place de “Plus grand artiste français contemporain du monde” que Boltanski a reçu de la part des médias, des retours des visiteurs, etc..et surtout des anecdotes de construction et de mise en place de la Monumenta qui m’intéressent tout particulièrement..Comme quoi connaître les petits secrets et les coulisses d’une expo ça marche toujours !

Pour en savoir plus, je vous invite à lire le compte-rendu de Guillaume du blog Carpewebem.

A noter que Boltanski propose aux visiteurs de poursuivre son oeuvre en enregistrant son propre battement de coeur…Une manière de mourir pour Boltanski ou de vivre à travers son oeuvre ?

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Android est-il un terrain à conquérir par les musées ?

On nous parle sans cesse des nouvelles applications iPhone lancées par les musées, mais qu’en est-il du Google Android ? Voici pour commencer une petite courbe des tendances de recherche entre Android et iPhone, montrant l’intérêt grandissant des internautes pour l’Android (une augmentation de 149% sur 12 mois):

Les caractéristiques d’Android :
Au delà de toutes les options plus ou moins de base que l’on retrouve déjà sur l’Iphone, Android a cet énorme avantage de proposer les services Google en natif (Gmail, Google Agenda, Google Search, Google Talk, Youtube, GMaps, GStreetView). Les interfaces, alertes, options de synchronisation sont automatique et parfaitement intégrées au mobile (synchro de GAgenda avec SMS par exemple). Mais aussi un lecteur YouTube dédié, un Google Streetview avec outil de positionnement du mobile ou encore un Google Maps Navigation avec des surcouches applicatives comme Wikipédia, Google Latitude, etc.
Ensuite certains mobiles proposent de nouveaux services comme le Motorola Dext Android va directement installer vos différents comptes en ligne (Gmail, Facebook, Twitter, YouTube, MySpace, Skyblog,etc..) en vous permettant de suivre sur le bureau de votre mobile tous vos streams. Une bonne manière de rester toujours connecté et réactif.
Un bon point positif selon moi est que nous ne sommes pas obligés de racheter un nouveau téléphone pour avoir la version 2 d’Android..Le téléchargement s’effectue automatiquement. De plus, comme tous les services Google, un Google Labs est associé directement aux applications permettant de se mettre à jour facilement ou de tester les nouveautés. Android est donc un téléphone en constante évolution s’appuyant sur une communauté riche et dynamique, mais surtout ouvert aux développements de nouvelles applications grâce à la licence open-source très libre !

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Quelques chiffres :
La segmentation pour Android consacre la domination d’HTC avec le Dream (36%), le Magic (21%) et le Hero (8%). En novembredernier, le Droid de Motorola a fait une entrée fracassante et occupait la deuxième place du classement des smartphones Android avec 24%, ce qui confirmerait son lancement réussi.
A lire :
Google Android <-> Apple Iphone = Hégémonie lente <-> Succès immédiat ?
Android et l’iPhone dominent la navigation web sur mobile
AdMob Mobile Metrics Report octobre 2009 : une représentation du marché des mobiles à travers la publicité mobile en ligne

Les applications sur Android :
D’après une étude de mPlayit, les applications les plus populaires seraient similaires sur les différentes plate-formes, qu’ils soient utilisateurs d’IPhone, d’Android ou de Blackberry, les mobiliens ont les mêmes passions !
On notera donc dans le TOP10 des applications mobiles : Evernote (un bloc-note pour ne rien oublier !), Loopt (pour localiser vos contacts sur une carte), Pandora Radio (écouter de la musique gratuitement et découvrez de nouveaux titres), Facebook, Nimbuzz (Messagerie en direct exploitant MSN, Skype, Facebook, etc.) et enfin les lecteurs de code QR.
On remarque donc que les applications “tout en un” plusieurs services sur une unique interface ‘(maps, bureau avec tous nos derniers streams, chat sur toutes les plateformes en même temps, etc.) sont celles qui fonctionnent le mieux.

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Selon moi, une des applications les plus intéressantes pour les musées est Layar. C’est application de réalité virtuelle augmentée d’informations telles que les derniers tweets émis autour de nous, les restaurants et leurs critiques autour de nous, les stations Vélib les plus proches de nous, hôtel, appartement à vendre, camping, etc. En ce qui concerne les musées, l’option ART3D propose de trouver les musées, galeries et châteaux d’Espagne. En Hollande, une application permet de trouver tous les lieux associer à Van Gogh dans le pays.
Wikitude propose aussi une réalité augmentée d’informations à travers le monde, incluant des châteaux et musées.

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Android et les musées :
Pour le moment, aucun musée n’a lancé d’application sur Android ni n’a participé à une application en amenant ses données, faute de connaissance de l’outil et de temps je suppose.

