Entre le musée de la Marine et le musée de la Poupée
La semaine dernière fut chargée en vernissages..Entre le musée Jacquemart-André et l’exposition De Goya à Dali, les nouvelles expositions du musée du quai Branly, l’exposition Yves Saint Laurent au Petit Palais, j’ai choisi de vous parler ici de deux vernissages qui ont tout particulièrement attirés mon attention : Tous les bateaux du monde au musée national de la Marine et Les Sybarites au musée de la Poupée..
Intriguée par le concours lancé sur Facebook consistant à finir la phrase “tous les bateaux du monde…” afin de gagner une invitation au vernissage de l’exposition, j’ai donc fait un saut au musée où y travaille depuis peu mon amie Mériam, de Museonet. Les phrases gagnantes du concours sont visibles ici et les photos des fans Facebook sont ici !
Ce qui m’a beaucoup changé c’est que, vu que le musée de la Marine est sous l’égide du Ministère de la Défense, il y avait de nombreux généraux et gradés dans l’assistance !
L’exposition présente ainsi les maquettes de bateaux du monde entier suivant les croquis du Capitaine Paris ainsi que des aquarelles nous plongeant dans les univers parcouru par le Capitaine…
Dès mon arrivée à Paris, il y a maintenant 7 ans, je m’étais empressée d’aller visiter ce petit musée caché par les grands tuyaux du Centre Pompidou et qui me réservé de belles surprises. Petit musée parisien né de la passion d’un père et d’un fils, Guido et Samy ODIN, tous deux devenus collectionneurs de ces petites dames précieuses que l’on appelle “poupée”. Le musée vous dévoilera plus de 500 poupées de 1800 à 1919 dans un décor de contes de fée…
L’exposition temporaire présente actuellement une partie de la grande collection des poupées Sybarites pour le cinquième anniversaire de la marque de haute-couture habillant ces nouvelles icônes de la Mode ! Beau parallèle entre les poupées de mode des siècles derniers tels que les poupées Pandores de l’Ancien Régime dont Rose Bertin se servit abondamment ou les Parisiennes du Second Empire, les poupées sont présentées ici comme de vraies petites reines de la Mode dont les femmes s’inspiraient au jour le jour.
Outre cette belle exposition, ce qui m’a vraiment surprise fut l’ambiance de folie qui ressortait du vernissage…Gaieté, excentricité, convivialité étaient les maîtres mots, la mode se ressentait au delà des poupées et la créativité respirait à travers chacun.
Self medication
Monumenta 2010 : Soirée débat blogueurs autour de la médiation de demain
L’agence Agenda, chargée de la communication internationale de la Monumenta 2010, et Charles du blog RocknRobot, se sont lancés dans l’organisation d’une petite soirée débat entre blogueurs. Partant du fait que certains articles de blog dénoncent leur totale incompréhension de l’art contmeporain, de la Monumenta 2010 ou encore que d’autres suivent des débats et en font des comptes-rendus très détaillés, il a semblé important de laisser les esprits se confronter et débattre de visu (pour une fois) ! Mais avant tout, ce panel de blogueurs a été rassemblé pour réfléchir sur la médiation de demain. Comment l’internet d’aujourd’hui construit la médiation de demain ?

