Compte rendu de la matinée Marketing Culturel 2.0
L’agence Communic’Art, dont le directeur François Blanc animait la table ronde à la conférence Marketing Culturel 2.0, a diffusé un compte-rendu de cette fameuse matinée.
Les photos de la matinée sur Flickr.
Un résumé plus approfondi de la matinée.
Le voici donc pour les intéressés :
Marketing Culturel 2.0
Comment profiter des nouveaux médias ?
Plus de 100 participants, responsables communication et multimédia d’institutions muséales publiques et privées, ont assistés à la conférence/table ronde organisée mardi 18 novembre par le groupe de presse canadien Influencia en partenariat avec COMMUNIC’ART.
En première partie de cette matinée, Kim Mitchell, directrice de la communication, de la publicité et de l’identité graphique du MoMa de New York a présenté les stratégies de communication du musée et son approche web 2.0 au travers des réseaux sociaux, YouTube, Facebook et Myspace.
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“Notre objectif est de faire du musée un lieu d’expérience : une salle de gymnastique pour l’esprit, une expérience sensorielle, cérébrale, émotionnelle et spirituelle. (…) La présence du MoMa sur les réseaux sociaux comme Facebook, itunes U, ou encore Youtube s’accompagne d’une campagne active de référencement payant sur Google Ads, notamment.” Kim Mitchell, Museum of Modern Art
Cet engagement de communication très fort s’appuie sur une solide approche marketing visant à ancrer la “marque” MoMa dans la cité, à en faire une étape incontournable pour tout voyageur étranger et stimuler la générosité des sponsors.
Internet et mobilité :
quels bénéfices pour l’expérience culturelle ?
La table ronde, animée par François Blanc, président de COMMUNIC’ART, a permis à l’assistance de partager l’expérience d’Agnès Alfandari, chef du service Internet du Musée du Louvre, de Laurent Gaveau, chef du service nouveaux médias du Château de Versailles, d’Elisha Karmitz, directeur du pôle multimédia des cinémas mk2, et d’Yves Evrard, Professeur Honoraire de Marketing à HEC Paris.
François Blanc introduisait le thème :
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“(…) il s’agit de la chaîne du multimédia, en lien avec les supports in-situ et de sa valeur d’usage pour les publics des musées.
(…) Les outils Internet et multimédia sont, pour les institutions et entreprises culturelles une opportunité sans précédent de mener plus loin, plus fortement et plus profondément leur mission de médiation et de partage de l’expérience culturelle et plus particulièrement muséale.
(…) Encore faut-il comprendre et bien marier les fonctions et avantages de chaque support, ne pas se fourvoyer, tirer parti de l’expérience pour réussir à stimuler la pratique culturelle. L’Internet et le multimédia sont aujourd’hui le Grand Chantier des entreprises culturelles.
Des entreprises dont la spécificité est au cœur des décisions.”
Ci-dessous quelques extraits des interventions :
Agnès Alfandari, musée du Louvre
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“Nous avons l’objectif ambitieux d’être présent dans le quotidien des gens. (…) Le web permet de donner une image plus humaine des musées : on laisse les gens participer et on peut leur montrer, grâce à des vidéos d’installations par exemple, que ce sont des institutions vivantes.
(…) L’intérêt de la contribution, c’est l’indexation des œuvres par les internautes : nous enrichissons notre base avec des termes qui sont ceux du public, loin des termes muséaux et scientifiques, propres aux experts. Il faut rendre la culture plus accessible.”
Yves Evrard, HEC Paris
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“Le web 2.0 est un outil de création de contenu et d’enrichissement pour les marques. Pour les institutions culturelles, dont l’essence est de créer du contenu, la logique de communication web 2.0 serait plutôt d’utiliser les réseaux sociaux permettant d’intéragir avec le public et de créer du lien et d’attirer de nouveaux publics.”
Laurent Gaveau, Château de Versailles
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“Nous avons deux objectifs en terme de web 2.0 : premièrement, investir les plateformes existantes type Facebook ou Dailymotion et deuxièmement, proposer de nouveaux outils participatifs sur nos propres plateformes.