  • Cependant, une application nommée “Museum Finder” basée sur la liste des musées dans gMaps a été lancé et nous propose la liste des musées autour de nous. Une fois notre position trouvée, nous choisissons une discipline de musée (musée d’enfant, des sciences, des beaux-arts, moderne, contemporain, d’histoire naturelle, etc.) puis la liste des musées qui nous entourent s’affiche, avec la distance (en miles !) à parcourir. Malheureusement pas très ergonomique ni complète, cette application a cependant le mérite de proposer déjà une petite liste de musées.
  • L’application “ParisBouge” aurait pu être un bon moyen pour les musées d’être présents sur Androif à travers le calendrier d’évènements ParisBouge mais seuls les bars, clubs et restaurants sont pour le moment proposés. Le site Sortir à Paris propose lui aussi une application Android avec une simple liste des lieux à voir ou visiter (incluant les musées), des restaurants, bars ou évènements à ne pas rater.
  • En ce qui concerne les applications payantes, PocketVox a lancé son application Navigaia à 5,99€ proposant la géolocalisation d’endroits à voir ou à visiter avec des images, une courte vidéo de présentation du lieu et des visites audio à télécharger.
    Connaissez-vous d’autres applications culture/tourisme/art/musée ?
  • fr-android-poi-1-200x300

    Ma conclusion :
    Android de part sa philosophie ouverte et ses évolutions constantes basées sur les changements de comportements et d’habitudes des utilisateurs de mobiles, est selon moi le logiciel le plus adapté à la population dans sa globalité et pas seulement à un groupe de “technophiles trendy”. Les musées ont comme mission de toucher tout le monde, la technologie pouvant apporter un nouveau public, il n’est pas en soit un outil de démocratisation et d’ouverture des musées selon moi. Android sera dans quelques années, je l’espère !, implanté dans les habitudes de la population tout comme le moteur de recherche Google ou gMail l’est actuellement. Les applications Android devront selon moi intégrer toutes les nouvelles habitudes de consommation et d’utilisation du mobile en s’associant avec les plateformes les plus utilisées pour apporter notre valeur ajoutée musée…


    Les derniers projets multimédias du V&A

    Depuis quelques mois, le Victoria & Albert Museum a lancé plusieurs nouveautés en ligne ou mobile…Voici un petit récapitulatif de ses dernières initiatives :

    - Septembre 2009 The World Beach Project
    Guidés par l’artiste Sue Lawty, le projet World Beach propose aux internautes de descendre sur la place, d’ouvrir les yeux sur les cailloux perdus dans le sable et de se laisser inspirer pour créer une oeuvre éphémère et naturelle. Une fois l’oeuvre créée, l’internaute pourra aller déposer sa photographie (+celle de la plage et celle de l’oeuvre pendant sa création) en ligne et participer ainsi à la création d’un planisphère remplie d’oeuvres. J’ai beaucoup apprécié la vidéo de l’artiste Sue Lawty qui nous explique le projet et nous détaille ce que l’on doit vivre, ressentir sur la plage pour créer. Découvrez sur le blog de Sue, l’article de la fin du concours où l’on découvre l’importance que ce concours a pris dans tout le monde entier. Avec plus de 800 contributions, Sue Lawty a poursuivi son oeuvre à travers des centaines d’internautes à travers le monde…Un vrai succès.

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    - Octobre 2009 - lancement de l’application iPhone Tipu’s iTiger.
    Mettant en scène l’un des objets les plus insolites du musée, l’application Tipus iTiger permet à l’utilisateur de jouer de cet instrument étrange à partir du clavier iPhone, le tigre se met même à grogner comme le vrai instrument. A savoir que, normalement, seuls quelques spécialistes savent jouer de cet instrument. L’intérêt est aussi de pouvoir observer l’oeuvre en détails et en 3D, chose que l’on ne peut pas faire au musée. Payante (2,39€), cette application est selon moi un choix intelligent d’utilisation des applications iPhone, se basant directement sur les collections du musée, apportant un service inédit et unique.

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    - Decembre 2009 - Decode
    C’est autour d’oeuvres créées à partir de code open source que l’exposition temporaire actuelle du V&A s’articule, et pour l’occasion, Karsten Schmidt a crée une oeuvre unique pour illustrer l’exposition. Le V&A donne l’occasion aux internautes de se réapproprier le code utilisé par l’artiste pour devenir la nouvelle identité visuelle de l’exposition et voir son œuvre exploitée sur les écrans publicitaires dans le métro londonien. Pour le moment, près de 2300 internautes se sont hasardés à télécharger le fameux code et 40 créations ont été mises en ligne. Un sacré concours qui demande patience, volonté et créativité ! Je trouve cela excellent de compter ainsi sur le potentiel des internautes en faisant confiance en leur créativité et leur volonté, que ce soit pour ce concours ou pour celui qui demande d’aller sur la place. Nous sommes loin des simples concours photos dont nous avons l’habitude.

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    Retour de la formation de l’OCIM “Entre réel et virtuel”

    Comme je l’annonçais sur mon compte Twitter, mardi dernier je partais en direction de Poitiers pour intervenir dans la formation organisée par l’OCIM les 12 et 13 janvier intitulée “Produire les interactions entre espace réel et espace virtuel d’une exposition“.
    La journée a commencé pour moi avec une intervention de Dominique Cardon (sociologue / Orange Labs) qui nous a décrit son essai de typologie du Web 2.0 intitulé “Le Design de la visibilité” que vous trouverez en ligne ici. Le jeu de la visibilité étant selon lui au coeur du Web 2. et des nouvelles habitudes et comportements en ligne. Ainsi, entre Etre/Faire le Réel/Projeté prend toute son importance et où le schéma naturel de la conversation s’est inversé et ai devenu : le partage / l’échange / la découverte d’intérêts communs.