Nous avions donc tous rendez-vous mardi 19 dernier à 18h devant l’entrée Sud du Grand Palais pour aller à la rencontre de l’oeuvre de Boltanski dans ce grandiose Grand Palais complètement vide de monde et de visiteurs ! Un froid glacial nous fait suffoquer dès notre premier pas sous la Nef, serait-ce les verrières pas isolées ou ce son sourd de battements de coeur illustrés de vestiges de camps ? Quoi qu’il en soit, après une petite visite, nous voici dans le bureau de la communication des Galeries Nationales du Grand Palais où Marc Sanchez du Cnap (Directeur de la production artistique de la Monumenta) et Aurélie Lesnous (Responsable de la médiation et des publics de la Monumenta) nous ont expliqué en quoi consistait la Monumenta, son organisation, la médiation in-situ et sur internet. Le grand challenge de la Monumenta étant de confronter un artiste à la grandeur du Grand Palais (13 500 m²) puis de confronter l’oeuvre de l’artiste au grand public. Tout cela en intégrant la médiation comme point de départ de la communication et non comme point de chute. Marc Sanchez nous a bien expliqué qu’il était là en 2002 au Palais de Tokyo pour faire naitre cette nouvelle forme de médiation et cette nouvelle génération de visite d’un musée, il nous a clairement expliqué qu’il répète cette école avec la Monumenta…
La discussion a assez vite pris une tournure plus web2 et numérique étant donné le panel de blogueurs choisi. Ainsi, la question de la médiation en ligne pour poursuivre son expérience ou la préparer est vite arrivée. Le forum est mis de côté à cause de la modération plus ou moins obligatoire, le blog évènementiel n’a pas été retenu de part le peu de dialogue qu’il instaure. Nous avons ensuite pensé à un agrégateur de contenu en ligne autour de la Monumenta, donnant ainsi la parole aux blogueurs et visiteurs, les écoutant et pouvant leur répondre si nécessaire. J’ai émis l’idée du TwitterWall regroupant toutes les mentions de la Monumenta (#monumenta) sur Twitter, le compte pouvant être alimenté par les médiateurs eux-mêmes qui poursuivent en ligne les échanges qu’ils ont au sein même de l’exposition…A suivre !
La question de la compréhension de l’art contemporain est ensuite venue…..Fumisterie ou art ? Telle est la question que nous nous sommes posés en dialogue avec Marc Sanchez. L’échange s’est ensuite achevé sur la question de la Monumenta de Boltanski, de l’impact presse que la Monumenta 2010 avait, de la toute nouvelle place de “Plus grand artiste français contemporain du monde” que Boltanski a reçu de la part des médias, des retours des visiteurs, etc..et surtout des anecdotes de construction et de mise en place de la Monumenta qui m’intéressent tout particulièrement..Comme quoi connaître les petits secrets et les coulisses d’une expo ça marche toujours !
Pour en savoir plus, je vous invite à lire le compte-rendu de Guillaume du blog Carpewebem.
A noter que Boltanski propose aux visiteurs de poursuivre son oeuvre en enregistrant son propre battement de coeur…Une manière de mourir pour Boltanski ou de vivre à travers son oeuvre ?
Le musée Toulouse-Lautrec à Albi
Profitant de mon séjour à Toulouse, j’ai été visité le musée Toulouse-Lautrec à Albi, comme toute grande passionnée de cette époque que je suis !
Abrité dans le merveilleux Palais de la Berbie au pied de la cathédrale Ste Cécile, le musée Toulouse-Lautrec a su mettre en valeur le charme du lieu tout en offrant au public un musée aux aménagements modernes. C’est donc sous des voûtes ancestrales que les oeuvres d’Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) sont exposées. De ses premières oeuvres de jeunesse où Mr le Comte son père, la Comtesse et les animaux du domaine seront les premiers modèles, à ses filles/muses des bordels parisiens, tout y est ! A 17 ans il monte donc à Paris pour devenir artiste, la vie d’écolier ne lui convenant décidément pas, et découvre la vie et les bars malfamés de Montmartre.
Le musée, qui présente près de 1000 oeuvres, détaille bien les différentes étapes d’apprentissage de Toulouse-Lautrec et présente de nombreuses lithographies ainsi que les fameuses huiles sur carton des maisons closes. Cette collection très riche est donc incontournable dans la région ! A voir absolument.
Au niveau de l’accrochage, rien à redire mis à part peut-être une petite confusion au niveau du sens de la visite, les sous-sols et salles étant nombreux et peu indiqués.