(…) Lorsqu’on ouvre à la participation des publics, il y a des risques élevés de perdre la main sur le contrôle du message. Notre forum ouvert pour l’exposition Jeff Koons a ainsi été pollué par des groupes organisés extrêmes et nous avons du le fermer. Nous avons changé notre plateforme pour un site de partage de photos autour de la création d’un mur d’images de l’œuvre Split Rocker, qui est un succès.”
Elisha Karmitz, Cinémas mk2
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“Nous avons le souhait d’être un hub culturel à Paris : avec le projet d’espace ‘mon compte’, nous allons pouvoir fidéliser nos visiteurs qui pourront accumuler des points pour les échanger contre des produits mk2 ou dans une autre institution culturelle partenaire.
(…) Les exemples américains nous montrent que l’association des marques et des institutions culturelles dans la production de contenu peut fonctionner .”
© Les Éditions Infopresse.
Conférence, salon, rencontre….à venir !
La fin d’année s’annonce remplie de rendez-vous à ne pas manquer pour les professionnels des musées, les étudiants ou les amateurs…Voici donc une petite liste de dates que je vous invite volontiers à compléter.
J’y serais !
J’y serais !
Le Centre Pompidou s’ouvre au multimédia et au participatif à travers l’exposition Traces du sacré [2]
Le second volet de l’exposition Traces du sacré dans l’univers multimédia c’est la nouvelle plateforme multimédia dédiée à l’exposition Traces du sacré : http://traces-du-sacre.centrepompidou.fr/. En effet, l’équipe web du Centre Pompidou a mis en place une réelle plateforme vidéo avec une multitude de contenu de natures différentes telles qu’une vidéo d’introduction à l’exposition Traces du sacré, mais aussi une présentation de la scénographie avec une vidéo du montage et une interview du scénographe, des interviews et points de vue d’artistes, etc. C’est donc à travers près d’une centaine de vidéo de très grande qualité que ce soit dans le fond que dans la forme, que le Centre Pompidou offre la possibilité aux visiteurs de poursuivre son expérience muséale chez lui et d’en apprendre encore plus sur l’exposition et les thèmes qui y sont abordés !
Nous noterons l’absence de fonctionnalités communautaires telles que la possibilité de déposer des commentaires, d’annoter les vidéos, de partager la vidéo avec ses amis ou de l’afficher sur son blog ou sur son site. Ici toutes les questions de la mission du musée et de sa place face aux visiteurs interviennent comme “Le musée n’est-il pas là juste pour transmettre des savoirs ?”, “Est-ce au musée de créer une communauté autour d’un thème ?”, “Les paroles des visiteurs peuvent-elles être mises au même niveau que celles des professionnels ?”, “Comment modérer une communauté ?”, “Où s’arrête le rôle du musée ?”, etc.
Pour conclure sur ces deux derniers articles, je ne vous cacherais pas que cette initiative va faire beaucoup de bien à l’univers de la communication muséale et multimédia française dans le sens où on intègre ici directement le multimédia et le numérique à l’exposition réelle, à l’expérience visiteur, à le recherche scientifique et surtout en mettant en place des relais réels entre virtuel et réel, entre comité scientifique du musée et visiteur, entre texte et audiovisuel.
Je note tout de même que de tels projets peuvent facilement être mis en place avec des expositions comme Traces du sacré, c’est à dire une exposition où les œuvres viennent principalement des réserves du musée, où tous les droits de reproduction sont au musée, où aucun autre interlocuteur culturel vient imposer ses idées et ses contraintes. Nous sommes bien face à trois types d’expositions à Pompidou (et ailleurs aussi) : des expositions block busters qui permettent de développer des expositions moins faciles d’accès et enfin des expositions issues des collections du musée où les coûts attribués aux prêts d’œuvres peuvent être reportés sur des coûts annexes comme le multimédia, la communication, les animations, etc.
L’Institut de recherche et d’innovation c’est :
Créé en avril 2006, l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) du Centre Pompidou travaille sur l’étude et le développement de technologies culturelles et éducatives favorisant l’émergence de nouvelles pratiques amateurs: appareils critiques et outils d’annotation, plateformes collaboratives, objets communicants, interfaces multimodales et design numérique.