    Mon intervention s’est ensuite articulée autour des nouveaux outils d’enrichissements de la visite. J’ai ainsi décrit comment les nouveaux outils numériques et les nouveaux médias pouvaient enrichir la visite tout au long de la l’expérience muséale, allant de la pré-visite à la post-visite. Du site internet aux nouvelles technologies mobiles, mon discours s’est donc centré sur l’intérêt de tous ces nouveaux pour mieux apprendre, comprendre, échanger, partager avec le public et le musée. Mon intervention s’est ensuite achevée sur l’explication de la nouvelle génération du parcours du visiteur qui, selon moi, est devenu totalement indépendante du schéma classique de la visite et peut ainsi démarrer à tous moments et continuer à l’infini, engrangeant des échanges et de l’enrichissement réciproque entre le musée et le public.

    Après une petite pause déjeuner, Samuel Bausson du muséum de Toulouse nous a expliqué comment mettre en place une conversation en ligne exploitant les nouveaux médias afin de se créer sa propre communauté, partager ensuite en ligne.

    museumtoulouse_poitiers
    Roland Topalian de la Cité des Sciences et de l’Industrie nous a ensuite présenté le fameux module de post-visite de la Cité “Visite +” dont le but est de solliciter le visiteur par l’action, son implication dans l’exposition et mise en scène du débat au sein de l’exposition. Le musée devient donc un intermédiaire entre les experts et les amateurs. Depuis 2002, 10 expositions (2 permanentes, 7 temporaires, 1 cyclique) ont attirées 1 030 000 utilisateurs de Visite + in-situ et 490 000 consultations en post-visite / retour sur le cyber-carnet.

    visitepoitiers
    J’ai du m’éclipser ensuite pour reprendre mon train mais la formation s’est poursuivie le lendemain avec des interventions d’Eric Lapie de la Cité des Sciences, Vincent Puig du Centre Pompidou ou encore Véronique Parisot autour des aspects juridiques du Web 2.0.


    MuseumNext 2010 sera en avril à Londres !

    Évènement : MuseumNext
    Lieu : Londres
    Dates : 30 avril 2010
    Organisateurs :  Jim Richardson (MuseumMarketing / Sumo )
    Site internet : http://www.museumnext.org/
    Blog : http://www.museumnext.org/blog/
    Twitter : http://twitter.com/museumnext

    L’année dernière je vous avais parlé de la première rencontre organisée par Jim Richardson et Nina Simon les 23 et 24 octobre, malheureusement je n’avais pas pu me rendre ayant un autre évènement à organiser en même temps. Cette année je vais pouvoir m’y rendre et même faire une intervention !

    La journée s’articulera autour des réseaux sociaux et les nouvelles techniques de communication multi-médias. Les intervenants viendront de musées du monde entier tels que le Victoria & Albert Museum, le Smithsonian American Art Museum, le British Museum, le MoMA, la Tate, l’Indianapolis Museum of Art ou encore le Metropolitan Museum of Art; pour le moment la liste officielle des intervenants est en ligne ici mais est loin d’être complète.
    Pour vous joindre à nous lors de grande journée bien chargée, il vous suffit de vous inscrire en ligne à cette adresse : http://www.amiando.com/artofsocialmedia.html.

    N’hésitez pas à me laisser vos coordonnés par commentaires afin que je puisse vous envoyer le code promotionnel pour bénéficier d’une réduction de 10% !

    La liste des participants est en ligne ici.
    top_museumnext


    Du participatif à la Biennale de Lyon 2009

    Après 4 mois de folie, la Biennale de Lyon 2009 s’est achevée il y a 3 jours, j’en profite donc pour faire un point sur les différentes initiatives en ligne ou multimédia in-situ mises en place pour l’occasion.
    Première source d’information autour de la Biennale, le site internet propose bien évidemment une description de l’évènement, ses artistes et lieux d’expositions, ainsi qu’un blog décrivant l’actualité de la Biennale. De nombreuses galeries d’images illustrent le site tout au long de la navigation, allant de l’histoire des biennales de Lyon aux concours, ainsi que des vidéos détaillant l’actualité, des performances filmées ou des interviews d’artistes. On appréciera la galerie en presque plein écran pour découvrir les oeuvres exposées et les lieux associés.
    Les réseaux sociaux (Facebook et Dailymotion) ont été utilisés comme des plateformes de diffusion des contenus du site mais aussi comme des centralisateurs de contenus créés ou mis en ligne autour de la Biennale de Lyon 2009. La page fan Facebook regroupe ainsi toutes les images des fans, mais aussi les articles et vidéos en ligne autour de la Biennale.