Par contre, c’est la première fois que je me retrouve dans le noir dans un musée avec les gardiens qui nous jettent dehors ! Je m’explique…En janvier, le musée ferme ses portes à 17h, 5 minutes avant l’heure une étrange sonnerie qui pourrait s’apparenter à un son de cloche d’une église commence à résonner, puis à 17h pile, les lumières s’éteignent et là les gardiens prennent vie et nous demandent de sortir le plus vite possible. Pas de message vocal au préalable, juste cette étrange sonnerie, puis nuit noire au musée ! Drôle d’expérience…
Art Nouveau Revival au musée d’Orsay
L’Art Nouveau fait parti de ces périodes artistiques que l’on a tendance à oublier ou à mépriser par sa brièveté et sa légèreté. Mais l’Art Nouveau va bien au-delà du simple style nouille que l’on connaît tous, c’est une nouvelle manière de considérer la vie, la nature, l’humanité ; c’est une nouvelle manière de voir la vie et du quotidien face à ce siècle qui s’annonce morose. Le peuple en avait besoin et il a su se l’approprier. Art bourgeois pour certains artistes mais très populaires pour d’autres, l’art nouveau est une manière d’aménager des habitations simples et agréables à vivre, près de la nature, avec ces courbes et ces matériaux offerts directement par Dame Nature. Le quartier d’Ixelles à Bruxelles est l’exemple typique de ces nouvelles habitations populaires mais agréables à vivre. Les citadins avaient besoin de ces bols d’air que la nature leur apportaient dans ce nuage de fumée noire industrielle et ce nouveau paysage urbain. Le musée d’Orsay a donc eu cette merveilleuse idée de décrire le règne de l’Art Nouveau en 1900, mais aussi tout au long du XXe siècle à travers les coups de projecteurs que la mode, le design ou encore l’illustration avaient pu lui offrir depuis les années 30. Les courbes et les couleurs de la scénographie nous plongent directement dans une autre époque. Les années 70 sont autour de nous et nous le ressentons bien !
Beau challenge que d’exposer au musée d’Orsay des vinyls de Johnny Hallyday, des affiches de films avec Brigitte Bardot et les fameux meubles (table + chaise) de Allen Jones que l’on admire déjà dans le film Orange Mécanique. Mais ce n’est pas tout, l’exposition nous offre des pièces d’exception de Mucha, d’Aubrey Beardsley ou encore de Guimard et Gallé, Gaudí , Bugatti, Dalí, etc…
Bien que les pièces soient admirables, l’exposition Art Nouveau Revival reste selon moi une simple exposition dans le sens premier du terme. C’est à dire qu’elle expose des oeuvres et des objets, mais il nous manque un grain d’interprétation et de réfléxion, si ce n’est au moins d’explication. Qui connait en effet la vie et l’art de La Fuller ou l’école Arts&Crafts entre Morris et Waterhouse s’il n’est pas passionné par cette période? Certains sortiront donc de l’exposition en ayant pu apprécier une suite interminable d’objets se référant à l’Art Nouveau sans en avoir retirer quoi que ce soit, d’autres penseront que l’Art Nouveau est revenu sur scène dans les années 60/70 à cause des prises de LSD des artistes ou encore d’autres comprendront que l’Art Nouveau nous entoure sans arrêt et qu’il suffit de le voir. Cependant, n’aurait-il pas été intéressant d’expliquer pourquoi un tel retour aux codes de l’Art Nouveau dans les années 30, puis 60 et 70 ? Pourquoi la société a-t-elle eu besoin d’aller piocher dans ce style 1900 pour faire passer ses messages ? L’exposition manque-t-elle exprès d’analyse pour bien nous laisser comprendre que l’Art Nouveau ne se réfléchit pas mais se ressent et s’admire ?
Ce qui est certain, c’est qu’entre design, illustration et mode, Guy Cogeval a voulu nous montrer à quel point l’Art Nouveau était loin d’être absent des créations du XXe siècle et qu”il suffit d’ouvrir les yeux pour le voir encore régner sur nos vies.