Le Centre Pompidou s’ouvre au multimédia et au participatif à travers l’exposition Traces du sacré [1]
Habituellement, une exposition est mise en avant sur le site du Centre Pompidou à travers une simple page proposant un extrait du communiqué de presse, quelques visuels, les informations pratiques, la possibilité d’acheter son billet en ligne, de positionner l’espace d’exposition au sein du musée, un dépliant d’explication à télécharger, des dossiers pédagogiques et enfin un questionnaire de satisfaction en ligne.
Mais pour l’exposition Traces du sacré tout a changé !!
En effet, notons tout d’abord l’arrivée du multimédia et du participatif au sein de l’exposition avec la mise en place d’un dispositif “d’accompagnement et de participation du visiteur” développé par l’Institut de recherche et d’innovation du musée. En bref c’est :
Focus sur le logiciel Lignes de temps :
Le support de toute cette entreprise est en fait un logiciel développé par L’IRI intitulé “Lignes de temps”. Le principe est simple mais l’idée assez novatrice pour un musée : offrir la possibilité au visiteur d’écouter, organiser, annoter et créer des commentaires de visite audio.
Par exemple, pour l’exposition Traces du sacré, il est possible de créer sa visite en organisant les commentaires audio, de connaître tous les commentaires liés à une salle de l’exposition et de l’annoter ou encore de parcourir les pistes audio liées à un thème.
Pour plus d’information, voici une excellente présentation simple et concise de la plateforme.
“Les musées à l’heure du Web 2.0″ Vidal et Crenn
Voici la présentation de l’intervention de Geneviève Vidal et Gaelle Crenn faite à la conférence Musée 2.0 au Centre Pompidou que l’on retrouve ici présentée à l’université d’Artois le 22 mai dernier à l’occasion de la journée d’étude “La bibliothèque à l’heure du Web 2.0 : amélioration significative du service aux usagers ? “.
Une présentation complète et synthétique qui résume bien ce que ce blog peut raconter au quotidien ! ![]()
Muséum de Toulouse, jeunes et Web 2.0
Le muséum de Toulouse a récemment ouvert un espace dédié aux plus jeunes sur son site Internet : Muzéo’jeunes. Des couleurs vives, des images et des photos amusantes, des jeux ludiques et amusants, tout y est pour que les petits s’amusent !
On peut ainsi comprendre le but d’un muséum d’histoire naturelle en 7 questions, se balader dans un monde imaginaire et y découvrir les photographies des collections, construire des maisons, répondre à des quizz sur la pomme de terre par exemple, résoudre des énigmes à partir d’images, comprendre comment se fabriquer un nichoir et en prendre soin au fil des jours ou encore apprendre de drôles d’histoires sur les animaux comme cette grenouille sans poumon !
Mais la meilleure initiative selon moi est “Une collection tous ensemble”. Le principe est simple, la création d’une belle et grande collection sans faire de mal aux animaux c’est plus facil quand on le fait virtuellement et à plusieurs ! Le Muséum de Toulouse propose donc à tous les jeunes internautes de prendre en photo les plus beaux animaux et envoyer ses photos sur le groupe Flickr du muséum Collectionner le Vivant autrement en ajoutant des annotations ou non.
Pour l’instant le groupe comprend 21 membres et 76 contributions.
Nous sommes donc en pleine logique de crowdsourcing issue du Web 2.0 appliqué à un public précis : les plus jeunes.
Le Web 2.0 et les musées par Nina Simon
Je vous invite à découvrir cette présentation de Nina Simon qui est, comme elle le dit si bien, le brouillon de son intervention de vendredi dernier au MAAM Creating Exhibitions.
Un bon moyen de résumer ce que peut apporter le Web 2.0 aux musées !
Retour sur la journée Musée 2.0 au Centre Pompidou
Musée 2.0 au Centre Pompidou c’était il y a deux jours (mardi 1er avril)…petit compte rendu de cette journée :
Les présentations du matin furent assez centrées sur le contenu en tant que tel avec chaque intervenant qui présentait sa petite tambouille et montrer à quel point son musée était innovant. On notera tout particulièrement la prestation remarquée de John Stack qui nous a dévoilé les projets futurs de la Tate Online !
Pause déjeuner bien méritée mais rien n’avait été organisé pour inciter les gens à débattre autour de sandwich ou je ne sais quelle autre nourriture ou boisson.