    Petit bémol selon moi pour le blog qui n’a ici qu’un rôle de plateforme de publication complémentaire au site internet, sans réelle identité éditoriale. Ainsi, nous nous retrouvons avec un blog assez peu mis à jour, peu commenté et dont la longueur du contenu n’est pas du tout adaptée au format “blog”. Pourquoi n’avoir pas tout simplement décidé d’actualiser la rubrique “actualités” du site internet dont les derniers articles s’affichent en page d’accueil et dont le contenu est au même format que les articles du blog ? L’option des commentaires pouvant très bien être déployée pour les actualités.

    Le grand évènement participatif de cette Biennale fut le concours Xmania. Le principe est simple : déposer sur le site internet de la Biennale de Lyon une création photographique représentant un X, la soumettre aux votes des internautes pour qu’elle puisse être exposée sur le site internet puis à la Sucrière parmi les gagnants de la semaine puis les 10 finalistes. Le cadeau ? Une collection de 10 badges représentant sa photo.
    Le second concours participatif qui a été proposé au début de la Biennale est un concours de création de clip d’animation pour présenter la Xe biennale de Lyon. Le principe reste le même : un thème est donné, on crée, on dépose en ligne, on soumet notre création aux votes des internautes ou à ceux d’un jury, et on retrouve sa création mise en ligne et exploitée pour la campagne de communication de la Biennale. Voici la vidéo du gagnant.

    Le principe du concours photographique intégrant les visiteurs dans la création artistique de l’évènement commence à être de plus en plus utilisé par les musées et les contributions sont toujours très riches et nombreuses. Mais comment pouvons-nous faire évoluer ce type de concours ? J’ai toujours en tête l’un des premiers concours participatif mis en place par la Tate qui a débouché sur la publication d’un recueil des contributions. Ce type d’exploitation des contributions est tout de suite plus pertinent pour le musée comme pour le public. En effet, on intègre ici directement les créations dans une réflexion plus globale. Mais pourquoi ne pas réellement utiliser les contributions comme témoins des tendances artistiques actuelles ou comme source d’analyse de la société et de ses moyens d’interprétations et de communication ? En effet, exposer les gagnants est une chose, mais les intégrer dans l’évolution scientifique ou artistique du musée en est une autre..

    Quelques exemples allant dans ce sens me reviennent à l’esprit, en voyez-vous d’autres ?
    - tagger les collections du McCord Museum pour indexer les oeuvres et mieux les organiser
    - It’s time we MET au Met pour que les visiteurs construisent la prochaine campagne d’affichage
    - l’exposition collaborative Click! du Brooklyn Musem
    - Cranach Magnified au Getty, à la recherche des détails perdus
    - proposer aux jeunes de construire les podcasts de la Tate : Young Tate
    - The Great Tate Mod Blog où les internautes devaient aider la Tate à se reconstruire

    biennaletop
    Source : InnovArt


    Rencontres Nationales Culture & Innovation(s)

    Un rendez-vous à ne pas manquer ce mois-ci est sans aucun doute celui du 29 janvier donné par le CLIC France pour ses premières rencontres nationales autour de la Culture et des Innovations. Parrainées par le Ministère de la Culture et de la Communication, elles auront lieu de 8h30 à 17h30 à la Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration, dans le prolongement et en partenariat avec le SITEM.
    Buzzeum s’associe à cette occasion au CLIC France pour que l’évènement soit le plus exceptionnel.
    J’y serais, et vous ?

    Ces rencontres seront l’occasion d’écouter des experts nous donner leur point de vue sur la culture et ses nouvelles innovations, la présentation d’études de cas ou encore des tables rondes avec des responsables de musées autour de thèmes d’actualités tels que la 3D, les dispositifs in-situ innovants, les nouveaux outils en ligne ou mobile.

    Cette journée, réservée aux professionnels des musées et lieux culturels, est gratuite mais sur invitation.
    Inscription obligatoire à l’adresse : rencontres2010@club-innovation-culture.com

    J’en profite pour vous annoncer ma sélection d’évènements à ne pas manquer dans le domaine des nouveaux médias et des musées :
    - un atelier autour de la table multitouch le 26 janvier à 16h15 au SIMESITEM (Carrousel du Louvre) présenté par Microsoft et Mazemedia (accès gratuit mais réservation conseillée)
    - un atelier autour de l’impact visuel qu’un site internet peu avoir via l’oculométrie, le jeudi 28 à 14h.
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    Le musée Toulouse-Lautrec à Albi

    Profitant de mon séjour à Toulouse, j’ai été visité le musée Toulouse-Lautrec à Albi, comme toute grande passionnée de cette époque que je suis !
    Abrité dans le merveilleux Palais de la Berbie au pied de la cathédrale Ste Cécile, le musée Toulouse-Lautrec a su mettre en valeur le charme du lieu tout en offrant au public un musée aux aménagements modernes. C’est donc sous des voûtes ancestrales que les oeuvres d’Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) sont exposées. De ses premières oeuvres de jeunesse où Mr le Comte son père, la Comtesse et les animaux du domaine seront les premiers modèles, à ses filles/muses des bordels parisiens, tout y est ! A 17 ans il monte donc à Paris pour devenir artiste, la vie d’écolier ne lui convenant décidément pas, et découvre la vie et les bars malfamés de Montmartre.

