Le détai qui tue
L’exposition Monumenta de Richard Serra au Grand Palais est bien un évènement que j’attends avec impatience. Il est donc tout naturel que je me sois inscrite à la newsletter. Et là je me suis dit que c’était une bien bonne idée que de dédier une newsletter à une seule exposition et surtout à débuter son envoi quelques jours avant l’ouverture de Monumenta.
Alors qu’est ce que nous cachait cette newsletter ? Une galerie de photographies nous montrant les coulisses de l’exposition, des informations sur les horaires, les tarifs, les audio-guides gratuits et la présence des médiateurs dans les salles.
Le seul hic c’est que bien que l’équipe a tout bien ficelé, il leur manque un seul et unique détail ! Le renouvellement de leur abonnement au site www.monumenta.com !
Un petit conseil… dépêchez vous car le vernissage est mardi soir !
Edit (mardi 9h30) : le problème est réglé ! L’achat du nom de domaine a été validé.
Pour ou contre les traductions de site de musée par Google Translate ?
Le MoMA utilise Google Translate pour traduire les différentes versions de son site (français, italien, espagnol, allemand, chinois, japonais, coréen) ! Vous y croyez vous ?! Un musée aussi important que le MoMA qui ne peut pas se payer un prestataire de traduction et qui s’excuse des fautes possibles avec une simple phrase :
Automatic translations are provided by a third party and may contain inaccuracies.
Ce que j’aime beaucoup c’est que cette même phrase est traduite comme ça : “Traductions automatiques sont fournis par un tiers et peut contenir des inexactitudes.”
Bon, il est certain que les avantages sont nombreux :
Mais l’unique inconvénient est pour moi très/trop important :
Alors..Pour ou contre les traductions de site de musée par Google Translate ?
Planète Métisse - une exposition complète
Pour sa nouvelle exposition “Planète Métisse“, le Musée du Quai Branly a mis en place un site internet qui vaut le détour !
Pour parler de tous ces métissages, ces chocs culturels, rien de mieux qu’un vrai laboratoire d’alchimiste qui s’amuse à tout mélanger et à voir ce que ça donne ! On a dons des manivelles à tourner, plein de gros boutons sur lesquels on doit appuyer et plein plein de contenu !
Tout ça pour vous annoncer que l’exposition va durer 18 mois (et oui vous avez bien entendu !) et que le site de l’expo sera complété petit à petit par un catalogue numérique comme pour l’exposition Diaspora, un blog où le commissaire d’exposition et tous ses invités pourront écrire des billets sur le métissage !
Une exposition plus que complète sur le offline tout comme sur le online avec l’exploitation de tous les services communautaires actuels !
Une capture d’écran du site pour illustrer un article du Monde ?!
Une capture d’écran du site Internet pour illustrer un article du Monde vous aviez déjà vu ça vous ?
Dans tous les cas c’est ce que la journaliste Claire Guillot a fait pour parler de l’exposition Gimpel au Musée d’Orsay et ça fait de la promo pour le site en même temps !
J’ai eu l’occasion de visiter l’exposition Gimpel la semaine dernière et j’en suis sortie complètement enchantée d’avoir découvert la Belle Epoque en couleurs ! Et oui car Gimpel est un maître dans la photographie du début du siècle en couleurs ou plutôt devrais je dire des autochromes !
Le minimalisme envahit bel et bien les musées !
Il y a peu de temps je vous annonçais que les sites minimalistes avaient envahis les sites des musées ! Et bien ça se confirme !
Le 1er avril prochain, le Centre Pompidou organisera une journée de conférences intitulée “Musée 2.0” (quoi ? vous aussi vous trouvez que c’est facil comme titre ?! Que ça ne veut pas dire grand chose ?!) avec de nombreux intervenants de qualité (Geneviève Vidal, Gaelle Crenn, John Stack, …). Et voici à quoi ressemble la page dédiée à cette journée :
Notez le surlignage en jaune fluo, les caractères d’imprimerie, etc etc !
Et surtout cliquez sur les “1″ fluotés et vous tomberez sur une belle matrice de 0 et de 1 !
Merci à Jean-Michel Tobelem pour l’info !
Le Rijksmuseum fait vivre ses collections
Vous n’avez peut-être jamais lues ces petites phrases qui apparaissent puis disparaissent, moi je l’ai fait ! Et ca en valait le coup !
A travers des dialogues ou des mises en scènes inventés, le Rijksmuseum fait vivre les oeuvres de ses collections :
“Quand le printemps arrivera je t’enverrais des tulipes…des tulipes de 1683…des tulipes de 1639…je n’arrive pas à trouver les mots d’amour mais les tulipes viennent d’Amsterdam. Tulipes fraîches tous les jours au Rijksmuseum.”
C’est un détail mais si l’on prend le temps de les lire, ce détail nous ouvre les portes vers une nouvelle façon de voir les oeuvres et donc le musée.
Le zoom lent en homepage. Pour ou contre ?
Suite au commentaire de Michel sur un des derniers articles sur les sites minimalistes, j’aimerais savoir si vous êtes plutôt pour un contre cette mise en scène des collections sur la homepage ?