Reprise à 14h30 avec là des interventions qui m’intéressaient beaucoup plus !
On commence par une présentation d’Alain Depocas de la Fondation Daniel Langlois, un site très visuel et thématique basé sur une base de données riches et hyperactives conçue depuis 1999 au fil des années. Tout son discours était centré sur les ressources en ligne à partir d’un cas pratique : l’oeuvre Maman de Louise Bourgeois. Oeuvre d’actualité en France et très présente au Canada (à la National Gallery), son pays d’origine.
Nous voilà donc entrain de parler à toute vitesse de Flickr (notez qu’il s’est bien amusé avec le module Firefox PicLens), YouTube, Del.icio.us, Digg, Google Image, Netvibes, Freebase et bien évidemment Buzzeum (et là j’étais toute rouge !).
Pour finir, Alain Depocas nous a un peu parlé de leur projet de site participatif qui pourrait se résumer à « une plateforme de web de données liée par le web sémantique avec une documentation dynamique et modulable (critiques, opinions, multi-sources, etc.).
Et pour ceux qui ont adoré son fameux nuage, voici la version originale avec le Web 2.0 au centre au lieu du Musée 2.0 (vive les nuages heuristiques !) :
15h30, nous voilà en présence de ce duo qui commence à bien faire parler de lui dans le milieu : Geneviève Vidal et Gaelle Crenn. Reprenant plus ou moins leur présentation de l’Ichim 2007, Crenn et Vidal nous ont exposé leur étude faite sur un panel de 60 musées d’art et d’art contemporain en donnant des exemples concrets de sites de musées suivant 5 catégories : le fond, la forme, la description, l’échange puis la création.
Parmi ces exemples, outre ceux présentés sur ce blog, on peut citer le flux RSS du MAC de Marseille sur le portail de la ville, le Getty Guide, le Moderna Museet avec son espace personnalisable, le MACM qui propose de commenter les expositions, le forum de la Tate ou du Palais de Tokyo, le Guggenheim de Bilbao qui propose aux visiteurs de raconter leur visite à l’aide de photos, textes ou pistes audio, l’opération Flickr Ka au ZKM, la galerie virtuelle junior du Centre Pompidou, l’exposition How We Are Now de la Tate, la Tate qui propose aux internautes d’écrire les cartels d’expositions (sous réserve de validation de la conservation) et enfin le Getty Center avec son projet Cranach Magnified.
Cette présentation s’est conclue sur un tableau récapitulatif très intéressant :
16h15 : Table ronde
J’ai l’impression que les conférences ont tendance à s’achever sur une destruction très plaisante de tous les principes énoncés pendant la journée. Et voilà donc que la table ronde a été l’occasion de décridibiliser le musée virtuel en le faisant devenir un simple outil et non un élément de la politique muséale à part entière.
17h15 : Le Grand Témoin parle ! Jean-François Marchandise (Directeur du développement de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération) a eu la dure tâche, comme il le dit si bien, d’observer et de donner son regard extérieur et dépourvu d’implication dans le milieu de la journée. Extrêmement intéressante, son intervention a recentré les professionnels sur des problèmes présents mais souvent mis de côté comme comment rematérialiser le contenu, fabriquer une communauté de pratique avec une mutualisation des efforts et des dépenses financières ou humaines, l’incertitude sur la valeur et la définition de la valeur pour chacun des intervenants, la possibilité de se rapprocher du secteur touristique et éducatif pour évoluer et échanger les connaissances puis enfin se confronter aux pratiques personnelles qu’engagent les artistes encore vivant et travailler de pairs.
En bref, cette journée nous a permis d’officialiser encore une fois cette communauté de professionnels intéressés par la problématique des musées et du Web 2.0 et de mettre des visages sur ces noms que l’on lit chacun de notre côté, de reposer des questions que l’on oublie plus ou moins volontairement et de relancer et remotiver les institutions dans leur déploiement sur le Web 2.
Par contre j’ai trouvé cela très très dommage que rien n’ai été organisé pendant ou après les conférences pour inciter les gens à se parler !
A noter aussi que le groupe Facebook Musée 2.0 que j’avais crée il y a un mois a attirer 60 membres et autant ont répondu qu’ils seraient présent à l’évènement !