    Le musée, qui présente près de 1000 oeuvres, détaille bien les différentes étapes d’apprentissage de Toulouse-Lautrec et présente de nombreuses lithographies ainsi que les fameuses huiles sur carton des maisons closes. Cette collection très riche est donc incontournable dans la région ! A voir absolument.

    Au niveau de l’accrochage, rien à redire mis à part peut-être une petite confusion au niveau du sens de la visite, les sous-sols et salles étant nombreux et peu indiqués.
    Par contre, c’est la première fois que je me retrouve dans le noir dans un musée avec les gardiens qui nous jettent dehors ! Je m’explique…En janvier, le musée ferme ses portes à 17h, 5 minutes avant l’heure une étrange sonnerie qui pourrait s’apparenter à un son de cloche d’une église commence à résonner, puis à 17h pile, les lumières s’éteignent et là les gardiens prennent vie et nous demandent de sortir le plus vite possible. Pas de message vocal au préalable, juste cette étrange sonnerie, puis nuit noire au musée ! Drôle d’expérience…


    Bonne année 2010 !

    La relation des musées avec les nouveaux médias s’est fortement renforcée en 2009, mais 2010 la rendra qualitative et transversale.

    voeux2010topNous avons en effet vu l’apparition des applications iPhone pour musée augmenter considérablement, les pratiques ayant bien évoluées, le marché étant bien plus équipé, les musées prêts à adopter ce nouveau support et les prestataires au point pour proposer une solution adaptée. Nous avons aussi pu constater grâce au sondage de Loic Tallon que l’usage des périphériques mobiles étaient de plus en plus communs et recherchés dans les musées.

    Twitter a aussi connu une belle augmentation d’inscription de musées en 2009 étant donné que, selon Jim Richardson de Museum Marketing, près de 900 musées y sont maintenant présents.

    Les rencontres et séminaires ont été nombreux et très riches en interventions et réflexions. Rappelons nous la rencontre Web<>Musées organisée au musée du Louvre le 16 octobre 2009, MuseumNext en octobre 2009 à Newcastle, Communicating the museum 2009 à Malaga, et bien d’autres !

    La crise en a fait réfléchir plus d’un et un besoin de proximité et de relation de qualité avec le public est né, les réseaux sociaux en ayant permis l’expansion.

    L’adoption d’une multitude de nouveaux supports et l’utilisation des nouveaux médias montrent que les musées sont de plus en plus sensibles à la nécessité du numérique et à leurs enjeux. Ainsi, la valeur d’un projet ou d’une idée ne sera plus dans l’outil exploité mais dans la traduction que l’on en fera et dans son utilisation dans le musée, au service du public. L’outil n’est plus le but d’un projet, les valeurs et la qualité sont devenues les clés de motivation à l’innovation. 2010 sera centré sur le public et la relations que les musées a avec lui. Diffuser, échanger mais aussi apprendre du public.
    En effet, en 2008 et 2009, nous avions tendance à voir naître des projets pour leurs aspects innovants, critère clé d’un bon buzz et d’une couverture médiatique optimale. 2010 sera selon moi tourné vers les relations avec le public, intégrant bien évidemment des innovations et les nouveaux médias, mais concentrées sur la qualité et la durabilité de ces relations.
    Nous ne voulons plus de coups de pub, mais bel et bien entrer dans une ère où le musée s’intègre au quotidien de la société, lui apportant Histoire, patrimoine et savoirs nécessaires pour se construire. Les musées détiennent toutes les bases de notre société, passée, présente ou à venir. N’ouvrons pas nos portes aux visiteurs intrigués, laissons les savoirs s’évaporer et se déposer sur le quotidien de chacun.
    Les nouveaux médias et réseaux sociaux sont là pour ça, les mobiles sont les meilleures passerelles imaginables et les musées en seront le point de départ ou d’arrivée.

    Sur ce, je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2010, qu’elle soit le début d’un musée ouvert sur le monde.


    2010 : les expos à ne pas rater !

    2010 est arrivée avec ses nouvelles merveilleuses expositions…Voici comme chaque année, ma petite sélection des expositions à ne pas manquer !

    Pour les amateurs de XIXe siècle :
    - Monet s’expose à Rouen à partir du 4 juin au musée des beaux-arts avec l’exposition “Une ville pour l’impressionnisme”, puis au Grand Palais à partir du 20 septembre pour une grande rétrospective.
    - Turner se confrontera à ses maîtres au Grand Palais à partir du 22 février
    - Edgar Degas sera exposé au musée André Malraux au Havre à partir du 12 juin pour l’exposition “Degas inédit” puis en octobre à la Piscine de Roubaix pour l’exposition “Degas sculpteur”.
    - Edvard Munch sera présenté à la Pinacothèque de Paris dès le 19 février pour l’exposition “Edvard Munch ou l’Anti-Cri”
    - Le musée d’Orsay propose une oeuvre présentant des artistes du XIXe mais aussi du XX siècle autour du thème “Crime et châtiment“, à partir du 15 mars 2010.