Voici quelques exemples de sites Internet de musée qui exploitent ce zoom et dézoom lent :
Le Rijksmuseum :
Le Musée Van Gogh à Amsterdam :
Le Centre des Monuments Nationaux :
Le site du Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse
La Renaissance du Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse oblige…voici un point sur leur tout nouveau site Internet !
Suivant une tendance très Web 2.0, ce site Internet a une charte graphique assez sympathique car très dynamique ! Avec des couleurs pastels ou ultra-flashy, des encadrés un peu partout, une typo assez ronde et très grosse, effectivement, ce nouveau site suit les tendances actuelles.
Rubrique Venir : tout ce qu’il faut savoir pour bien venir au musée via un plan généré par Google Maps et un outil permettant de préparer sa visite. A propos cette application me rappelle celle du Musée d’Orsay. C’est à dire ajouter une oeuvre sur sa liste des oeuvres à voir alors que l’on parcoure la collection du musée.


Rubrique Connaître : toutes les informations pour être au courant des actualités du musée, des visites, des lieux et des expositions.
Rubrique Explorer : aller plus loin et poursuivre l’expérience musée à travers un plan interactiif des salles très performant
Rubrique S’informer : faire des recherches et s’instruire via les dossiers thématiques et le catalogue en ligne de la médiathèque du museum. A noter aussi l’encadré “dernières séléctions” proposant les séléctions de livre du museum.
Rubriques Echanger : l’intitulé de cette rubrique me fait immédiatement penser à la rubrique Community du Brooklyn Museum. Alors Echanger c’est un blog avec une identité graphique assez sympa, très visuelle. Mais c’est aussi une page Flickr et des liens conseillés via Delicious.
C’est aussi :
Et enfin, quelques points à relever :
En bref :
Positif : Un site web qui est à voir avec des outils et des services intéressants et une charte graphique ultra-dynamique et attractive.
Négatif : de nombreuses applications mais rien que je n’avais déjà vu ailleurs sur d’autres sites de musée.
Le British Museum se donne une allure Web 2.0
En début d’année on parlait d’ergonomie et de design web 2.0 dans tous les sens. Les grands sites se sont dépêchés de remodeler leur look pour devenir un vrai site au design 2.0. Les couleurs flashy ou pastels, les rondeurs, les logos ombrés, …, on ne jurait que par ça !
Depuis le soufflé est retombé, mais qu’est ce que je découvre en ma baladant ?!! Le British Museum a refondu son site pour lui donner des allures de vrai site web 2.0 !!
Simplicité, peu de colonnes, des encadrés dans tous les sens, des couleurs pastels, un header bien séparé du reste, un jeu avec la taille de la police, un fond blanc, des encadrés avec des dégradés, une navigation simple et un accès à tout à partir de la homepage…tout y est !
Voici une petite explication du directeur de l’agence Web : “The British Museum has completely transformed its website and taken on board the lessons of user-centred design. Credit to the teams from the museum and Cogapp for having worked so well together. The results will deliver value for the British Museum’s online visitors for many years to come.”
Beaucoup plus dynamique, attrayant, clair, ce nouveau look donne envie de se balader et de découvrir les autres pages du site ! Chaque volet a son propre code couleur en suivant toujours la même charte graphique et la même disposition.
Pour rappel, voici à quoi ressembler le site du British Museum en 2000 :
En 2004 :
En 2006 :
Alors.. Pour ou contre ce nouveau look ??
Par l’agence web Cogapp.
Exhibit Files : quand les pros des musées font dans le réseau social
Lors des Journées d’Etudes de l’OCIM j’ai eu le plaisir de rencontrer Gretchen Jennings, conseillère de Exhibit Files. Nous avons pu discuter de l’avenir des musées sur Internet et surtout de son site regroupant aujourd’hui 486 membres et permettant à chacun de déposer les compte rendu d’expositions organisées avec l’explication de la mise en place de l’expo, de la démarche, des problèmes rencontrées, etc. C’est donc un réel échange d’expérience entre professionnels que nous propose Exhibit Files.
Ainsi, chaque musée peut déposer son “case study” (49 déposés pour l’instant) ou un résumé de l’exposition (35 résumés) et les soumettre aux autres qui peuvent laisser des commentaires. Chaque musée dispose de son propre profil personnalisable avec la possibilité de mettre le flux RSS de son blog ou de sa page Flickr.
Cette initiative est excellente dans la mesure où l’on comprend comment fonctionne une exposition dans les coulisses, combien elle a coûté, quels problèmes ont été rencontrés, etc. Mais c’est aussi la possibilité de faire revivre une exposition proposée au public il y a 20 ans et pourquoi pas donner la possibilité à un autre musée de la refaire aujourd’hui (voir exemple exposition The Discovery Room à la Smithsonian Institution en 1974 !).
Exhibit Files a même ouvert un petit blog pour pouvoir suivre l’évolution du site, les nouvelles fonctionnalités et accueillir les nouveaux membres.
Bon, évidemment on a tous remarqué qu’il y avait peu de contributions par rapport au nombre d’inscrits. C’est vrai que ça prend du temps, les case studies révèlent des données précises et peut être privées, mais ça permet de faire revivre des expositions oubliées, d’échanger et d’apprendre des erreurs des autres.
Un lieu où communication muséale et marketing des musées sont à l'affiche.