Comme quoi sans rien faire ça fonctionne Facebook des fois !
Le Brooklyn Museum revoit le principe du Web 2.0 pour son exposition Click!
Avant tout je vous invite à lire l’article d’Ana qui résume le concept de cette exposition bien particulière.
Le Brooklyn Museum a voulu repenser le Web 2.0 avec sa nouvelle exposition Click!. Partant d’un constat que le Web 2.0 était principalement basé sur l’influence que chaque internaute avait sur l’intégralité d’une communauté, ils ont souhaité donner moins d’importance à ce comportement d’influence et de conseil pour que chacun puisse s’exprimer sans tenir compte des autres. Car il est évident que même si l’échange et le partage de connaissances et de préférences ouvre l’internaute vers de nouveaux horizons qu’il aurait pu ne pas trouver seul, l’échange influence énormément les habitudes et le comportement d’un internaute. Par exemple si je vous dis que le Brooklyn Museum a une politique de développement sur le Web 2.0 très active et novatrice, vous serez tenté de penser que le Brooklyn Museum est un exemple à suivre. Cependant une telle affirmation vous fait passer à côté d’autres musées qui auront tendance à accorder une plus grande importance à la mise en valeur de leur collection au lieu d’alimenter une communauté.
Tout cela pour en venir au fait que le Brooklyn Museum a voulu lancer ses visiteurs dans une nouvelle façon d’appréhender l’échange et la communauté sur internet.
Concrètement, le Brooklyn Museum a lancé un appel à photographies répondant au sujet « the changing faces of Brooklyn ». Les artistes devaient donc déposer leur création montrant le musée sous un nouvel angle sans même pouvoir avoir connaissance des créations déjà déposées. Laissant donc les artistes seuls face à leur oeuvre et sans jugement aucun sur le travail des autres ou du leur.
La présentation de ces clichés lors de l’évaluation s’est donc effectuée en random sans aucune logique ou classement. Le musée est même allé plus loin en supprimant les liens permanents des clichés déposés afin d’éviter qu’un artiste envoi le lien à tous ses amis et leur demande de voter ! On voit que l’équipe est habituée aux pratiques et techniques des internautes !
En bref on ne pas peut dire que la transparence est de mise pour cette opération ! Trop excessif ? Compréhensible et préférable pour un tel concours ?
Dans tous les cas vous pouvez encore tester tout ça de votre côté en déposant une photographie qui sera ensuite reprise pour la prochaine exposition du musée en juin prochain !
Le Victoria & Albert Museum s’ouvrerait-il au Web 2.0 ?
Le Victoria & Albert Museum serait-il entrain de tâter le terrain avant de se mettre au Web 2.0 ?
Voilà que,comme d’habitude, une petite fenêtre de questionnaire s’affiche sur la homepage du site.
Voulez-vous participer à notre sondage ?! Je dis OUI !
Et voilà que le Victoria & Albert Museum me pose aussi simplement et directement possible des questions sur ma relation avec le Web 2.0.
Alors on commence sur les pratiques du blog, des commentaires et si on a déjà visité ou non les blogs et les forums du V&A Museum, ensuite zoom sur les réseaux sociaux avec notre consommation de vidéos, photos, etc. Et surtout des questions précises pour déterminer quels outils sont les plus utiliser ! Vous êtes plus Wordpress ou Blogspot ? YouTube ou Google Vidéo ? Flick ou Kodak photo ? Et pour finir, un point sur le profil de l’internaute et surtout la question qui change tout : êtes vous un expert du net ou non ?!!
Dommage que tous ces résultats ne soient pas mis en ligne après coup !
L’espace MyMuseum du Philadelphia Museum of Art
MyMuseum est le tout nouveau service lancé par le Philadelphia Museum of Art via son site internet. Notez le My de MyMuseum qui suit cette tendance déjà bien ancrée dans les habitudes des internautes avec MyYahoo, etc.
Alors MyMuseum c’est quoi ?
C’est la possibilité de « personnaliser son expérience Philadelphia Museum of Art » / Vivre autrement le musée sur internet. Lancé il y a très peu de temps, des mises à jours seront régulièrement faites.