    Pour les amateurs de peinture moderne :
    - Raoul Dufy sera exposé au musée du Luxembourg à partir du 8 octobre

    Pour les amateurs de Design :
    -Mobi-Boom, l’explosion du design en France sera aux Arts Décoratifs à partir du 23 septembre

    Pour les fous de mode :
    - Yves-Saint Laurent sera à l’honneur au Petit Palais pour une grande exposition rétrospective à partir du 11 mars
    - Nouvelles iconex, les poupées Sybarites au musée de la Poupée à partir du 14 mars

    Pour les amateurs de photographie :
    - Bettina Rheims à la BNF à partir du 8 avril
    - Willy Ronis à la Monnaie de Paris à partir du 12 avril pour une rétrpscteive de la vie de l’artiste à travers 150 clichés.
    - Robert Doisneau à la Fondation Henri Cartier-Bresson à partir du 13 janvier à travers 100 clichés dont de nombreux inédits.

    Ouverture / Réouverture :
    - Le Centre Pompidou Metz ouvrira ses portes en mai 2010 !
    - Le LaM, ancien Musée d’art moderne Lille Métropole, va rouvrir le 25 septembre 2010

    A noter :- L’exposition Vienne 1900 revient dans le musée de Bâle à partir du 26 septembre….Pour ceux qui l’ont loupé à Paris il y a quelques années, voici une belle occasion de voyager un peu.
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    Art Nouveau Revival au musée d’Orsay

    orsayoutsideL’Art Nouveau fait parti de ces périodes artistiques que l’on a tendance à oublier ou à mépriser par sa brièveté et sa légèreté. Mais l’Art Nouveau va bien au-delà du simple style nouille que l’on connaît tous, c’est une nouvelle manière de considérer la vie, la nature, l’humanité ; c’est une nouvelle manière de voir la vie et du quotidien face à ce siècle qui s’annonce morose. Le peuple en avait besoin et il a su se l’approprier. Art bourgeois pour certains artistes mais très populaires pour d’autres, l’art nouveau est une manière d’aménager des habitations simples et agréables à vivre, près de la nature, avec ces courbes et ces matériaux offerts directement par Dame Nature. Le quartier d’Ixelles à Bruxelles est l’exemple typique de ces nouvelles habitations populaires mais agréables à vivre. Les citadins avaient besoin de ces bols d’air que la nature leur apportaient dans ce nuage de fumée noire industrielle et ce nouveau paysage urbain. Le musée d’Orsay a donc eu cette merveilleuse idée de décrire le règne de l’Art Nouveau en 1900, mais aussi tout au long du XXe siècle à travers les coups de projecteurs que la mode, le design ou encore l’illustration avaient pu lui offrir depuis les années 30. Les courbes et les couleurs de la scénographie nous plongent directement dans une autre époque. Les années 70 sont autour de nous et nous le ressentons bien !

    Beau challenge que d’exposer au musée d’Orsay des vinyls de Johnny Hallyday, des affiches de films avec Brigitte Bardot et les fameux meubles (table + chaise) de Allen Jones que l’on admire déjà dans le film Orange Mécanique. Mais ce n’est pas tout, l’exposition nous offre des pièces d’exception de Mucha, d’Aubrey Beardsley ou encore de Guimard et Gallé, Gaudí , Bugatti, Dalí, etc…

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    Bien que les pièces soient admirables, l’exposition Art Nouveau Revival reste selon moi une simple exposition dans le sens premier du terme. C’est à dire qu’elle expose des oeuvres et des objets, mais il nous manque un grain d’interprétation et de réfléxion, si ce n’est au moins d’explication. Qui connait en effet la vie et l’art de La Fuller ou l’école Arts&Crafts entre Morris et Waterhouse  s’il n’est pas passionné par cette période?  Certains sortiront donc de l’exposition en ayant pu apprécier une suite interminable d’objets se référant à l’Art Nouveau sans en avoir retirer quoi que ce soit, d’autres penseront que l’Art Nouveau est revenu sur scène dans les années 60/70 à cause des prises de LSD des artistes ou encore d’autres comprendront que l’Art Nouveau nous entoure sans arrêt et qu’il suffit de le voir. Cependant, n’aurait-il pas été intéressant d’expliquer pourquoi un tel retour aux codes de l’Art Nouveau dans les années 30, puis 60 et 70 ? Pourquoi la société a-t-elle eu besoin d’aller piocher dans ce style 1900 pour faire passer ses messages ? L’exposition manque-t-elle exprès d’analyse pour bien nous laisser comprendre que l’Art Nouveau ne se réfléchit pas mais se ressent et s’admire ?

    Ce qui est certain, c’est qu’entre design, illustration et mode, Guy Cogeval a voulu nous montrer à quel point l’Art Nouveau était loin d’être absent des créations du XXe siècle  et qu”il suffit d’ouvrir les yeux pour le voir encore régner sur nos vies.