Allen Jones, Table Sculpture, 1968, Maastricht, Gallery Mourmans. © Erik & Petra Hesmerg / The Gallery Mourmans
Le musée olympique de Lausanne
Connaissez-vous le musée olympique de Lausanne ? J’ai passé une journée suisse hier pour aller le visiter et découvrir ce musée garant d’une histoire belle et forte autour des Jeux Olympiques. C’est en effet ainsi que j’ai ressenti ma visite…Une impression intense de chaleur humaine, de courage et de dépassement de soit. Nous nous sommes tous plus ou moins approchés des Jeux Olympiques un jour ou l’autre de notre vie, que ce moment dur ou non, qu’il soit source de passion et de fascination ou qu’il soit juste anecdotique, les Jeux Olympiques nous touchent tous les deux ans. Je me souviens partir en vacances de neige à Châtel en CM2 et découvrir ces mascottes et autres objets souvenirs près du mur de cartes postales des boutiques du village….et qui aurait cru que j’irais un jour visiter le musée ?!
L’histoire de l’Olympisme partant de l’Antiquité, le parcours proposé par le musée nous explique clairement comment les Jeux ont pris naissance et en quoi ils sont dans nos gênes depuis bien longtemps que 1896 (date des premiers Jeux modernes par Pierre de Coubertin). Avec un parcours chronologique puis semi-thématique (les flammes des JO, les Jeux d’été, les Jeux d’hiver, etc.), le musée olympique nous présente les témoins des Jeux gardés dans les placards depuis un siècle. Vous découvrirez ainsi la chaussure de Jesse Owens (Berlin, 1936) ou la robe portée par Katerine Witt (Sarajevo, 1984)…une foule de costumes, chaussures, équipements sportifs, médailles, dédicaces sont ainsi exposés. Mais surtout, une bibliothèque folle d’images et de vidéos permettant de remettre le tout dans son contexte et de revivre les moments forts des JO. A savoir qu’un parc donnant sur le lac Léman entoure le musée et expose des oeuvres d’artistes mondialement connus comme Rodin, Bourdelle, Niki de St Phalle ou Botero autour du thème du sport.
Par contre petit bémol pour l’exposition temporaire actuelle intitulée “Vancouver 2010″ qui manque selon moi de profondeur et de pertinence scientifique. On y décrit en effet très bien Vancouver, sa nature et les sports pratiqués mais cela manque de propos. Cependant, j’ai cru comprendre que cette exposition était un bon moyen de dire “Nous envoyons nos JO à Vancouver, alors accueillons Vancouver à Lausanne !”.
Atget au château de Sceaux
Depuis son ouverture, je cherche le temps de me rendre au château de Sceaux pour découvrir l’exposition “Atget et Sceaux, entre rêve et réalité”. Ce week-end fut enfin la bonne occasion pour m’y rendre et découvrir les œuvres d’Atget consacrée à la nature et au parc de Sceaux.
Une très belle exposition présente l’une des dernières acquisition du musée de l’Ile de France, deux albums de photographies de la ville et du parc de Sceaux confectionnés par Atget lui-même, soit quatre-vingt-huit photographies.
A niveau de la scénographie, je dirais simplement que la reproduction des deux albums en consultation libre est très appréciable, surtout vu la qualité de l’impression et du papier utilisé, la suite de l’exposition reste cependant très conventionnelle.
Juste un petit mot à propos du livret d’exposition gratuit très complet et très très agréable pour ceux qui ne souhaitent pas acheter le catalogue d’exposition. D’un autre côté, ce dernier est remarquable par la qualité des impressions, des grands formats, des commentaires d’oeuvres et par son prix réduit (19€ !).