Assez simple d’utilisation, il suffit de cliquer sur « Add to my gallery » pour l’enregistrer dans son espace personnel. Une fois dans la galerie, la présentation est linéaire donc peu exploitable si le nombre d’oeuvre excède 3 oeuvres. Il est cependant possible de créer des sous-dossiers et de les organiser selon ses besoins. Il est aussi possible de comparer deux oeuvres en confrontant les deux visuels et leur descriptions.

Assez simple dans les fonctionnalités proposées, MyMuseum est intéressant dans la mesure où il se place directement dans une politique Web 2.0 en employant un vocabulaire propre à cette tendance (MyMuseum, MyCalendar, Share, Community). En cloisonnant les différents outils dans un seul et même espace accessible uniquement par inscription, le musée crée ainsi une communauté identifiable.
Cependant, il y a gros manque selon moi : la possibilité d’obtenir ces différentes informations sur ses propres espaces personnels comme Google Agenda pour la fonction MyCalendar, Flickr pour la galerie, etc.
Le British Museum se donne une allure Web 2.0
En début d’année on parlait d’ergonomie et de design web 2.0 dans tous les sens. Les grands sites se sont dépêchés de remodeler leur look pour devenir un vrai site au design 2.0. Les couleurs flashy ou pastels, les rondeurs, les logos ombrés, …, on ne jurait que par ça !
Depuis le soufflé est retombé, mais qu’est ce que je découvre en ma baladant ?!! Le British Museum a refondu son site pour lui donner des allures de vrai site web 2.0 !!
Simplicité, peu de colonnes, des encadrés dans tous les sens, des couleurs pastels, un header bien séparé du reste, un jeu avec la taille de la police, un fond blanc, des encadrés avec des dégradés, une navigation simple et un accès à tout à partir de la homepage…tout y est !
Voici une petite explication du directeur de l’agence Web : “The British Museum has completely transformed its website and taken on board the lessons of user-centred design. Credit to the teams from the museum and Cogapp for having worked so well together. The results will deliver value for the British Museum’s online visitors for many years to come.”
Beaucoup plus dynamique, attrayant, clair, ce nouveau look donne envie de se balader et de découvrir les autres pages du site ! Chaque volet a son propre code couleur en suivant toujours la même charte graphique et la même disposition.
Pour rappel, voici à quoi ressembler le site du British Museum en 2000 :
En 2004 :
En 2006 :
Alors.. Pour ou contre ce nouveau look ??
Par l’agence web Cogapp.
Réseaux sociaux, web 2.0, etc… Le Indianapolis Museum of Art est partout !
L’année 2007 fut celle des réseaux sociaux pour les musées les plus avant gardistes et 2008 le sera pour les autres..
L’Indianapolis Museum of Art fait parti de cette première catégorie puisqu’il est présent sur tous les sites sociaux “en vogue” ! En allant du blog à MySpace en passant par le profil Flickr, Facebook et Youtube, voilà un musée qui n’a pas perdu de temps !
En conclusion : on remarquera que de plus en plus de musées s’emparent de ces sites communautaires alors que d’autres ont à peine sortis leur première newsletter (vous voyez à qui je fais référence là ? ! ).
Les musées se mettent aux podcasts web 2.0
Voici une initiative on ne peut plus participative et faisant preuve d’un réel soucis d’échange et de partage avec les visiteurs.
Les organisateurs de la nuit des musées à Amsterdam ont décidé cette année de lancer le 16 juillet dernier un tout nouveau projet consistant à proposer des guides/audio guide fait par les visiteurs.
Ainsi, les visiteurs auront le choix entre plusieurs audio-guide pour faire connaissance avec la visite proposée. Le principe est simple : il suffit de choisir le podcast audio que l’on désire écouter parmi ceux d’étudiants, d’artistes, d’inconus ou de célébrités. Ensuite il est consultable sur le site mais aussi téléchargeable afin d’en profiter lors de sa visite.
Le projet est ouvert à tous étant donné que tout le monde peut déposer son podcast et le mettre à télécharger.
Permettant ainsi d’ouvrir la culture à tous et de donner la parole à chacun, ce projet est un bel exemple de démocratisation de l’art et de rapprochement des musées et des visiteurs.
A noter aussi : la nuit des musées d’Amsterdam a son espace MySpace !