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    Allen Jones, Table Sculpture, 1968, Maastricht, Gallery Mourmans. © Erik & Petra Hesmerg / The Gallery Mourmans


    Défilés de mode aux musées

    2010 approche et je repensais à l’année passée, aux voyages que j’avais pu faire, à ce séjour merveilleux à Londres, à cette nocturne au Victoria & Albert Museum et à l’ambiance exceptionnelle qu’il y avait ! Je n’avais jamais vécu une telle chose dans un musée… J’ai bien eu l’occasion de voir nombres de nocturnes, vernissages, soirées privées, mais là, l’évènement était organisé par le musée lui-même et rien n’était à redire. Les soirées dans les musées c’est bien, mais quand on voit un dj mixé avec des visiteurs qui dansent avec leurs verres près des oeuvres ça fait très très peur !
    Bref, tout ça pour vous parler de cette fameuse soirée au Victoria & Albert Museum en juillet dernier. Le hasard a fait que nous venions tout juste de finir notre visite du musée quand nous avons croisé une horde de jeunes designers, fous de mode, créatifs délurés, artistes décalés, littéraires inspirés sur le pas de la porte. Intrigués, nous nous sommes arrêtés pour voir ce qu’il se passait . Là nous avons repéré une jeune fille derrière une table qui servait des verres de vin et un tout nouvel accueil..L’évènement se préparait !

    Depuis juin 1999 où Alexander McQueen faisait défiler sa nouvelle collection, le Victoria & Albert Museum s’est positionné comme promoteur de tendances, libérateurs de moeurs (soirée goth en 2003 et programmation culturelle autour du sexe dans les collections du musée) et révélateur de nouveaux talents. Appuyant ainsi la renommé des plus grands ou donnant l’impulsion nécessaire aux futurs génies de la mode, le Victoria & Albert Museum organise des défilés de mode. De grands noms comme Christian Lacroix, Gareth Pugh, Westwood, Missoni ont ainsi participé à cette effervescence artistique qui amène un monde fou à chaque fois et fais découvrir le musée à un nouveau public, tout en lui donnant une nouvelle image.
    A noter que le défilé est ouvert à tous si on s’y prend assez tôt ou si on a le courage d’attendre le jour J sur place pour tenter de retirer une place invendue…Nous sommes donc loin des défilés privés dont se parent nos musées français et où les marques louent les lieux comme un autre espace évènementiel.

    En France, nous avons aussi de beaux exemples de l’union des musées et de la mode. En effet, le musée Galliera organise des défilés pour la nuit des musées. Le 1er avril dernier, le musée des Abattoirs de Toulouse organisait un défilé intitulé “Défilé en aiguilles“, concours entre jeunes créateurs de la région.
    Enfin, le musée des dentelles et de broderies de Caudry organise un défilé avec cocktail dînatoire le 10 janvier prochain pour présenter la programmation 2010 du musée.
    En Suisse, et plus exactement à l’espace Arlaud à Lausanne, des défilés avaient été organisés pour la dernière Nuit des musées.
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    Le musée olympique de Lausanne

    Connaissez-vous le musée olympique de Lausanne ? J’ai passé une journée suisse hier pour aller le visiter et découvrir ce musée garant d’une histoire belle et forte autour des Jeux Olympiques. C’est en effet ainsi que j’ai ressenti ma visite…Une impression intense de chaleur humaine, de courage et de dépassement de soit. Nous nous sommes tous plus ou moins approchés des Jeux Olympiques un jour ou l’autre de notre vie, que ce moment dur ou non, qu’il soit source de passion et de fascination ou qu’il soit juste anecdotique, les Jeux Olympiques nous touchent tous les deux ans. Je me souviens partir en vacances de neige à Châtel en CM2 et découvrir ces mascottes et autres objets souvenirs près du mur de cartes postales des boutiques du village….et qui aurait cru que j’irais un jour visiter le musée ?!

    L’histoire de l’Olympisme partant de l’Antiquité, le parcours proposé par le musée nous explique clairement comment les Jeux ont pris naissance et en quoi ils sont dans nos gênes depuis bien longtemps que 1896 (date des premiers Jeux modernes par Pierre de Coubertin). Avec un parcours chronologique puis semi-thématique (les flammes des JO, les Jeux d’été, les Jeux d’hiver, etc.), le musée olympique nous présente les témoins des Jeux gardés dans les placards depuis un siècle. Vous découvrirez ainsi la chaussure de Jesse Owens (Berlin, 1936) ou la robe portée par Katerine Witt (Sarajevo, 1984)…une foule de costumes, chaussures, équipements sportifs, médailles, dédicaces sont ainsi exposés. Mais surtout, une bibliothèque folle d’images et de vidéos permettant de remettre le tout dans son contexte et de revivre les moments forts des JO. A savoir qu’un parc donnant sur le lac Léman entoure le musée et expose des oeuvres d’artistes mondialement connus comme Rodin, Bourdelle, Niki de St Phalle ou Botero autour du thème du sport.

    Par contre petit bémol pour l’exposition temporaire actuelle intitulée “Vancouver 2010″ qui manque selon moi de profondeur et de pertinence scientifique. On y décrit en effet très bien Vancouver, sa nature et les sports pratiqués mais cela manque de propos. Cependant, j’ai cru comprendre que cette exposition était un bon moyen de dire “Nous envoyons nos JO à Vancouver, alors accueillons Vancouver à Lausanne !”.