A noter aussi que l’exposition se situe dans les écuries du château ! Pas la peine donc de courir vers le château car dépasser le portail suffira amplement. En effet, l’absence d’indication sur le lieu de l’exposition manque terriblement. De plus, l’entrée se fait par une petite porte à droite du bâtiment et non par la grande porte en bois au dessus de laquelle est accrochée un grand format de l’affiche. Deux petits problèmes d’indications qui engendrent un nombre incalculable de remarques de la part des visiteurs..
Attention ! Clôture de l’exposition le 6 février 2009 !!
Soirée de lancement de la galerie virtuelle des minéraux
Comme je vous l’avais annoncé, hier soir nous étions, une poignée de blogueurs, de journalistes et moi, invités à une visite spéciale et unique de la galerie virtuelle des minéraux du musée national d’histoire naturelle.
Tout commence par une petite visite de la “salle des trésors” avec des minéraux merveilleux dans tous les sens, puis la surprise arrive…les bijoux de la couronne ! Jamais montrés au public et gardés à l’abri dans une chambre forte, une petite boîte bleue s’ouvre doucement devant nous et nous offre les plus beaux bijoux et pierres de l’histoire de France dans des étuis qui n’ont vraiment rien de bien prestigieux…. Des beautés conservés dans des écrins de fortune et pour nous expliquer qui sont-ils un spécialiste nous racontant les petites anecdotes que l’on aime tous.
Un petit tour de la suite de la galerie puis direction l’auditorium de la Grande Galerie de l’Evolution où le site nous est présenté par le fameux spécialiste, François Farges, le directeur des partenariats du MNHN, Philippe Pencaut et enfin la responsable du pôle Internet Stéphanie Targui. On nous y explique de près de 300 minéraux sont présentés dans la galerie virtuelle non présentés dans la galerie réelle (et aussi que 200 d’entre eux viennent du mécénat Total, mécénat on ne peut plus cohérent et crédible pour une fois).
Préserver le patrimoine minéralogique, donner la possibilité aux visiteurs de manipuler ces trésors dérobés du public, donner accès aux visiteurs à des collections jamais montrées et le tout dans un écrin serti d’ultra-zoom, de douces mélodies et de 3D…..voilà ce que nous offre cette galerie virtuelle des minéraux !
Nous avons ensuite poursuivi la soirée avec un cocktail dans la Grand Galerie où j’ai pu converser à souhait avec Benoît de Sagazan (Patrimoine en blog), Henri Kaufman (Et si l’on parlait marketing), Rémi Barra (Palpitt) ou encore Jean-Pierre Dalbera.
Concernant le site je trouve qu’il est esthétiquement, graphiquement et technologiquement abouti et qu’il nous laisse vivre une expérience virtuelle assez unique. Ensuite il n’est selon moi qu’un livre informatif virtuel de très grand qualité. Je ne sais pas si un internaute aimerait y retourner une fois qu’il s’est bien amusée 5 minutes dessus. Ce site est cependant une ouverture du public à un monde peu connu certaine ainsi qu’une richesse pour les scientifiques ou étudiants. Mais, comme l’ont bien souligné les intervenants lors de la conférence, ce site n’est que le début d’autre chose, une sorte de laboratoire du comportement des visiteurs face aux minéraux et de mesure de leurs désirs et attentes afin de proposer dans le futur virtuel et réel, des services adéquats.
Pour la soirée en elle-même je dirais tout simplement qu’elle a été bien orchestrée et répond bien à ce que l’on attend d’une soirée blogueurs, c’est à dire une activité ludique qui nous plonge dans le domaine d’activité de l’institution avec un côté privilégié, une conférence avec des intervenants pertinents par rapport au public et enfin un moment de détente pour délier les langues.
Le site a été crée par e-mazarine et la communication a été mise en place par i-marginal.