    Quand les jeunes amis de musées européens se rencontrent à Paris

    En association avec la Fédération française des sociétés d’amis de musées (FFSAM), Buzzeum a organisé il y a quelques semaines un grand week-end de rencontre et d’échange entre jeunes amis de musées européens autour des nouveaux outils numériques d’aide à la visite. Au programme, 15 jeunes amis de musées venant de 7 pays (Ecosse, Espagne, Italie, Lituanie, Allemagne, Belgique, France) ont planché sur des études de cas propre à chaque musée visité (château de Versailles, musée Gustave Moreau, L’Adresse Musée de la Poste et le musée Bourdelle) aiguillé par l’intervention de professionnels (Audiovisit, Sycomore, Buzzeum) et les porteurs de projets multimédia des musées.

    CONTEXTE Partant du constat que les musées exploitent de plus en plus les nouvelles technologies dans leurs stratégies de diffusion de la culture, de démocratisation de leurs collections et expositions, de communication et de diversification des musées, la Fédération française des sociétés d’amis de musées a décidé de s’impliquer dans le développement de ces pratiques.
    Les nouvelles technologies dans les musées apportent de nouvelles manières de transmettre les savoirs, de diffuser la culture, de toucher les 18/35 ans, de partager avec les visiteurs, de communiquer autour de la programmation culturelle, de fidéliser les publics. Le public jeune de 18 à 35 ans étant le plus touché par les nouvelles technologies et le moins facile à capter dans nos musées, il est donc apparu naturel d’exploiter le réseau des sociétés d’amis de musées européens pour mieux comprendre la relation que les jeunes ont avec les musées et les nouvelles technologies. La confrontation des cultures et des expériences nous apportant des avis et des critiques constructives et novatrices. Les pratiques des nouvelles technologies sont différentes dans les musées européens, mais chacun a su apprendre de leurs expériences. Apprenons des autres, partageons et mettons en place des nouveaux projets numériques culturels

    LA RENCONTRE Trois journées de rencontre et d’échange ont donc eues lieu en octobre dernier à Paris où une quinzaine de jeunes amis de musées européens se rassemblaient pour découvrir les nouvelles pratiques numériques de musées, pour parler à des professionnels des musées ou des nouvelles technologies, pour visiter des lieux uniques à Paris et réfléchir sur des solutions numériques à leur proposer.

    Ainsi, nous avons été confronté aux problématiques inhérentes à un musée privé avec une administration lourde (L’Adresse Musée de La Poste), à un musée de sculptures aux espaces d’expositions multiples et au caractère historique unique (musée Bourdelle), à un espace exigüe et fragile à visiter (Cour des Cerfs au château de Versailles), à un jardin royal aux dimensions inhumaines et aux références historiques fortes (Jardins du château de Versailles) ou encore à un musée-atelier d’artiste qui n’a pas changé depuis un siècle et qui proposent des espaces de visite réduits (musée Gustave Moreau). Nous avons aussi testé l’implantation de nouvelles technologies dans les musées comme au château de Versailles (VersaillesLab) ou à l’Adresse Musée de La Poste (réalité augmentée).
    A chacune de ces visites, des échanges avec des professionnels du musée ou des nouveaux médias ont été menés afin de faire une étude de chaque musée, d’identifier ses problématiques et de lui proposer des solutions exploitant les nouvelles technologies.
    Des idées sont donc nées pour enrichir la visite d’un commentaire audio ou vidéo thématique ou ciblé sur un public (podcast ou mobile), faire du parcours du visiteurs une expérience enrichie de contenus uniques et personnalisés (capteurs Bluetooth), pour faire revivre une ambiance d’époque avec des séquences d’animation virtuelle ou de réalité augmentée (application iPhone), proposer un guide virtuel dynamique nous accompagnant tout au long de notre visite en apportant des commentaires multimédias enrichissants (application iPhone), enrichir la visite en apportant un niveau de détails des œuvres dépassant l’œil (ultra-zoom, radio de la toile, etc.), rendre des espaces ou des œuvres accessibles grâce à un espace immersif ou 3D.

    ET MAINTENANT ? Les réflexions et les idées sont donc maintenant ouvertes pour permettre aux sociétés d’amis de musée de s’approprier des projets basés sur les nouvelles technologies. Les jeunes amis de musées se sont déjà rassemblés sur Facebook pour créer un groupe, échanger des idées, se donner des conseils et monter des projets autour des nouvelles technologies.

    Merci à Monsieur Raingeard pour tout ce week-end. Merci à tous les jeunes amis de musées pour avoir partager ce moment avec nous. Merci à Laurent Gaveau du château de Versailles, à Laurent Albaret de l’Adresse Musée de la Poste, David Ben si Mohand du musée Gustave Moreau, à Jean-Yves Boutisseau et à Philippe-Arnauld Ducatillon d’Audiovisit pour leur soutien et leurs contributions lors de ce grand week-end.



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