Ouverture de la Galerie Virtuelle de Minéralogie - teasing et communication blogueurs
Le musée national d’Histoire naturelle s’est lancée dans la création d’une réelle identité numérique à travers sa présence sur différents réseaux sociaux mais aussi via l’ouverture de sa galerie virtuelle de minéralogie….Retour sur un lancement digne de ce nom sur le Web 2.0…
Afin d’avoir une présence virtuelle bien plus définie qu’un simple espace sur le site du musée national d’Histoire naturelle, la galerie de minéralogie s’offre une galerie virtuelle. Ouverture prévue le 20 juin 2008. En attendant l’ouverture de ce fameux site, l’agence prestataire de cette opération i-marginal s’est amusée à développer une campagne de communication tournée vers les blogueurs comme tant d’autres agences dans d’autres secteurs le font depuis ces dernières années. Nous (les blogueurs) avons donc reçu un mail d’annonce de l’ouverture avec l’invitation officielle à une soirée visite blogueurs de la fameuse galerie de minéralogie présentée par deux grands spécialistes et suivie d’un cocktail. Puis des invitations et des mails par ci par là annonçant la présence du la Galerie de Minéralogie sur les différents réseaux sociaux.
A noter que la phrase “Ce lancement, réalisé en présence de blogueurs, s’appuie sur une communication communautaire.Une innovation pour un musée.” est répétée un peu partout afin de bien montrer qu’ils sont les premiers ! Et pourtant cela fait des mois et des mois que je répète à qui veut l’entendre qu’il faut faire évoluer les relations presse/blogueurs dans ce sens !
Pour résumer nous avons donc :
- un site avec des progrès technologiques qui veut faire parler de lui
- un mécénat Total donc une communication efficace à mettre en place
- une présence sur YouTube, Dailymotion, Viméo et Facebook
- une vidéo bande-annonce du nouveau site
- des relations blogueurs dans toutes leurs splendeurs avec des phases bien définies (Annonce / Teasing / Invitation / Suivi):
1 - Envoi d’un mail d’annonce d’invitation (J-16)
2 - Envoi d’un mail avec l’invitation officielle à la soirée blogueurs (J-8)
3 - Invitation à rejoindre le groupe FB de la galerie de minéralogie (J-3)
4 - Envoi d’un mail avec l’annonce de la mise en ligne d’une bande annonce sur YouTube, Dailymotion, Viméo et Facebook (J-3)
5 - Invitation à rejoindre l’événement de la soirée blogueurs sur FB (J-2)
La fameuse soirée blogueurs c’est ce soir ! Je vous ferais un compte rendu dès mon retour !
Galerie Virtuelle de Minéralogie - Bande annonce from La Galerie de Minéralogie on Vimeo.
Le Centre Commémoratif de l’Holocauste à Budapest
Il y a peu de temps je vous avais parlé du Musée de l’Holocauste de Buenos Aires, cette fois çi ça sera celui de Budapest avec une installation assez surprenante.
Situé dans un immeuble qui pourrait être un lieu de logement, ce Centre Commémoratif de l’Holocauste n’aurait pas eu beaucoup d’identité s’il ne s’était pas couvert de cet édicule avec le mot TERROR écrit en immense !
C’est impressionnant, unique et ça marque vraiment de voir un tel mot dominer cet immeuble !
Une installation d’art contemporain sur un bâtiment historique de Budapest
Je profite de mon petit séjour à Budapest pour partager avec vous tout ce que je croise ! Alors aujourd’hui, après avoir visiter la Galerie Nationale Hongroise ou la Magyar Nemzeti Galeria en langue locale, nous avons traversé le pont Szechenyi Lanchid et sommes tombés nez à nez avec l’Académie des Sciences / Magyar Tudományos Akadémia décorée d’une installation lumineuse d’art contemporain !
Quelques recherches après, je découvre que ce que nous avions admiré était en fait le résultat d’un artiste connu mondialement pour son travail de destructuration des monuments historiques.
A l’appui de cette oeuvre, un site Internet pas trop mal avec un compte Flickr associé montrant l’évolution de l’oeuvre jour après jour, deux vidéos en streaming et un blog pour les évènements au fil des jours.
m.city - A Contemporary Light Art Installation by Peter Kozma.







